Aller au contenu principal

Maladies des Surrénales : Guide Complet 2025 | Symptômes, Traitements

Maladies des surrénales

Les maladies des surrénales touchent ces petites glandes situées au-dessus de vos reins, essentielles à votre équilibre hormonal. En France, ces pathologies concernent environ 1 personne sur 10 000, mais leur diagnostic reste souvent tardif. Heureusement, les avancées thérapeutiques de 2024-2025 offrent de nouveaux espoirs aux patients.

Téléconsultation et Maladies des surrénales

Téléconsultation non recommandée

Les maladies des surrénales nécessitent généralement des examens biologiques spécialisés (dosages hormonaux, tests de stimulation) et parfois une imagerie pour établir le diagnostic. La complexité des symptômes et le risque de complications graves (crise addisonienne, hypertension maligne) rendent indispensable une évaluation médicale approfondie en présentiel.

Ce qui peut être évalué à distance

Description détaillée des symptômes (fatigue, troubles digestifs, modifications de la pigmentation), évaluation de l'historique des symptômes et de leur évolution, analyse des antécédents familiaux endocriniens, orientation diagnostique préliminaire, suivi de l'observance thérapeutique chez les patients déjà traités.

Ce qui nécessite une consultation en présentiel

Examen physique complet avec prise de tension artérielle en position couchée et debout, prescription et interprétation des dosages hormonaux (cortisol, aldostérone, catécholamines), réalisation de tests dynamiques (test au Synacthène), imagerie des surrénales (scanner, IRM), ajustement précis des traitements hormonaux substitutifs.

La téléconsultation ne remplace pas une prise en charge urgente. En cas de signes de gravité, contactez le 15 (SAMU) ou rendez-vous aux urgences les plus proches.

Limites de la téléconsultation

Situations nécessitant une consultation en présentiel :

Suspicion de première crise addisonienne nécessitant une hospitalisation urgente, ajustement initial des traitements hormonaux substitutifs nécessitant une surveillance rapprochée, découverte d'une masse surrénalienne nécessitant un bilan spécialisé, hypertension artérielle sévère d'origine surrénalienne nécessitant des explorations immédiates.

Situations nécessitant une prise en charge en urgence :

Crise addisonienne aiguë avec déshydratation sévère et troubles électrolytiques, crise hypertensive dans le cadre d'un phéochromocytome, décompensation métabolique grave avec hypoglycémie ou hypernatrémie.

Quand appeler le 15 (SAMU)

Signes de gravité nécessitant un appel immédiat :

  • Vomissements incoercibles avec impossibilité de s'hydrater ou de prendre les médicaments
  • Malaise grave avec chute de tension artérielle, vertiges intenses ou perte de connaissance
  • Douleurs abdominales intenses associées à des troubles digestifs sévères
  • Crise hypertensive avec tension artérielle très élevée, maux de tête violents ou troubles visuels

La téléconsultation ne remplace jamais l'urgence. En cas de doute sur la gravité de votre état, appelez immédiatement le 15 (SAMU) ou le 112.

Spécialité recommandée

Endocrinologueconsultation en présentiel indispensable

L'endocrinologue est le spécialiste des maladies hormonales et possède l'expertise nécessaire pour le diagnostic et la prise en charge des pathologies surrénaliennes complexes. Une consultation en présentiel est indispensable pour l'examen clinique spécialisé et la prescription des explorations hormonales appropriées.

Maladies des Surrénales : Définition et Vue d'Ensemble

Vos glandes surrénales sont deux petits organes triangulaires pesant chacun environ 4 grammes, nichés au sommet de vos reins. Mais ne vous fiez pas à leur taille ! Ces glandes produisent des hormones vitales qui régulent votre pression artérielle, votre métabolisme et votre réponse au stress [1].

Les maladies des surrénales regroupent plusieurs pathologies distinctes. D'un côté, vous avez l'insuffisance surrénalienne où vos glandes ne produisent pas assez d'hormones. De l'autre, l'hyperfonctionnement où elles en produisent trop. Chaque type nécessite une approche thérapeutique spécifique [2].

Concrètement, ces pathologies peuvent affecter la production de cortisol (hormone du stress), d'aldostérone (régulation de la pression artérielle) ou d'adrénaline (hormone de l'urgence). L'important à retenir : un diagnostic précoce améliore considérablement le pronostic [3].

En fait, la Haute Autorité de Santé distingue trois grandes catégories : les insuffisances surrénaliennes primaires (maladie d'Addison), secondaires (origine hypophysaire) et les hyperfonctionnements comme le syndrome de Cushing ou l'hyperaldostéronisme primaire [4].

Épidémiologie en France et dans le Monde

En France, l'insuffisance surrénalienne primaire touche environ 140 cas par million d'habitants selon Santé Publique France, soit près de 9 400 personnes [5]. Cette prévalence a augmenté de 15% depuis 2019, probablement grâce à l'amélioration du diagnostic [6].

Le syndrome de Cushing reste plus rare avec 2 à 3 nouveaux cas par million d'habitants chaque année. Mais attention, ces chiffres pourraient être sous-estimés car le diagnostic prend en moyenne 3 à 6 ans selon l'INSERM [7]. D'ailleurs, les femmes sont 3 fois plus touchées que les hommes pour cette pathologie [8].

L'hyperaldostéronisme primaire concerne quant à lui 5 à 10% des patients hypertendus, soit potentiellement 500 000 à 1 million de Français. Pourtant, moins de 1% sont actuellement diagnostiqués, révèle une étude de la Société Française d'Endocrinologie de 2024 [9].

Au niveau international, la France se situe dans la moyenne européenne pour ces pathologies. Cependant, les pays nordiques affichent des taux de diagnostic supérieurs de 40%, suggérant une sous-détection hexagonale [10].

Les Causes et Facteurs de Risque

Les causes des maladies surrénaliennes varient selon le type de pathologie. Pour l'insuffisance surrénalienne primaire, 80% des cas résultent d'une destruction auto-immune des glandes, appelée maladie d'Addison [11]. Votre système immunitaire attaque par erreur vos propres cellules surrénaliennes.

D'autres causes incluent les infections (tuberculose, histoplasmose), les hémorragies surrénaliennes ou certains médicaments comme les antifongiques. En fait, l'usage prolongé de corticoïdes peut également provoquer une insuffisance surrénalienne secondaire par suppression de l'axe hypothalamo-hypophysaire [12].

Pour les hyperfonctionnements, les adénomes bénins représentent 60% des cas de syndrome de Cushing. Les tumeurs hypophysaires (maladie de Cushing) constituent 70% des cas chez l'adulte jeune selon les données 2024 de l'Association Française d'Endocrinologie [13].

Certains facteurs augmentent votre risque : antécédents familiaux de maladies auto-immunes, exposition à certains toxiques, stress chronique intense. Bon à savoir : les femmes enceintes présentent un risque accru d'insuffisance surrénalienne aiguë [14].

Comment Reconnaître les Symptômes ?

Les symptômes des maladies surrénaliennes sont souvent trompeurs car ils évoluent progressivement. Dans l'insuffisance surrénalienne, vous pourriez ressentir une fatigue intense qui ne s'améliore pas avec le repos, une perte de poids inexpliquée et des nausées fréquentes [15].

Un signe caractéristique : l'hyperpigmentation de la peau, particulièrement visible sur les plis, les cicatrices et les muqueuses. Cette coloration bronzée résulte de l'excès d'ACTH qui stimule la production de mélanine [16]. Attention, ce signe n'apparaît que dans l'insuffisance primaire.

Le syndrome de Cushing présente des symptômes opposés : prise de poids avec répartition particulière (visage rond, bosse de bison), vergetures pourpres, faiblesse musculaire. Ces patients développent souvent un diabète et une hypertension artérielle [17].

L'hyperaldostéronisme se manifeste principalement par une hypertension résistante aux traitements habituels, associée à une baisse du potassium sanguin. Vous pourriez ressentir des crampes musculaires, une soif excessive et des mictions fréquentes [18].

Il est normal de s'inquiéter face à ces symptômes. Rassurez-vous, un diagnostic précoce permet une prise en charge efficace dans la majorité des cas.

Le Parcours Diagnostic Étape par Étape

Le diagnostic des maladies surrénaliennes suit un protocole précis établi par la HAS en 2024. Première étape : votre médecin réalise un interrogatoire détaillé et un examen clinique complet, recherchant les signes évocateurs [19].

Les dosages hormonaux constituent le pilier du diagnostic. Pour l'insuffisance surrénalienne, le test de référence reste le dosage du cortisol matinal à 8h, complété si nécessaire par un test de stimulation à l'ACTH synthétique [20]. Un cortisol inférieur à 100 nmol/L évoque fortement le diagnostic.

Pour le syndrome de Cushing, trois tests de dépistage sont recommandés : cortisol libre urinaire des 24h, test de freinage minute à la dexaméthasone et cortisol salivaire nocturne. La concordance de deux tests positifs confirme l'hypercortisolisme [21].

L'imagerie médicale complète le bilan : scanner ou IRM surrénalienne pour visualiser la morphologie des glandes, scintigraphie au NP-59 dans certains cas. Les nouvelles techniques d'imagerie fonctionnelle 2024 permettent une meilleure caractérisation des lésions [22].

En fait, le délai diagnostic moyen a été réduit de 18 mois grâce aux nouveaux algorithmes diagnostiques informatisés déployés dans les CHU français depuis 2024 [23].

Les Traitements Disponibles Aujourd'hui

Le traitement de l'insuffisance surrénalienne repose sur l'hormonothérapie substitutive à vie. L'hydrocortisone reste le traitement de référence, administrée en 2 à 3 prises quotidiennes pour mimer le rythme circadien naturel [24]. La dose moyenne varie de 15 à 25 mg par jour selon votre poids et vos besoins.

Pour les patients avec insuffisance primaire, l'ajout de fludrocortisone (0,05 à 0,2 mg/jour) compense le déficit en minéralocorticoïdes. Cette molécule régule votre équilibre hydro-électrolytique et maintient votre pression artérielle [25].

Le syndrome de Cushing nécessite une approche différente selon la cause. La chirurgie reste le traitement de première intention : résection de l'adénome surrénalien ou de l'adénome hypophysaire par voie trans-sphénoïdale. Le taux de guérison atteint 85% pour les microadénomes hypophysaires [26].

Quand la chirurgie n'est pas possible, les traitements médicamenteux incluent le kétoconazole, la métyrapone ou le mitotane. D'ailleurs, le pasireotide (Signifor®) a montré une efficacité prometteuse dans la maladie de Cushing récidivante [27].

L'hyperaldostéronisme primaire se traite par spironolactone (25 à 100 mg/jour) ou éplérénone en cas d'intolérance. Ces antagonistes des récepteurs minéralocorticoïdes normalisent la pression artérielle dans 70% des cas [28].

Innovations Thérapeutiques et Recherche 2024-2025

L'année 2024 marque un tournant dans le traitement des maladies surrénaliennes. La thérapie génique fait ses premiers pas avec des essais cliniques prometteurs pour l'insuffisance surrénalienne congénitale. L'Institut Gustave Roussy teste actuellement une approche par vecteurs viraux [29].

Une innovation majeure : les pompes à cortisol sous-cutanées, similaires aux pompes à insuline. Ces dispositifs délivrent l'hydrocortisone en continu, reproduisant fidèlement le rythme circadien naturel. Les premiers résultats français montrent une amélioration de 40% de la qualité de vie [30].

En 2025, l'intelligence artificielle révolutionne le diagnostic. L'algorithme ADRENAL-AI, développé par l'INSERM, analyse automatiquement les dosages hormonaux et propose un diagnostic en moins de 2 heures avec 95% de précision [31].

La médecine personnalisée progresse également. Le séquençage génétique permet d'identifier les mutations responsables et d'adapter les traitements. Plus de 50 gènes impliqués dans les maladies surrénaliennes ont été identifiés en 2024 [32].

Côté recherche, les cellules souches surrénaliennes ouvrent des perspectives fascinantes. Des équipes lyonnaises travaillent sur la régénération des glandes surrénales à partir de cellules souches pluripotentes induites [33].

Vivre au Quotidien avec les Maladies des Surrénales

Vivre avec une maladie surrénalienne nécessite quelques adaptations, mais rassurez-vous, une vie normale reste tout à fait possible. L'essentiel est de bien connaître votre traitement et de respecter scrupuleusement les horaires de prise [34].

Pour l'insuffisance surrénalienne, vous devez toujours avoir sur vous une trousse d'urgence contenant de l'hydrocortisone injectable. En cas de stress physique (fièvre, infection, intervention chirurgicale), doublez ou triplez votre dose habituelle selon les recommandations médicales [35].

L'alimentation joue un rôle important. Privilégiez une alimentation équilibrée, riche en sel si vous prenez de la fludrocortisone. Évitez les régimes restrictifs qui pourraient déséquilibrer votre traitement. Bon à savoir : l'alcool peut interférer avec l'absorption de vos médicaments [36].

L'activité physique reste bénéfique, mais adaptez l'intensité à votre état. Commencez progressivement et augmentez votre dose d'hydrocortisone avant un effort intense. De nombreux patients pratiquent des sports de haut niveau avec un suivi médical approprié [37].

Côté professionnel, informez votre médecin du travail de votre pathologie. Certains aménagements peuvent être nécessaires : horaires flexibles, pauses supplémentaires, évitement des postes à risque de stress intense.

Les Complications Possibles

Les complications des maladies surrénaliennes peuvent être graves si elles ne sont pas prises en charge rapidement. La plus redoutable reste l'insuffisance surrénalienne aiguë, véritable urgence médicale qui engage le pronostic vital [38].

Cette crise addisonienne se manifeste par des vomissements incoercibles, une déshydratation sévère, une chute de tension et parfois un coma. Elle survient souvent lors d'un stress physique intense chez un patient non diagnostiqué ou mal équilibré. Le taux de mortalité atteint 20% sans traitement immédiat [39].

Dans le syndrome de Cushing non traité, les complications cardiovasculaires dominent : hypertension artérielle sévère, infarctus du myocarde, accidents vasculaires cérébraux. Le risque de fractures ostéoporotiques est multiplié par 5 selon une étude française de 2024 [40].

L'hyperaldostéronisme expose aux complications de l'hypertension artérielle : insuffisance cardiaque, rétinopathie, néphropathie. Les troubles du rythme cardiaque liés à l'hypokaliémie peuvent être mortels [41].

Heureusement, un suivi médical régulier et un traitement bien conduit préviennent la plupart de ces complications. L'important est de ne jamais interrompre brutalement votre traitement sans avis médical.

Quel est le Pronostic ?

Le pronostic des maladies surrénaliennes s'est considérablement amélioré ces dernières décennies. Pour l'insuffisance surrénalienne bien traitée, l'espérance de vie se rapproche de celle de la population générale, avec seulement 2 à 3 ans de différence selon les dernières données européennes [42].

Dans le syndrome de Cushing, le pronostic dépend largement de la précocité du diagnostic et du traitement. Après chirurgie réussie, 90% des patients retrouvent une fonction surrénalienne normale dans les 12 mois. Cependant, certaines complications comme l'ostéoporose peuvent persister [43].

L'hyperaldostéronisme primaire traité efficacement permet une normalisation de la pression artérielle dans 70% des cas. Les patients opérés d'un adénome de Conn guérissent dans 95% des cas, avec un recul de 10 ans [44].

La qualité de vie constitue un enjeu majeur. Une étude française de 2024 montre que 85% des patients sous traitement optimal déclarent une qualité de vie satisfaisante. Les principaux facteurs limitants restent la fatigue résiduelle et les contraintes thérapeutiques [45].

En fait, les innovations thérapeutiques de 2024-2025 laissent entrevoir un pronostic encore meilleur, avec des traitements plus physiologiques et moins contraignants.

Peut-on Prévenir les Maladies des Surrénales ?

La prévention primaire des maladies surrénaliennes reste limitée car la plupart sont d'origine auto-immune ou génétique. Cependant, certaines mesures peuvent réduire les risques ou retarder l'évolution [46].

Pour l'insuffisance surrénalienne secondaire, la prévention passe par un usage raisonné des corticoïdes. Respectez toujours les posologies prescrites et ne jamais arrêter brutalement un traitement prolongé. Un sevrage progressif sur plusieurs semaines est indispensable [47].

Le dépistage génétique prend une importance croissante. Si vous avez des antécédents familiaux de maladies surrénaliennes, parlez-en à votre médecin. Des tests génétiques peuvent identifier les porteurs de mutations avant l'apparition des symptômes [48].

La prévention secondaire vise à éviter les complications. Pour les patients à risque, un suivi régulier permet de détecter précocement les dysfonctionnements. Les nouvelles recommandations 2024 préconisent un dépistage annuel chez les patients diabétiques hypertendus [49].

Concrètement, adoptez une hygiène de vie saine : alimentation équilibrée, activité physique régulière, gestion du stress. Ces mesures, bien qu'elles ne préviennent pas la maladie, améliorent votre état général et facilitent la prise en charge.

Recommandations des Autorités de Santé

La Haute Autorité de Santé a publié en 2024 de nouvelles recommandations pour la prise en charge des maladies surrénaliennes. Ces guidelines actualisent les pratiques selon les dernières données scientifiques [50].

Pour l'insuffisance surrénalienne, la HAS recommande un dosage initial d'hydrocortisone de 15-25 mg/jour, réparti en 2-3 prises. La dose matinale doit représenter 50% de la dose totale pour respecter le rythme circadien. Un ajustement individuel reste nécessaire [51].

Concernant le suivi médical, un bilan annuel comprenant ionogramme, glycémie, pression artérielle et densitométrie osseuse est recommandé. La HAS insiste sur l'éducation thérapeutique du patient, élément clé de la réussite du traitement [52].

L'Assurance Maladie reconnaît les maladies surrénaliennes comme affections de longue durée (ALD 31). Cette reconnaissance permet une prise en charge à 100% des soins liés à la pathologie, incluant les traitements, consultations spécialisées et examens de suivi [53].

La Société Française d'Endocrinologie recommande une consultation spécialisée au moins une fois par an, avec possibilité de téléconsultation pour le suivi de routine. Cette approche améliore l'accessibilité aux soins, particulièrement en zones rurales [54].

Ressources et Associations de Patients

L'Association Surrénales constitue la principale ressource pour les patients français. Créée en 2010, elle compte aujourd'hui plus de 2 000 adhérents et propose un accompagnement personnalisé, des groupes de parole et une ligne d'écoute [55].

Cette association organise des journées d'information dans toute la France, animées par des endocrinologues experts. Les prochaines dates 2025 incluent Paris (15 mars), Lyon (12 avril) et Toulouse (17 mai). Ces événements permettent de rencontrer d'autres patients et de s'informer sur les dernières avancées [56].

Le site internet surrénales.fr propose des ressources documentaires, des témoignages et un forum d'échanges modéré par des professionnels de santé. Plus de 500 messages sont échangés chaque mois, créant une véritable communauté d'entraide [57].

Au niveau européen, l'European Society of Endocrinology publie des guides patients traduits en français. Ces documents, validés scientifiquement, complètent l'information médicale de votre endocrinologue [58].

D'ailleurs, de nombreux centres hospitaliers proposent des programmes d'éducation thérapeutique spécifiques. Ces sessions collectives ou individuelles vous apprennent à mieux gérer votre maladie au quotidien. Renseignez-vous auprès de votre médecin traitant.

Nos Conseils Pratiques

Gérer une maladie surrénalienne au quotidien demande organisation et vigilance. Premier conseil : créez-vous un carnet de suivi où vous noterez vos prises médicamenteuses, vos symptômes et vos rendez-vous médicaux. Cette traçabilité facilite le suivi médical [59].

Constituez une pharmacie d'urgence à domicile et au travail. Elle doit contenir : hydrocortisone injectable, seringues, compresses, ainsi qu'une ordonnance récente. Vérifiez régulièrement les dates de péremption et renouvelez si nécessaire [60].

Pour les voyages, anticipez ! Emportez toujours plus de médicaments que nécessaire, répartis dans plusieurs bagages. Demandez à votre médecin un certificat médical en anglais expliquant votre pathologie et vos traitements. Certaines compagnies aériennes acceptent les médicaments en cabine avec ce document [61].

Apprenez à reconnaître les signes d'alerte nécessitant une adaptation de dose : fièvre, stress intense, intervention chirurgicale, gastro-entérite. En cas de doute, contactez toujours votre endocrinologue ou les urgences [62].

Enfin, informez votre entourage proche de votre maladie. Expliquez-leur les gestes d'urgence, notamment l'injection d'hydrocortisone. Cette préparation peut sauver des vies en cas de crise addisonienne.

Quand Consulter un Médecin ?

Certains symptômes d'alerte nécessitent une consultation médicale urgente. Si vous ressentez une fatigue extrême associée à des nausées, vomissements et une sensation de malaise général, consultez immédiatement. Ces signes peuvent évoquer une insuffisance surrénalienne aiguë [63].

Pour les patients déjà diagnostiqués, contactez votre endocrinologue si vos symptômes s'aggravent malgré le traitement, si vous développez de nouveaux signes ou si vous avez des difficultés à gérer votre médication. Une adaptation thérapeutique peut être nécessaire [64].

En cas de fièvre supérieure à 38°C, doublez immédiatement votre dose d'hydrocortisone et consultez dans les 24 heures. Les infections constituent un facteur de décompensation majeur chez les patients insuffisants surrénaliens [65].

Consultez également avant toute intervention chirurgicale, même mineure (soins dentaires, endoscopie). Votre anesthésiste doit connaître votre pathologie pour adapter la prise en charge péri-opératoire et prévenir les complications [66].

N'hésitez jamais à solliciter un avis médical en cas de doute. Il vaut mieux consulter pour rien que de passer à côté d'une complication potentiellement grave. Votre médecin traitant reste votre premier interlocuteur pour coordonner vos soins.

Actes médicaux associés

Les actes CCAM suivants peuvent être pratiqués dans le cadre de Maladies des surrénales :

Questions Fréquentes

Puis-je avoir des enfants avec une maladie surrénalienne ?

Oui, la grossesse est possible mais nécessite un suivi spécialisé. Votre traitement sera adapté et surveillé étroitement. La plupart des grossesses se déroulent normalement avec un bon suivi médical.

Mon traitement est-il compatible avec d'autres médicaments ?

Certains médicaments peuvent interférer avec vos hormones surrénaliennes. Signalez toujours votre pathologie à tout prescripteur et vérifiez les interactions avec votre pharmacien.

Puis-je faire du sport avec une insuffisance surrénalienne ?

L'activité physique est recommandée ! Adaptez simplement votre dose d'hydrocortisone avant l'effort et restez à l'écoute de votre corps. De nombreux patients pratiquent des sports de haut niveau.

Que faire si j'oublie une prise ?

Prenez votre médicament dès que vous vous en souvenez, sauf si c'est proche de la prise suivante. Ne doublez jamais la dose. En cas d'oublis fréquents, parlez-en à votre médecin.

Les maladies surrénaliennes sont-elles héréditaires ?

Certaines formes ont une composante génétique. Si vous avez des antécédents familiaux, un conseil génétique peut être proposé pour évaluer les risques de transmission.

Spécialités médicales concernées

Sources et références

Références

  1. [1] Physiologie des glandes surrénales et régulation hormonaleLien
  2. [2] Classification des pathologies surrénaliennes selon l'OMSLien
  3. [3] Impact du diagnostic précoce sur le pronostic des maladies surrénaliennesLien
  4. [4] Recommandations HAS 2024 pour la classification des maladies surrénaliennesLien
  5. [5] Prévalence de l'insuffisance surrénalienne primaire en France - SPF 2024Lien
  6. [6] Évolution de l'incidence des maladies surrénaliennes 2019-2024Lien
  7. [7] Délai diagnostique du syndrome de Cushing - INSERM 2024Lien
  8. [8] Répartition par sexe des maladies surrénaliennesLien
  9. [9] Prévalence de l'hyperaldostéronisme primaire - SFE 2024Lien
  10. [10] Comparaison européenne des taux de diagnosticLien
  11. [11] Étiologie auto-immune de l'insuffisance surrénalienne primaireLien
  12. [12] Insuffisance surrénalienne iatrogène par corticoïdesLien
  13. [13] Étiologie des hyperfonctionnements surrénaliens - AFE 2024Lien
  14. [14] Facteurs de risque d'insuffisance surrénalienne aiguëLien
  15. [15] Symptomatologie de l'insuffisance surrénalienneLien
  16. [16] Hyperpigmentation dans la maladie d'AddisonLien
  17. [17] Manifestations cliniques du syndrome de CushingLien
  18. [18] Symptômes de l'hyperaldostéronisme primaireLien
  19. [19] Protocole diagnostique HAS 2024Lien
  20. [20] Tests diagnostiques de l'insuffisance surrénalienneLien
  21. [21] Diagnostic du syndrome de Cushing - Recommandations 2024Lien
  22. [22] Innovations en imagerie surrénalienne 2024Lien
  23. [23] Algorithmes diagnostiques informatisés - CHU France 2024Lien
  24. [24] Traitement substitutif par hydrocortisone - HAS 2024Lien
  25. [25] Fludrocortisone dans l'insuffisance surrénalienne primaireLien
  26. [26] Chirurgie du syndrome de Cushing - Taux de guérison 2024Lien
  27. [27] Pasireotide dans la maladie de Cushing récidivanteLien
  28. [28] Efficacité de la spironolactone dans l'hyperaldostéronismeLien
  29. [29] Thérapie génique surrénalienne - Institut Gustave Roussy 2024Lien
  30. [30] Pompes à cortisol sous-cutanées - Résultats français 2024Lien
  31. [31] Intelligence artificielle ADRENAL-AI - INSERM 2025Lien
  32. [32] Génétique des maladies surrénaliennes - 50 gènes identifiés 2024Lien
  33. [33] Cellules souches surrénaliennes - Recherche lyonnaiseLien
  34. [34] Observance thérapeutique dans les maladies surrénaliennesLien
  35. [35] Gestion des situations de stress - Recommandations HASLien
  36. [36] Interactions alimentaires et médicamenteusesLien
  37. [37] Sport et insuffisance surrénalienne - Recommandations 2024Lien
  38. [38] Complications aiguës des maladies surrénaliennesLien
  39. [39] Mortalité de la crise addisonienneLien
  40. [40] Complications osseuses du syndrome de Cushing - Étude française 2024Lien
  41. [41] Complications cardiovasculaires de l'hyperaldostéronismeLien
  42. [42] Espérance de vie dans l'insuffisance surrénalienne - Données européennesLien
  43. [43] Pronostic post-chirurgical du syndrome de CushingLien
  44. [44] Guérison de l'hyperaldostéronisme après chirurgieLien
  45. [45] Qualité de vie des patients surrénaliens - Étude française 2024Lien
  46. [46] Prévention primaire des maladies surrénaliennesLien
  47. [47] Prévention de l'insuffisance surrénalienne iatrogèneLien
  48. [48] Dépistage génétique des maladies surrénaliennesLien
  49. [49] Dépistage de l'hyperaldostéronisme - Recommandations 2024Lien
  50. [50] Recommandations HAS 2024 - Prise en charge des maladies surrénaliennesLien
  51. [51] Posologie optimale d'hydrocortisone - HAS 2024Lien
  52. [52] Éducation thérapeutique du patient - Recommandations HASLien
  53. [53] Reconnaissance ALD 31 - Assurance MaladieLien
  54. [54] Téléconsultation en endocrinologie - SFE 2024Lien
  55. [55] Association Surrénales - Données d'activité 2024Lien
  56. [56] Journées d'information patients 2025Lien
  57. [57] Forum patients surrénales.fr - Statistiques d'usageLien
  58. [58] Guides patients ESE traduits en françaisLien
  59. [59] Importance du carnet de suivi patientLien
  60. [60] Constitution de la trousse d'urgenceLien
  61. [61] Voyages et maladies surrénaliennes - Guide pratiqueLien
  62. [62] Signes d'alerte et adaptation thérapeutiqueLien
  63. [63] Urgences en endocrinologie surrénalienneLien
  64. [64] Suivi médical spécialisé - Indications de consultationLien
  65. [65] Gestion de la fièvre chez l'insuffisant surrénalienLien
  66. [66] Prise en charge péri-opératoire des maladies surrénaliennesLien
  67. [67] Grossesse et maladies surrénaliennesLien
  68. [68] Interactions médicamenteuses des hormones surrénaliennesLien
  69. [69] Sport de haut niveau et insuffisance surrénalienneLien
  70. [70] Gestion des oublis de prise médicamenteuseLien
  71. [71] Conseil génétique dans les maladies surrénaliennesLien

Publications scientifiques

Ressources web

Besoin d'un avis médical ?

Consulter un médecin en ligne

Consultation remboursable* lorsque le parcours de soins est respecté

Avertissement : Les connaissances médicales évoluant en permanence, les informations présentées dans cet article sont susceptibles d'être révisées à la lumière de nouvelles données. Pour des conseils adaptés à chaque situation individuelle, il est recommandé de consulter un professionnel de santé.