Maladies de l’utérus : repères sur les myomes, l’adénomyose et le cancer du col

L’expression « maladies de l’utérus » ne désigne pas un diagnostic unique : elle peut notamment recouvrir des affections comme le myome, l’adénomyose ou le cancer du col de l’utérus. [1] [3] Ces affections ne se manifestent pas de la même manière et ne sont pas confirmées par les mêmes examens. [1] [3] Des règles abondantes, des douleurs, des saignements inhabituels ou une gêne urinaire peuvent conduire à rechercher une affection gynécologique, mais ces signes ne permettent pas à eux seuls d’en identifier la cause. [1] [3]
Quelles maladies sont décrites dans cette famille ?
Le myome utérin est une tumeur solide bénigne de l’utérus. [3] L’adénomyose correspond à la présence de tissu endométrial dans le myomètre, c’est-à-dire la paroi musculaire de l’utérus. [3] Elle peut être diffuse ou former une lésion focale appelée adénomyome. [3]
Le cancer du col de l’utérus est une affection distincte qui peut rester sans symptôme particulier au début de son évolution. [1] Il peut alors être découvert à un stade précoce au cours du dépistage, tandis que des symptômes peuvent apparaître lorsque la maladie évolue. [1]
Quels symptômes peuvent conduire à consulter ?
Les myomes et l’adénomyose font partie des affections gynécologiques pouvant être associées à des règles douloureuses, à des règles abondantes, à des difficultés de fertilité ou à des envies fréquentes d’uriner. [3] La présence de l’un de ces troubles n’établit toutefois pas à elle seule le diagnostic d’une maladie précise. [1] [3]
Pour le cancer du col de l’utérus, les signes décrits comprennent des saignements après les rapports sexuels ou en dehors des règles, des douleurs pendant les rapports, des pertes vaginales claires ou teintées, des douleurs du bas-ventre ou du bas du dos et une gêne pour uriner. [1] Ces symptômes ne sont pas spécifiques du cancer du col et peuvent avoir une autre cause. [1]
En présence de ces saignements, douleurs, pertes vaginales ou troubles urinaires, une consultation médicale est indispensable afin de ne pas les négliger. [1]
Comment le cancer du col de l’utérus est-il diagnostiqué ?
Un résultat anormal du dépistage ou certains symptômes peuvent faire suspecter un cancer du col de l’utérus, mais ils ne suffisent pas à confirmer le diagnostic. [1] Après l’examen clinique et gynécologique, la confirmation repose sur l’analyse de fragments de tissu prélevés sur une lésion suspecte. [1] Ces biopsies peuvent être réalisées pendant une colposcopie ou au moyen d’une conisation lorsque la lésion est plus difficilement accessible. [1]
La colposcopie permet d’observer le vagin et le col de l’utérus à l’aide d’un spéculum et d’un dispositif grossissant éclairé. [1] L’analyse des tissus et des cellules recherche des cellules cancéreuses, en précise le type et contribue à déterminer si le cancer est in situ ou invasif. [1] Si le cancer est diagnostiqué, des examens complémentaires, généralement une IRM du pelvis et parfois d’autres examens, servent à rechercher une extension aux organes voisins ou à distance. [1]
Quels sont les principes de traitement des affections bénignes documentées ?
Pour les affections gynécologiques bénignes symptomatiques étudiées, les options décrites comprennent des traitements médicaux, une chirurgie conservant l’utérus, une hystérectomie et certaines techniques interventionnelles. [3] Le choix d’une technique interventionnelle suppose une indication adaptée et doit tenir compte de ses limites ainsi que de ses effets indésirables possibles. [3]
La cryoablation guidée par l’imagerie est étudiée comme traitement peu invasif des myomes et des adénomyomes, mais les données disponibles proviennent surtout d’études de petite taille, souvent sans groupe comparateur. [3] La qualité des études incluses dans la revue était faible à moyenne, ce qui ne permet pas de conclure définitivement sur l’efficacité et la sécurité à long terme. [3] Des adhérences à l’intérieur de l’utérus ont notamment été rapportées après cryoablation d’un adénomyome, avec un risque potentiel pour la fertilité. [3]
Comment prévenir le cancer du col de l’utérus en France ?
Le cancer du col de l’utérus est lié au papillomavirus humain, ou HPV, et sa prévention repose sur la vaccination contre les HPV et le dépistage. [2] Santé publique France indique que le dépistage régulier s’adresse aux femmes de 25 à 65 ans dans le cadre du programme national de dépistage organisé. [2] Le dépistage reste important même en l’absence de symptôme, car un cancer du col peut se développer silencieusement au début. [1]
Sources et références
[1] Circonstances de découverte et diagnostic du cancer du col de l'utérus | ameli.fr | Assuré
Assurance Maladie · Consulté le 2026-09-11
[2] Prévention du cancer du col de l’utérus en France : état des lieux de la vaccination et du dépistage et analyse des disparités territoriales, 2020-2023 | Santé publique France
Santé publique France · Consulté le 2026-09-12
[3] Image-guided cryoablation for uterine diseases: a systematic review
www.ebi.ac.uk · Version : 2025-07-29 · Consulté le 2026-09-16
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