Aller au contenu principal

Maladies de l’appareil respiratoire : comprendre cette famille et reconnaître une urgence

Les maladies de l’appareil respiratoire forment une famille de problèmes de santé et ne correspondent pas à une maladie unique. [4] Dans les données hospitalières françaises, cette famille constitue un chapitre agrégé de la Classification internationale des maladies, tandis que d’autres chapitres regroupent séparément les tumeurs, certaines maladies infectieuses ou encore les symptômes sans diagnostic précis. [4] La conduite à tenir dépend donc du trouble en cause, de son caractère aigu ou chronique et de la gravité des manifestations. [2]

Que recouvre cette famille de maladies ?

Les regroupements médicaux peuvent être construits selon le siège anatomique, le fonctionnement de l’organe ou la cause de la maladie. [4] Les frontières entre spécialités ne se confondent pas toujours avec ces classifications : le champ de l’oto-rhino-laryngologie est par exemple réparti entre les tumeurs, les maladies de l’oreille et certaines maladies de l’appareil respiratoire. [4] Le terme « maladies respiratoires chroniques » désigne un sous-ensemble et non la totalité des maladies de l’appareil respiratoire. [5] Dans la synthèse consacrée aux maladies chroniques des voies respiratoires inférieures, celles-ci sont définies comme des affections non infectieuses du poumon et des voies respiratoires, à l’exclusion des cancers et des traumatismes. [5] L’asthme et la bronchopneumopathie chronique obstructive, ou BPCO, y sont présentés comme deux affections majeures associées à un rétrécissement des voies aériennes et à une difficulté à expirer. [5]

Pourquoi les symptômes ne suffisent-ils pas à identifier la maladie ?

Une gêne respiratoire peut accompagner des mécanismes très différents, notamment une obstruction des voies aériennes, une lésion du tissu pulmonaire, une faiblesse des muscles respiratoires ou une diminution de la commande de la respiration. [2] Parmi les affections pouvant conduire à une insuffisance respiratoire figurent notamment l’asthme, la BPCO, la pneumonie, la fibrose pulmonaire, l’œdème pulmonaire et l’inhalation d’un corps étranger. [2] Certaines causes ne sont pas pulmonaires au sens strict, comme une atteinte neuromusculaire, une lésion de la moelle épinière ou une intoxication diminuant la commande respiratoire. [2] Un même symptôme respiratoire ne permet donc pas de déterminer seul l’organe atteint ni la cause du problème. [2]

L’insuffisance respiratoire est un état distinct

L’insuffisance respiratoire correspond à un taux d’oxygène dans le sang dangereusement bas, à un taux de dioxyde de carbone dangereusement élevé, ou aux deux anomalies à la fois. [2] Elle peut être aiguë, par exemple lorsqu’une maladie sévère apparaît brutalement ou lorsqu’une maladie pulmonaire chronique s’aggrave soudainement. [2] Elle peut aussi être chronique dans le contexte d’une maladie pulmonaire de longue durée telle que la BPCO. [2] L’insuffisance respiratoire aiguë est une urgence médicale, mais toutes les maladies respiratoires ne provoquent pas nécessairement cet état. [2]

Comment une insuffisance respiratoire est-elle évaluée ?

Les médecins peuvent suspecter une insuffisance respiratoire à partir des symptômes et de l’examen clinique. [2] L’oxymétrie de pouls utilise un capteur placé sur un doigt ou un lobe d’oreille afin de mesurer le taux d’oxygène sans prélèvement sanguin. [2] L’analyse des gaz du sang artériel confirme l’insuffisance respiratoire lorsqu’elle montre une diminution dangereuse de l’oxygène et/ou une augmentation dangereuse du dioxyde de carbone. [2] Une radiographie du thorax et d’autres examens sont généralement réalisés pour rechercher la cause sous-jacente. [2]

Quels sont les principes de prise en charge d’une insuffisance respiratoire ?

La prise en charge vise à corriger le manque d’oxygène ou l’insuffisance de ventilation tout en traitant la cause. [2] Une oxygénothérapie peut être administrée lorsque le taux d’oxygène est trop bas. [2] Une ventilation mécanique peut aider la respiration et faire diminuer le dioxyde de carbone lorsque la ventilation pulmonaire est insuffisante. [2] Cette assistance peut être non invasive au moyen d’un masque ou invasive au moyen d’un dispositif placé dans la trachée. [2] Le traitement de la cause varie selon le diagnostic, par exemple avec un antibiotique pour une pneumonie bactérienne ou un bronchodilatateur pour dilater les voies aériennes en cas d’asthme. [2]

Quels signes respiratoires nécessitent une prise en charge urgente ?

Un essoufflement très important, une respiration difficile, une coloration bleutée de la peau ou une coloration grise ou blanchâtre dans la bouche, autour des yeux ou sous les ongles peuvent accompagner une insuffisance respiratoire. [2] La confusion, une somnolence inhabituelle ou une perte de connaissance peuvent traduire les effets d’un manque d’oxygène ou d’un excès de dioxyde de carbone sur le cerveau. [2] Ces manifestations peuvent relever d’une insuffisance respiratoire aiguë, qui est une urgence médicale. [2]

Une douleur thoracique brutale et intense associée à plusieurs signes tels qu’un essoufflement, une respiration difficile, des lèvres bleues, des sueurs, des nausées, des vertiges, des palpitations ou un trouble de la conscience constitue une urgence vitale possible. [1] Dans cette situation, il ne faut pas attendre et il faut appeler le 15 ou le 112. [1] Ces numéros d’urgence sont gratuits et peuvent être appelés depuis un téléphone fixe ou mobile, même bloqué ou sans crédit. [1]

Quels repères de prévention sont documentés pour les maladies chroniques ?

L’arrêt du tabac et la réduction ou la suppression des autres expositions nocives constituent une composante importante de la prise en charge des maladies respiratoires chroniques. [5] Pour l’asthme, certaines expositions professionnelles à des allergènes font partie des facteurs de risque potentiellement évitables lorsque des mesures adaptées limitent l’exposition. [5] Ces repères ne constituent pas un programme de prévention valable de manière identique pour toutes les maladies respiratoires, car cette famille réunit des causes différentes. [4] [5]

Quel est le poids de ces maladies en France ?

En France, les maladies de l’appareil respiratoire hors Covid-19 ont représenté 6,7 % des décès en 2022 et constituaient alors la troisième grande cause de décès. [3] La moitié des personnes décédées de ces maladies en 2022 avaient 86 ans ou plus. [3] Dans les hospitalisations françaises de court séjour de 2022, les maladies de l’appareil respiratoire représentaient 19 % des motifs de recours avant 15 ans et formaient le groupe le plus fréquent à cet âge. [4] Ces chiffres décrivent des décès ou des séjours hospitaliers et ne mesurent pas à eux seuls la fréquence de toutes les maladies respiratoires dans la population. [3] [4]

Sources et références

[3] Grandes causes de décès en France en 2022 | Santé publique France

Santé publique France · Consulté le 2026-09-12

[4] FIN1

drees.solidarites-sante.gouv.fr · Consulté le 2026-09-15

La téléconsultation peut être envisagée selon votre situation

  • Un médecin évaluera si la téléconsultation est adaptée
  • Peut être remboursée selon conditions *
Prendre rendez-vous

* Dans le cadre du parcours de soins coordonné. Un médecin évaluera si la téléconsultation est adaptée à votre situation.

Téléconsultation : préparer votre rendez-vous

Une consultation à distance peut être envisagée avec votre médecin. Il détermine si elle convient à votre situation ou si un examen en présence est nécessaire.

Avant le rendez-vous

  • Notez le motif de consultation, les symptômes et leur durée.
  • Préparez la liste de vos traitements, vos allergies connues et les comptes rendus ou résultats déjà disponibles.
  • Installez-vous dans un endroit calme et confidentiel, avec une connexion et un appareil permettant la vidéo.

Organiser la suite

Contactez votre médecin habituel ou le professionnel qui vous suit pour organiser la consultation. Selon votre situation, une consultation en présence pourra être nécessaire.

En cas d’urgence médicale, appelez le 15 ou le 112 ; n’attendez pas une téléconsultation.

Informations pratiques : Assurance Maladie — téléconsultation · Service Public — numéros d’urgence.

Spécialités médicales concernées

Pédiatre, option pneumopédiatrie