Aller au contenu principal

Maladies de la vulve : symptômes, diagnostic et principes des soins

Trouver un professionnel

Chirurgie de la vulve par ville

La vulve correspond à la partie externe de l’appareil génital féminin et comprend notamment les grandes lèvres, les petites lèvres, le clitoris et le méat urinaire. [2] Les maladies de la vulve forment un ensemble varié comprenant des inflammations, des infections, certaines dermatoses chroniques, des lésions précancéreuses et plusieurs types de cancers. [1] [2] [3] Des démangeaisons, une brûlure ou une plaque visible ne permettent donc pas, à elles seules, d’en déterminer la cause. [1] [2]

Quelles sont les principales atteintes documentées de la vulve ?

La vulvite désigne une inflammation de la vulve plutôt qu’une cause précise ou un diagnostic unique. [2] Elle peut être liée à une infection par un champignon, une bactérie, un parasite ou un virus, mais aussi à une irritation ou à une allergie. [2] Les frottements, les vêtements serrés ou synthétiques et certains produits d’hygiène peuvent également favoriser une irritation vulvaire. [2] Après la ménopause, la diminution des œstrogènes peut assécher les tissus génitaux et les rendre plus sensibles aux irritations. [2]

Une vulvite atteint la région externe, tandis qu’une vaginite concerne le vagin, même si les deux inflammations peuvent être associées. [2] Certaines infections sexuellement transmissibles peuvent se manifester par une inflammation vulvaire ou vaginale, mais toute vulvite n’est pas une infection sexuellement transmissible. [2]

Parmi les lésions précancéreuses vulvaires, certaines sont associées à un papillomavirus humain oncogène, tandis que d’autres se développent sur une dermatose chronique comme le lichen scléreux ou, plus rarement, le lichen plan. [1] [3] Ces lésions précancéreuses sont appelées néoplasies intraépithéliales vulvaires et peuvent évoluer vers un carcinome épidermoïde invasif en l’absence de traitement. [3] Les cancers vulvaires comprennent notamment les carcinomes épidermoïdes, les mélanomes, les carcinomes basocellulaires, la maladie de Paget vulvaire et des tumeurs plus rares. [1]

Quels symptômes et changements peuvent apparaître ?

Une inflammation vulvaire peut provoquer des démangeaisons, une sensation de brûlure, une douleur, des rougeurs ou un gonflement. [2] La douleur ou la brûlure peut être plus marquée pendant la miction, au toucher ou lors des rapports sexuels. [2] Des pertes inhabituelles peuvent accompagner une atteinte vaginale ou certaines infections, sans suffire à identifier leur origine. [1] [2]

Dans le contexte des cancers vulvaires, les démangeaisons et les pertes sont peu spécifiques, tandis que les saignements, la douleur et la difficulté ou la douleur à uriner sont décrits comme plus évocateurs. [1] L’examen peut retrouver une plaque blanche épaisse, une plaque rouge, une lésion verruqueuse, une ulcération chronique et indurée, une zone infiltrée ou une tumeur. [1] [3] Une lésion pigmentée vulvaire peut être bénigne ou correspondre à un mélanome, dont certaines formes sont peu ou pas pigmentées. [1] La maladie de Paget vulvaire peut se présenter comme une plaque rouge ou blanche, souvent prurigineuse, parfois érodée ou ulcérée, et son aspect peut ressembler à celui d’autres lésions vulvaires. [1] [3]

Comment le diagnostic est-il établi ?

L’évaluation d’une inflammation commence par un interrogatoire sur les symptômes, les habitudes d’hygiène et les facteurs irritants, puis par un examen de la vulve. [2] Un prélèvement avec analyse microbiologique peut être demandé avant le traitement lorsqu’une cause infectieuse est recherchée. [2]

Une lésion précancéreuse ou cancéreuse ne peut pas être confirmée sur son seul aspect clinique, car le diagnostic repose sur l’analyse histologique d’un prélèvement de tissu. [1] [3] Une ou plusieurs biopsies sont indispensables lorsqu’un cancer vulvaire est suspecté, et plusieurs prélèvements peuvent être nécessaires pour cartographier les lésions ou rechercher une zone invasive. [1] [3] L’examen clinique recherche également d’autres foyers vulvaires et une éventuelle extension vers les régions voisines ou les ganglions. [1] Pour certaines maladies comme la maladie de Paget, des examens complémentaires sont réalisés afin de rechercher une invasion ou un cancer associé. [1] [3]

Quels sont les principes des soins ?

Le traitement d’une inflammation vulvaire dépend de sa cause et ne peut pas être choisi uniquement à partir des symptômes. [2] Une infection bactérienne peut nécessiter un antibiotique, tandis qu’une mycose relève d’un traitement antifongique prescrit ou conseillé après identification de la cause. [2] Lorsqu’une inflammation est liée au manque d’œstrogènes après la ménopause, un traitement hormonal local peut faire partie des options médicales. [2]

La prise en charge des lésions précancéreuses et cancéreuses varie selon leur type, leur étendue, leur caractère invasif et la maladie vulvaire sous-jacente. [1] [3] Selon la lésion, elle peut comporter une exérèse chirurgicale ou certains traitements locaux, mais toutes les options n’offrent pas la même possibilité de rechercher une invasion par l’analyse du tissu. [1] [3] Le traitement d’une lésion précancéreuse repérable constitue une prévention secondaire de certains cancers vulvaires. [1]

Évolution, surveillance et recours aux soins

Une inflammation vulvaire peut altérer fortement le confort quotidien en raison des démangeaisons, des brûlures et des douleurs, même lorsqu’elle n’est pas grave. [2] Des symptômes persistants ou récidivants justifient un avis médical afin d’en rechercher la cause et d’adapter le traitement. [2]

Une plaque blanche épaisse ou rouge, une ulcération chronique, une zone dure ou infiltrée, une lésion verruqueuse, une pigmentation atypique ou un saignement doit être montré à un professionnel de santé, car une biopsie peut être nécessaire. [1] [3]

Certaines lésions précancéreuses ou cancéreuses peuvent persister ou récidiver après leur traitement. [1] [3] Une surveillance prolongée, parfois annuelle et à vie, est notamment recommandée après certaines lésions cancéreuses ou précancéreuses et en présence d’un lichen scléreux, d’une maladie de Paget ou d’un mélanome vulvaire. [1] [3] Chez les personnes ayant un lichen scléreux ou un antécédent de lésion vulvaire de haut grade liée au papillomavirus, l’apprentissage de l’auto-examen complète la surveillance clinique sans la remplacer. [1]

Comment limiter les irritations vulvaires ?

Une toilette externe douce et non excessive permet de limiter l’exposition de la vulve aux produits irritants. [2] Les douches vaginales et les produits d’hygiène irritants sont à éviter, car ils peuvent perturber les tissus et le microbiote de la région génitale. [2] Éviter les vêtements très serrés et les sous-vêtements synthétiques peut également réduire les frottements et l’irritation. [2] Ces mesures peuvent limiter certaines irritations, mais elles ne remplacent pas l’identification médicale d’une infection, d’une dermatose ou d’une lésion persistante. [1] [2] [3]

Sources et références

[1] REPRISE45_1

www.realites-cardiologiques.com · Consulté le 2026-09-15

[2] Vulvite : causes, symptômes et traitement

www.medecindirect.fr · Consulté le 2026-09-17

[3] REPRISE45_3

www.realites-cardiologiques.com · Consulté le 2026-09-17

La téléconsultation peut être envisagée selon votre situation

  • Un médecin évaluera si la téléconsultation est adaptée
  • Peut être remboursée selon conditions *
Prendre rendez-vous

* Dans le cadre du parcours de soins coordonné. Un médecin évaluera si la téléconsultation est adaptée à votre situation.

Téléconsultation : préparer votre rendez-vous

Une consultation à distance peut être envisagée avec votre médecin. Il détermine si elle convient à votre situation ou si un examen en présence est nécessaire.

Avant le rendez-vous

  • Notez le motif de consultation, les symptômes et leur durée.
  • Préparez la liste de vos traitements, vos allergies connues et les comptes rendus ou résultats déjà disponibles.
  • Installez-vous dans un endroit calme et confidentiel, avec une connexion et un appareil permettant la vidéo.

Organiser la suite

Contactez votre médecin habituel ou le professionnel qui vous suit pour organiser la consultation. Selon votre situation, une consultation en présence pourra être nécessaire.

En cas d’urgence médicale, appelez le 15 ou le 112 ; n’attendez pas une téléconsultation.

Informations pratiques : Assurance Maladie — téléconsultation · Service Public — numéros d’urgence.

Spécialités médicales concernées

Chirurgien en cancérologie gynécologique