Aller au contenu principal

Maladie du foie en phase terminale : signes, bilan et principes de prise en charge

Trouver un professionnel

Médecine palliative par ville

La maladie du foie en phase terminale correspond au stade avancé auquel peuvent aboutir plusieurs maladies chroniques du foie. [6] Dans les publications disponibles, cette expression désigne principalement la cirrhose décompensée, tandis qu’une définition plus large inclut également l’insuffisance hépatique aiguë sur maladie chronique. [5] [6] Toute cirrhose n’est donc pas nécessairement synonyme de maladie en phase terminale, car elle peut rester longtemps sans symptômes, surtout à un stade précoce. [1] [6] Au stade avancé, la maladie peut provoquer des complications graves ou menaçant le pronostic vital et nécessite une prise en charge spécialisée. [1] [5]

Quels signes peuvent apparaître lorsque la maladie s’aggrave ?

Les premiers symptômes d’une cirrhose peuvent être une fatigue persistante, un malaise, une perte d’appétit, un amaigrissement involontaire, des nausées ou des douleurs abdominales. [1] Lorsque la maladie progresse, un ictère peut jaunir la peau et le blanc des yeux. [1] Une accumulation de liquide peut faire gonfler l’abdomen, les jambes, les chevilles ou les pieds. [1] Des démangeaisons, des ecchymoses ou des saignements faciles et des tremblements des mains peuvent également survenir. [1]

Une atteinte du cerveau liée à l’insuffisance hépatique ou à la dérivation du sang autour du foie peut entraîner des troubles cognitifs allant d’anomalies discrètes jusqu’au coma. [5] Dans la vie courante, elle peut notamment se manifester par une confusion, des difficultés de concentration ou une parole inhabituelle. [1] [5]

Quelles complications rendent ce stade particulièrement sérieux ?

Les complications possibles comprennent l’ascite, la malnutrition, les infections, l’hémorragie interne, l’encéphalopathie hépatique, l’insuffisance hépatique et le cancer du foie. [1] [5] La maladie hépatique en phase terminale perturbe plusieurs composantes des défenses immunitaires, ce qui augmente la vulnérabilité aux infections. [5] Une infection peut précipiter une dégradation clinique, un sepsis ou une nouvelle décompensation du foie. [5] La gravité et l’évolution dépendent notamment de la cause de la maladie et du moment auquel elle est diagnostiquée et traitée. [1]

Quelles maladies peuvent conduire à une atteinte hépatique avancée ?

La cirrhose résulte de lésions prolongées du foie et peut avoir plusieurs causes. [1] Une consommation importante et régulière d’alcool, les hépatites virales B ou C et les maladies hépatiques associées à l’obésité ou au diabète de type 2 figurent parmi ces causes. [1] [3] [4] Certaines maladies auto-immunes du foie, comme l’hépatite auto-immune ou la cholangite biliaire primitive, peuvent aussi évoluer vers une cirrhose. [1] Des maladies génétiques telles que l’hémochromatose, la maladie de Wilson ou le déficit en alpha-1-antitrypsine font également partie des causes possibles. [1]

Comment le diagnostic et la gravité sont-ils évalués ?

L’évaluation repose sur les antécédents médicaux, les symptômes, l’examen clinique, les analyses de sang et l’imagerie. [2] Le médecin recherche notamment la consommation d’alcool, les maladies pouvant endommager le foie et les médicaments ou compléments alimentaires utilisés. [2] L’examen peut rechercher un ictère, un gonflement des jambes ou de l’abdomen, une sensibilité abdominale, une augmentation de la taille du foie ou un tremblement. [2] Les analyses sanguines aident à repérer une atteinte du foie, une anomalie de la bilirubine ou de l’albumine, une anémie, une infection virale ou une cause auto-immune. [2]

L’échographie, le scanner ou l’imagerie par résonance magnétique peuvent montrer la taille, la forme et la structure du foie. [2] L’élastographie mesure la rigidité du foie, qui peut augmenter en présence de fibrose ou de cirrhose. [2] Une biopsie du foie peut être proposée lorsque les autres examens ne permettent pas de conclure ou lorsqu’il faut préciser la cause et l’importance des cicatrices. [2]

Quels sont les principes de la prise en charge ?

La prise en charge vise à traiter la cause lorsqu’elle est accessible à un traitement, à ralentir l’aggravation et à prévenir ou traiter les complications. [1] Une hépatite B chronique peut être traitée par des médicaments antiviraux qui ralentissent la progression de la cirrhose et réduisent le risque de cancer du foie. [3] Les antiviraux à action directe peuvent guérir la plupart des personnes atteintes d’une hépatite C, mais l’importance des lésions hépatiques doit aussi être évaluée. [4] Selon les complications, les soins peuvent inclure des traitements contre l’accumulation de liquide, l’encéphalopathie, les saignements ou les infections. [1] Une transplantation hépatique peut être envisagée lorsque la cirrhose est très sévère. [1]

Il est recommandé de ne pas boire d’alcool en cas de cirrhose. [1] Tout médicament, y compris un produit sans ordonnance ou à base de plantes, doit être vérifié auprès d’un médecin ou d’un pharmacien, car certains produits peuvent ne pas convenir. [1]

Quelle place pour les soins de support et le soulagement des symptômes ?

La prise en charge des symptômes et les soins palliatifs sont de plus en plus intégrés aux soins des personnes atteintes de cirrhose décompensée. [6] La soif et la sécheresse de la bouche peuvent être pénibles et résulter de plusieurs facteurs, notamment l’ascite, certains traitements, les restrictions hydriques, une hyperglycémie ou une diminution de la salivation. [6] Une restriction des boissons ou une modification d’un diurétique ne doit pas être décidée seul, car la conduite dépend notamment du sodium sanguin, de la fonction rénale, de l’ascite et de l’état d’hydratation. [6] Un traitement médicalement nécessaire ne doit pas être arrêté uniquement parce qu’une soif est présente. [6]

Quels signes nécessitent une aide médicale urgente ?

Chez une personne ayant une cirrhose diagnostiquée, vomir du sang, avoir des selles très foncées ou noires, devenir soudainement confus ou présenter brusquement des troubles de la parole nécessite une prise en charge médicale immédiate. [1] L’apparition d’un ictère, d’une difficulté à respirer ou d’un gonflement de l’abdomen ou des membres nécessite une évaluation médicale rapide chez une personne atteinte de cirrhose. [1]

Sources et références

[1] Cirrhosis - NHS

NHS · Consulté le 2026-09-11

[2] Diagnosis of Cirrhosis - NIDDK

www.niddk.nih.gov · Consulté le 2026-09-11

[3] Hepatitis B

Organisation mondiale de la santé · Consulté le 2026-09-11

[4] Hepatitis C

Organisation mondiale de la santé · Consulté le 2026-09-11

La téléconsultation peut être envisagée selon votre situation

  • Un médecin évaluera si la téléconsultation est adaptée
  • Peut être remboursée selon conditions *
Prendre rendez-vous

* Dans le cadre du parcours de soins coordonné. Un médecin évaluera si la téléconsultation est adaptée à votre situation.

Téléconsultation : préparer votre rendez-vous

Une consultation à distance peut être envisagée avec votre médecin. Il détermine si elle convient à votre situation ou si un examen en présence est nécessaire.

Avant le rendez-vous

  • Notez le motif de consultation, les symptômes et leur durée.
  • Préparez la liste de vos traitements, vos allergies connues et les comptes rendus ou résultats déjà disponibles.
  • Installez-vous dans un endroit calme et confidentiel, avec une connexion et un appareil permettant la vidéo.

Organiser la suite

Contactez votre médecin habituel ou le professionnel qui vous suit pour organiser la consultation. Selon votre situation, une consultation en présence pourra être nécessaire.

En cas d’urgence médicale, appelez le 15 ou le 112 ; n’attendez pas une téléconsultation.

Informations pratiques : Assurance Maladie — téléconsultation · Service Public — numéros d’urgence.

Spécialités médicales concernées

Gastro-entérologue et hépatologue
Chirurgien viscéral et digestifOption : endoscopie chirurgicale