Aller au contenu principal

Parkinsonisme post-encéphalitique : symptômes, diagnostic et prise en charge

Le parkinsonisme post-encéphalitique est un syndrome parkinsonien qui peut apparaître comme complication précoce ou tardive d’une encéphalite, en particulier de l’encéphalite léthargique décrite par Constantin von Economo. [1] Il associe surtout une lenteur des mouvements et une rigidité, auxquelles peuvent s’ajouter des troubles du sommeil, des mouvements involontaires, des anomalies des mouvements oculaires ou des manifestations psychiatriques. [1] Ce syndrome ne doit pas être assimilé d’emblée à la maladie de Parkinson, qui figure parmi les diagnostics à distinguer lors de l’évaluation. [1] Les cas sont aujourd’hui décrits comme sporadiques et rares, alors que l’encéphalite léthargique avait provoqué une épidémie en Europe et en Amérique du Nord entre 1916 et 1927. [1]

Quel est le lien avec l’encéphalite léthargique ?

L’encéphalite léthargique, également appelée encéphalite de von Economo, est une inflammation touchant notamment le mésencéphale, le pont, les noyaux gris centraux et la substance noire. [1] L’atteinte des noyaux gris centraux et de la transmission de la dopamine est utilisée pour expliquer les manifestations parkinsoniennes observées après cette encéphalite. [1] La cause précise de l’encéphalite léthargique demeure inconnue, même si une réaction auto-immune dirigée contre des protéines neuronales est envisagée. [1] Sa proximité historique avec la pandémie grippale a fait suspecter le virus de la grippe, mais les études menées sur d’anciens tissus cérébraux n’ont pas confirmé cette association. [1]

Comment le parkinsonisme post-encéphalitique se manifeste-t-il ?

Les manifestations parkinsoniennes comprennent principalement une rigidité et une bradykinésie, c’est-à-dire une lenteur et une diminution des mouvements volontaires. [1] Dans la description disponible, les membres supérieurs peuvent être davantage touchés que les membres inférieurs. [1] Des mouvements involontaires peuvent également survenir, notamment une chorée, des secousses musculaires appelées myoclonies, des spasmes en torsion ou des tics du visage, de la langue et du palais. [1]

La phase chronique peut aussi associer des anomalies oculomotrices, des troubles du sommeil, des mouvements involontaires et des troubles psychiatriques. [1] Les manifestations psychiatriques rapportées comprennent des changements de l’humeur, une euphorie, des hallucinations ou une augmentation des pulsions sexuelles. [1] La phase chronique peut suivre immédiatement l’épisode aigu, mais elle débute le plus souvent un à cinq ans plus tard dans la description historique de la maladie. [1]

Quels signes appartiennent à la phase aiguë de l’encéphalite ?

Avant le syndrome parkinsonien chronique, l’encéphalite léthargique peut comporter une phase aiguë avec des symptômes ressemblant à ceux d’une infection grippale, puis des manifestations neurologiques. [1] Les signes décrits incluent une forte fièvre, des maux de tête, une vision double, des vertiges, des vomissements, une confusion et une somnolence anormalement importante. [1] Des paralysies des mouvements oculaires, une catatonie, une stupeur, un coma ou une faiblesse d’un côté du corps ont également été rapportés dans les formes sévères. [1] Ces manifestations aiguës ne sont pas équivalentes au seul parkinsonisme post-encéphalitique et correspondent à l’encéphalite dont celui-ci peut être une complication. [1]

Comment le diagnostic est-il évalué ?

L’évaluation repose sur l’histoire de la maladie, l’examen neurologique et des examens complémentaires adaptés au tableau clinique. [1] L’imagerie par résonance magnétique cérébrale peut montrer des anomalies du mésencéphale, du thalamus et des noyaux gris centraux. [1] L’analyse du liquide cérébrospinal peut retrouver une augmentation des protéines, des bandes oligoclonales ou une augmentation légère à modérée des lymphocytes, avec un glucose normal et sans détection de bactérie ou de virus dans la description fournie. [1] L’électroencéphalogramme peut montrer un ralentissement diffus et, plus occasionnellement, des anomalies focales. [1]

L’évaluation doit également envisager d’autres explications, notamment la maladie de Parkinson, certaines maladies psychiatriques et plusieurs autres formes d’encéphalite. [1] La diversité des symptômes et des diagnostics possibles ne permet donc pas de reconnaître avec certitude ce syndrome à partir des seuls signes ressentis. [1]

Quels sont les principes de la prise en charge ?

La prise en charge de l’encéphalite aiguë est décrite comme principalement symptomatique et de soutien. [1] Pour le parkinsonisme post-encéphalitique, les traitements agissant sur la transmission dopaminergique peuvent améliorer les manifestations motrices. [1] La synthèse disponible rapporte un rôle important des agonistes dopaminergiques ainsi que quelques observations favorables avec l’association de lévodopa et de carbidopa. [1] Ces données ne permettent pas de déterminer seul le traitement approprié, qui dépend des manifestations présentes et de l’évaluation clinique. [1] La prise en charge décrite peut associer plusieurs compétences, notamment en neurologie, psychiatrie, troubles du mouvement, neuro-ophtalmologie et neuroradiologie. [1]

Quelle peut être l’évolution ?

L’encéphalite léthargique aiguë a historiquement été une maladie grave, avec des décès et des séquelles neurologiques chroniques chez une partie des personnes atteintes. [1] Parmi les séquelles décrites figurent le parkinsonisme, les troubles des mouvements oculaires, les mouvements involontaires, les troubles du sommeil et les manifestations psychiatriques. [1] L’évolution individuelle dépend de la phase de la maladie, de la nature des séquelles et de leur réponse à la prise en charge. [1]

Sources et références

[1] Von Economo Encephalitis - StatPearls - NCBI Bookshelf

www.ncbi.nlm.nih.gov · Consulté le 2026-09-16

La téléconsultation peut être envisagée selon votre situation

  • Un médecin évaluera si la téléconsultation est adaptée
  • Peut être remboursée selon conditions *
Prendre rendez-vous

* Dans le cadre du parcours de soins coordonné. Un médecin évaluera si la téléconsultation est adaptée à votre situation.

Téléconsultation : préparer votre rendez-vous

Une consultation à distance peut être envisagée avec votre médecin. Il détermine si elle convient à votre situation ou si un examen en présence est nécessaire.

Avant le rendez-vous

  • Notez le motif de consultation, les symptômes et leur durée.
  • Préparez la liste de vos traitements, vos allergies connues et les comptes rendus ou résultats déjà disponibles.
  • Installez-vous dans un endroit calme et confidentiel, avec une connexion et un appareil permettant la vidéo.

Organiser la suite

Contactez votre médecin habituel ou le professionnel qui vous suit pour organiser la consultation. Selon votre situation, une consultation en présence pourra être nécessaire.

En cas d’urgence médicale, appelez le 15 ou le 112 ; n’attendez pas une téléconsultation.

Informations pratiques : Assurance Maladie — téléconsultation · Service Public — numéros d’urgence.

Spécialités médicales concernées