Maladie de Borna humaine : définition, transmission, diagnostic et soins

Chez l’être humain, la maladie de Borna désigne une encéphalite grave provoquée par le virus de la maladie de Borna 1, ou BoDV-1. [2] Le rôle de ce virus dans des encéphalites humaines sévères et le plus souvent mortelles a été démontré en 2018. [1] [2] Les cas humains documentés sont très rares et concernent principalement certaines régions d’Europe centrale où le virus est endémique. [2] Cette maladie humaine ne doit pas être confondue avec l’ensemble des infections à bornavirus observées chez les animaux. [1] [2]
Une zoonose historiquement connue chez les animaux
La maladie de Borna était connue depuis longtemps en médecine vétérinaire comme une encéphalite touchant notamment les chevaux et les moutons. [2] BoDV-1 peut également provoquer une encéphalite chez d’autres mammifères, mais les observations faites dans une espèce animale ne décrivent pas automatiquement la maladie humaine. [1] Chez les humains comme chez plusieurs mammifères domestiques, l’infection correspond à un passage accidentel du virus depuis son réservoir naturel. [1] [2]
Comment le virus se transmet-il ?
Le réservoir actuellement connu de BoDV-1 est la musaraigne bicolore à dents blanches, qui peut être infectée durablement et excréter le virus. [1] [2] Les événements précis et les voies de transmission à l’être humain restent incertains. [2] Une contamination indirecte dans l’environnement proche du domicile par des excrétions de musaraignes est envisagée, sans être établie comme voie unique. [2] Une étude cas-témoins n’a pas identifié d’exposition précise, mais elle a retrouvé une association avec une résidence rurale en bordure d’une zone habitée proche de la nature. [2] L’être humain est considéré comme un hôte terminal, chez lequel aucune excrétion virale détectable n’a été mise en évidence. [1]
Manifestations et évolution connues
Les données disponibles décrivent principalement une encéphalite fulminante, tandis que les infections inapparentes ou les formes légères sont considérées comme peu probables. [2] Une phase précoce peut être présente, mais ses manifestations sont facultatives et peu spécifiques. [2] Dans une série clinique citée par la synthèse, l’évolution vers le coma après l’hospitalisation était souvent rapide. [2] Cette présentation initiale peu caractéristique peut compliquer la reconnaissance précoce de la maladie. [2]
Pourquoi la maladie atteint-elle le cerveau ?
BoDV-1 possède un tropisme marqué pour le système nerveux. [1] Le virus établit une infection persistante qui ne détruit pas directement les cellules par un effet cytopathique classique. [2] La maladie s’accompagne toutefois d’une réaction inflammatoire dans le cerveau, avec activation de cellules immunitaires et destruction étendue du tissu cérébral. [2] Les modèles animaux indiquent que des lymphocytes T dirigés contre le virus participent à cette atteinte inflammatoire. [2]
Comment le diagnostic est-il établi ?
Le diagnostic repose sur la recherche spécifique de BoDV-1 dans le contexte d’une encéphalite compatible. [2] La RT-PCR peut rechercher le matériel génétique du virus dans le liquide céphalo-rachidien. [2] La détection d’anticorps peut devenir positive tardivement au cours de la maladie. [2] La rareté de la maladie, le caractère non spécifique de son début et la progression rapide peuvent retarder la demande des examens ciblés. [2]
Traitements disponibles et pronostic
Aucun traitement causal efficace de l’encéphalite humaine à BoDV-1 n’est actuellement établi dans les passages disponibles. [2] Les traitements antiviraux rapportés correspondent à des tentatives individuelles et expérimentales, sans amélioration clinique durable observée dans les données résumées. [2] Il n’existe pas de recommandation établie précisant une substance ou une posologie pour traiter la maladie ou prévenir l’infection après une exposition supposée. [2] En Allemagne, 49 des 50 cas humains sporadiques confirmés moléculairement recensés jusqu’en décembre 2024 avaient été mortels. [2] Ces chiffres allemands ne décrivent pas la fréquence ni le pronostic de la maladie en France. [2]
Prévention : des possibilités encore limitées
L’absence d’exposition typique identifiable et l’incertitude sur les voies de transmission rendent difficiles des mesures préventives ciblées. [2] Aucun vaccin humain efficace et sûr contre BoDV-1 n’est actuellement disponible. [2] La vaccination après une exposition n’est pas une stratégie applicable à ce jour, car l’événement contaminant reste généralement inconnu. [2] Une étude menée chez des hérissons sauvages recommande des mesures d’hygiène standard lors de leur manipulation, particulièrement lorsqu’ils présentent des troubles neurologiques. [1] Cette recommandation de prudence ne démontre pas que les hérissons constituent une source établie d’infection humaine. [1]
Sources et références
[1] Borna Disease Virus 1 as Cause of Fatal Meningoencephalomyelitis in Wild Hedgehogs, Germany, 2022–2025
www.ebi.ac.uk · Version : 2026-05-01 · Consulté le 2026-09-16
[2] Is vaccination a feasible public health strategy against fatal Borna disease virus 1 (BoDV-1) encephalitis? An epidemiological perspective
www.ebi.ac.uk · Version : 2025-10-13 · Consulté le 2026-09-16
La téléconsultation peut être envisagée selon votre situation
- Un médecin évaluera si la téléconsultation est adaptée
- Peut être remboursée selon conditions *
* Dans le cadre du parcours de soins coordonné. Un médecin évaluera si la téléconsultation est adaptée à votre situation.
Téléconsultation : préparer votre rendez-vous
Une consultation à distance peut être envisagée avec votre médecin. Il détermine si elle convient à votre situation ou si un examen en présence est nécessaire.
Avant le rendez-vous
- Notez le motif de consultation, les symptômes et leur durée.
- Préparez la liste de vos traitements, vos allergies connues et les comptes rendus ou résultats déjà disponibles.
- Installez-vous dans un endroit calme et confidentiel, avec une connexion et un appareil permettant la vidéo.
Organiser la suite
Contactez votre médecin habituel ou le professionnel qui vous suit pour organiser la consultation. Selon votre situation, une consultation en présence pourra être nécessaire.
En cas d’urgence médicale, appelez le 15 ou le 112 ; n’attendez pas une téléconsultation.
Informations pratiques : Assurance Maladie — téléconsultation · Service Public — numéros d’urgence.