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Mal de l’altitude : signes, urgences, traitement et prévention

Le mal de l’altitude désigne plusieurs affections qui peuvent survenir lorsqu’une personne monte à une altitude où l’air apporte moins d’oxygène que celui auquel son organisme est habitué. [1] Pour de nombreuses personnes, les symptômes apparaissent au-dessus d’environ 2 400 mètres, mais la sensibilité individuelle varie et certaines peuvent monter beaucoup plus haut sans être malades. [1] Le risque augmente avec l’altitude atteinte et la rapidité de l’ascension. [1]

Quelles sont les différentes formes du mal de l’altitude ?

Le mal aigu des montagnes est la forme la plus légère et ses symptômes durent habituellement un ou deux jours. [1] L’œdème cérébral de haute altitude correspond à un gonflement du cerveau et constitue une urgence médicale rare, parfois mortelle. [1] L’œdème pulmonaire de haute altitude est une accumulation de liquide dans les poumons qui gêne la respiration et représente également une urgence médicale potentiellement mortelle. [1]

Quels sont les signes du mal aigu des montagnes ?

Le mal aigu des montagnes peut se manifester dans les 6 à 10 heures suivant une montée au-dessus d’environ 2 400 mètres. [1] Les manifestations possibles comprennent des maux de tête, des étourdissements, une perte d’appétit, des nausées ou des vomissements. [1] Une fatigue, une faiblesse, une irritabilité et des troubles du sommeil peuvent également survenir. [1] Ces symptômes ne sont pas spécifiques et peuvent être confondus avec une migraine, une infection virale, une fatigue extrême ou les effets d’une consommation excessive d’alcool. [1]

L’altitude peut aussi provoquer un gonflement des mains, des pieds ou du visage, qui disparaît généralement en quelques jours, ou un mal de tête isolé ne correspondant pas nécessairement à un mal aigu des montagnes. [1] Après une montée au-dessus d’environ 2 700 mètres, de petites hémorragies de la rétine peuvent parfois entraîner une petite zone aveugle dans le champ visuel, généralement réversible après la descente. [1]

Quels signes indiquent une urgence en altitude ?

Un mal de tête accompagné de confusion ou d’une démarche instable et maladroite peut évoquer un œdème cérébral de haute altitude. [1] Sans traitement rapide, cette atteinte cérébrale peut provoquer des convulsions, un coma et le décès. [1] Une toux sèche et un essoufflement lors d’un effort léger peuvent annoncer un œdème pulmonaire de haute altitude. [1] Un essoufflement au repos, une coloration bleuâtre de la peau, des lèvres ou des ongles, une respiration haletante, des bruits de gargouillement respiratoire ou l’expectoration de mucus rose ou sanglant sont des signes de gravité. [1] L’œdème pulmonaire peut apparaître 24 à 96 heures après une montée rapide, s’aggraver la nuit en position allongée et évoluer très rapidement. [1] Ces signes cérébraux ou respiratoires correspondent à des urgences médicales : la priorité est de redescendre vers une altitude plus basse et d’obtenir une prise en charge urgente. [1]

Qui risque de développer un mal de l’altitude ?

Une ascension trop rapide, le fait de dormir à haute altitude, un épisode antérieur et une activité physique excessive en altitude augmentent le risque de symptômes. [1] Le fait de vivre habituellement à très basse altitude est également associé à un risque accru. [1] Une bonne condition physique ne protège pas du mal de l’altitude. [1] L’asthme, la bronchopneumopathie chronique obstructive et les maladies cardiaques ne sont pas en eux-mêmes présentés comme des facteurs de risque du mal de l’altitude, mais le manque d’oxygène peut être dangereux en présence d’une maladie grave. [1]

Comment le diagnostic est-il établi ?

Le diagnostic repose principalement sur les symptômes et leur apparition dans le contexte d’une exposition récente à l’altitude. [1] Selon la situation, le médecin peut écouter les poumons à la recherche de liquide, mesurer la quantité d’oxygène dans le sang ou demander une radiographie du thorax. [1] La ressemblance des symptômes légers avec ceux d’autres problèmes limite l’autodiagnostic fondé sur un mal de tête ou une fatigue isolés. [1]

Quels sont les principes du traitement ?

La descente vers une altitude plus basse est la première mesure de traitement pour toutes les formes de mal de l’altitude. [1] En cas de symptômes légers, le repos et l’absence de nouvelle montée jusqu’à leur disparition font partie de la prise en charge. [1] Des médicaments contre les maux de tête peuvent être proposés dans les formes légères. [1] Une forme aiguë sévère nécessite une descente et peut justifier l’administration d’oxygène et de médicaments par les professionnels de santé. [1] Lorsque les symptômes sont sévères et qu’une descente est impossible, une oxygénothérapie dans un sac hyperbare peut parfois être utilisée sous encadrement médical. [1]

Comment prévenir le mal de l’altitude ?

La principale mesure de prévention consiste à monter progressivement afin de laisser à l’organisme le temps de s’adapter. [1] L’altitude à laquelle une personne dort a une influence particulièrement importante sur cette adaptation. [1] Au-dessus de 3 000 mètres, l’acclimatation peut prendre plusieurs jours ou plusieurs semaines et il est conseillé de prévoir régulièrement une journée sans augmenter l’altitude de sommeil. [1] À l’arrivée en altitude, il est recommandé d’éviter les efforts physiques intenses ainsi que l’alcool, les opioïdes et les médicaments pour dormir. [1] Avant un séjour, un médecin peut évaluer l’intérêt d’un médicament préventif en fonction de la situation individuelle. [1] Une personne ayant déjà souffert du mal de l’altitude doit être particulièrement attentive à la réapparition des signes et redescendre si nécessaire. [1]

Sources et références

[1] Quick Facts:Altitude Sickness - MSD Manual Consumer Version

Manuels MSD · Consulté le 2026-09-13

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