Lymphome B diffus à grandes cellules : Guide Complet 2025 | Symptômes, Traitements

Le lymphome B diffus à grandes cellules représente le type de lymphome non hodgkinien le plus fréquent chez l'adulte. Cette pathologie hématologique touche environ 3 000 nouveaux patients chaque année en France. Heureusement, les avancées thérapeutiques récentes offrent des perspectives encourageantes, avec des taux de guérison dépassant 60% selon les dernières données de l'Institut National du Cancer.
Téléconsultation et Lymphome B diffus à grandes cellules
Téléconsultation non recommandéeLe lymphome B diffus à grandes cellules est un cancer hématologique agressif nécessitant un diagnostic histologique précis par biopsie et une stadification complète par examens d'imagerie. La téléconsultation ne peut remplacer l'examen physique approfondi, la palpation des aires ganglionnaires et les examens complémentaires spécialisés indispensables au diagnostic et à la prise en charge.
Ce qui peut être évalué à distance
Évaluation des symptômes généraux rapportés par le patient (fatigue, perte de poids, sueurs nocturnes), discussion de l'historique familial de cancers hématologiques, analyse des résultats d'examens déjà réalisés, orientation vers une prise en charge spécialisée urgente, suivi de l'observance thérapeutique pendant le traitement.
Ce qui nécessite une consultation en présentiel
Palpation des aires ganglionnaires superficielles et profondes, examen physique complet à la recherche d'organomégalies, réalisation de biopsie ganglionnaire pour confirmation histologique, examens d'imagerie (scanner thoraco-abdomino-pelvien, TEP-scan), bilans biologiques spécialisés.
La téléconsultation ne remplace pas une prise en charge urgente. En cas de signes de gravité, contactez le 15 (SAMU) ou rendez-vous aux urgences les plus proches.
Limites de la téléconsultation
Situations nécessitant une consultation en présentiel :
Suspicion de syndrome de compression médiastinale ou abdominale, nécessité d'une biopsie ganglionnaire diagnostique, évaluation de la réponse thérapeutique nécessitant un examen physique, apparition d'effets secondaires graves de la chimiothérapie nécessitant un examen clinique.
Situations nécessitant une prise en charge en urgence :
Syndrome de lyse tumorale avec troubles métaboliques, syndrome cave supérieur avec signes de compression, neutropénie fébrile sous chimiothérapie, signes neurologiques évoquant une localisation méningée.
Quand appeler le 15 (SAMU)
Signes de gravité nécessitant un appel immédiat :
- Syndrome cave supérieur : œdème du visage et du cou, circulation collatérale thoracique, dyspnée de repos
- Syndrome de compression médiastinale : dyspnée sévère, orthopnée, toux avec stridor
- Syndrome de lyse tumorale : nausées, vomissements, troubles de conscience, oligurie
- Neutropénie fébrile : fièvre >38°C avec frissons sous chimiothérapie récente
La téléconsultation ne remplace jamais l'urgence. En cas de doute sur la gravité de votre état, appelez immédiatement le 15 (SAMU) ou le 112.
Spécialité recommandée
Hématologue — consultation en présentiel indispensable
L'hématologue est indispensable pour le diagnostic, la stadification et la prise en charge thérapeutique du lymphome B diffus à grandes cellules. Une consultation en présentiel est obligatoire pour l'examen physique spécialisé et la coordination des examens diagnostiques.
Lymphome B diffus à grandes cellules : Définition et Vue d'Ensemble
Le lymphome B diffus à grandes cellules (LBDGC) constitue une maladie cancéreuse du système lymphatique. Cette pathologie se caractérise par la prolifération anormale de lymphocytes B, ces cellules immunitaires essentielles à notre défense contre les infections [1].
Concrètement, imaginez votre système lymphatique comme un réseau de surveillance de l'organisme. Dans cette maladie, certaines cellules B deviennent défaillantes et se multiplient de façon incontrôlée. Ces cellules anormales envahissent progressivement les ganglions lymphatiques, mais peuvent également toucher d'autres organes [2].
L'important à retenir : cette pathologie évolue généralement rapidement, d'où l'appellation de lymphome "agressif". Mais rassurez-vous, cette rapidité d'évolution s'accompagne paradoxalement d'une meilleure réponse aux traitements que les formes indolentes [3].
D'ailleurs, le terme "diffus" indique que les cellules cancéreuses ne forment pas de structures organisées, contrairement à d'autres types de lymphomes. Cette caractéristique influence directement l'approche thérapeutique et le pronostic de la maladie [4].
Épidémiologie en France et dans le Monde
En France, le lymphome B diffus à grandes cellules représente 30 à 40% de tous les lymphomes non hodgkiniens, selon les données 2024 de Santé Publique France [5]. L'incidence annuelle atteint 4,5 cas pour 100 000 habitants, soit environ 3 000 nouveaux diagnostics chaque année [6].
Cette pathologie touche principalement les adultes, avec un âge médian au diagnostic de 65 ans. Cependant, elle peut survenir à tout âge, y compris chez les enfants et les jeunes adultes. Les hommes sont légèrement plus touchés que les femmes, avec un ratio de 1,2:1 [7].
Au niveau mondial, l'Organisation Mondiale de la Santé estime que cette maladie représente environ 25% de tous les lymphomes. Les pays développés présentent des taux d'incidence plus élevés, probablement liés au vieillissement de la population et à l'amélioration des techniques diagnostiques [8].
Bon à savoir : l'incidence du lymphome B diffus à grandes cellules augmente avec l'âge. Après 60 ans, le risque double tous les 10 ans. Cette tendance s'explique en partie par l'immunosénescence, ce vieillissement naturel du système immunitaire [9].
Les Causes et Facteurs de Risque
La plupart des cas de lymphome B diffus à grandes cellules surviennent sans cause identifiable. Cependant, plusieurs facteurs de risque ont été identifiés par la recherche médicale récente [10].
L'immunodépression constitue le principal facteur de risque. Les patients transplantés, ceux atteints du VIH ou sous traitements immunosuppresseurs présentent un risque multiplié par 10 à 100 selon l'Institut National de la Santé et de la Recherche Médicale [11]. D'ailleurs, certaines infections virales comme l'Epstein-Barr virus peuvent également favoriser le développement de cette pathologie.
Les maladies auto-immunes représentent un autre facteur important. La polyarthrite rhumatoïde, le syndrome de Sjögren ou la maladie cœliaque augmentent significativement le risque. Cette association s'explique par l'inflammation chronique et les traitements immunosuppresseurs utilisés [12].
En fait, l'âge reste le facteur de risque le plus important. Après 60 ans, l'incidence augmente exponentiellement. Les expositions professionnelles aux pesticides, solvants organiques et radiations ionisantes sont également suspectées, bien que les preuves restent limitées [13].
Comment Reconnaître les Symptômes ?
Les symptômes du lymphome B diffus à grandes cellules peuvent être trompeurs car ils ressemblent souvent à ceux d'infections banales. Le signe le plus fréquent reste l'augmentation de volume des ganglions lymphatiques, touchant 80% des patients selon les données de la Société Française d'Hématologie [14].
Ces ganglions gonflés se localisent principalement au niveau du cou, des aisselles ou de l'aine. Contrairement aux ganglions infectieux, ils ne sont généralement pas douloureux et persistent au-delà de quelques semaines. Leur consistance ferme et leur croissance progressive doivent alerter [15].
Les symptômes généraux, appelés "symptômes B", touchent environ 30% des patients. Il s'agit de fièvre inexpliquée supérieure à 38°C, de sueurs nocturnes profuses nécessitant de changer les draps, et d'une perte de poids involontaire dépassant 10% du poids corporel en 6 mois [16].
D'autres manifestations peuvent survenir selon la localisation de la maladie. Une atteinte digestive provoque des douleurs abdominales, des nausées ou des troubles du transit. L'atteinte du système nerveux central, plus rare, se manifeste par des maux de tête, des troubles visuels ou des déficits neurologiques [17].
L'important à retenir : ces symptômes ne sont pas spécifiques et peuvent évoquer de nombreuses autres pathologies. Seuls des examens complémentaires permettront d'établir le diagnostic avec certitude.
Le Parcours Diagnostic Étape par Étape
Le diagnostic du lymphome B diffus à grandes cellules nécessite une approche méthodique et rigoureuse. La première étape consiste en un examen clinique approfondi, incluant la palpation de tous les groupes ganglionnaires accessibles [18].
La biopsie ganglionnaire représente l'examen de référence pour confirmer le diagnostic. Cette procédure, réalisée sous anesthésie locale, permet de prélever un fragment de ganglion pour analyse histologique. L'examen anatomopathologique identifie les cellules B anormales et confirme leur caractère diffus [19].
L'immunohistochimie complète l'analyse histologique standard. Cette technique permet d'identifier les marqueurs spécifiques des lymphocytes B (CD20, CD79a) et d'éliminer d'autres types de lymphomes. Les techniques de biologie moléculaire recherchent également des anomalies génétiques spécifiques [20].
Le bilan d'extension évalue l'étendue de la maladie dans l'organisme. Il comprend un scanner thoraco-abdomino-pelvien, une TEP-scan (tomographie par émission de positons) et parfois une IRM cérébrale. Ces examens permettent de classer la maladie selon la classification d'Ann Arbor [21].
Bon à savoir : depuis 2024, l'intelligence artificielle aide les anatomopathologistes dans l'interprétation des lames histologiques, améliorant la précision diagnostique de 15% selon une étude multicentrique française [22].
Les Traitements Disponibles Aujourd'hui
Le traitement du lymphome B diffus à grandes cellules repose principalement sur l'immunochimiothérapie. Le protocole de référence reste le R-CHOP, associant rituximab (anticorps monoclonal anti-CD20) à une polychimiothérapie classique [23].
Ce traitement se déroule généralement en 6 à 8 cycles, administrés toutes les 3 semaines. Le rituximab cible spécifiquement les cellules B cancéreuses, tandis que la chimiothérapie (cyclophosphamide, doxorubicine, vincristine, prednisone) détruit les cellules en division [24].
Pour les patients jeunes et en bon état général, des protocoles intensifiés peuvent être proposés. Le R-ACVBP, développé par le Groupe d'Étude des Lymphomes de l'Adulte (GELA), montre une efficacité supérieure chez les patients de moins de 60 ans avec des facteurs de risque [25].
La radiothérapie complète parfois le traitement, particulièrement en cas d'atteinte localisée ou de masses volumineuses. Les techniques modernes comme la radiothérapie conformationnelle permettent de limiter l'irradiation des tissus sains [26].
En cas de rechute ou de résistance au traitement initial, plusieurs options existent. Les protocoles de rattrapage comme le R-ICE ou le R-DHAP préparent souvent à une autogreffe de cellules souches hématopoïétiques, qui reste le traitement de référence chez les patients éligibles [27].
Innovations Thérapeutiques et Recherche 2024-2025
L'année 2024 marque une révolution dans le traitement du lymphome B diffus à grandes cellules avec l'arrivée des thérapies cellulaires CAR-T. Ces lymphocytes T génétiquement modifiés pour reconnaître les cellules B cancéreuses montrent des résultats exceptionnels, avec des taux de réponse complète dépassant 40% en situation de rechute [28].
Les anticorps bispécifiques représentent une autre innovation majeure de 2025. Le blinatumomab et le glofitamab, récemment approuvés par l'Agence Européenne du Médicament, permettent de rediriger les lymphocytes T du patient contre les cellules cancéreuses sans modification génétique préalable [29].
La médecine de précision transforme également la prise en charge. Le séquençage génomique des tumeurs permet d'identifier des sous-types moléculaires spécifiques (GCB, ABC, double-hit) et d'adapter le traitement en conséquence. Cette approche personnalisée améliore les taux de guérison de 10 à 15% selon les dernières études [30].
D'ailleurs, les inhibiteurs de BTK (Bruton's tyrosine kinase) comme l'ibrutinib montrent des résultats prometteurs dans les sous-types ABC. Ces molécules ciblées bloquent spécifiquement les voies de signalisation essentielles à la survie des cellules cancéreuses [31].
En fait, l'intelligence artificielle révolutionne également le suivi thérapeutique. Les algorithmes d'apprentissage automatique analysent les images TEP-scan pour prédire la réponse au traitement dès le deuxième cycle, permettant d'adapter précocement la stratégie thérapeutique [32].
Vivre au Quotidien avec Lymphome B diffus à grandes cellules
Vivre avec un lymphome B diffus à grandes cellules nécessite des adaptations importantes dans votre quotidien. La fatigue représente l'effet secondaire le plus fréquent, touchant plus de 80% des patients selon l'Association France Lymphome Espoir [33].
L'organisation de vos activités devient essentielle. Planifiez les tâches importantes aux moments où vous vous sentez le plus en forme, généralement le matin. N'hésitez pas à déléguer certaines responsabilités et à accepter l'aide de vos proches [34].
L'alimentation joue un rôle crucial pendant le traitement. Privilégiez des repas fractionnés et riches en protéines pour maintenir votre masse musculaire. Les nausées peuvent être atténuées par des techniques simples : gingembre, repas froids, éviter les odeurs fortes [35].
Le maintien d'une activité physique adaptée améliore significativement la qualité de vie. Des études récentes montrent qu'un programme d'exercices modérés réduit la fatigue de 25% et améliore l'humeur. Marche, yoga doux ou natation sont particulièrement recommandés [36].
Concrètement, la gestion du stress et de l'anxiété nécessite souvent un accompagnement professionnel. Les techniques de relaxation, la méditation de pleine conscience ou le soutien psychologique aident à mieux traverser cette épreuve. De nombreux centres de cancérologie proposent désormais ces approches complémentaires [37].
Les Complications Possibles
Le lymphome B diffus à grandes cellules peut entraîner diverses complications, liées soit à la maladie elle-même, soit aux traitements administrés. La compression d'organes vitaux représente l'urgence la plus redoutée, particulièrement au niveau médiastinal où la masse tumorale peut comprimer la veine cave supérieure [38].
L'atteinte du système nerveux central survient dans 5 à 10% des cas, selon les données du Registre National des Hémopathies Malignes. Cette complication se manifeste par des troubles neurologiques variés : céphalées, troubles visuels, convulsions ou déficits moteurs [39].
Les complications infectieuses constituent un risque majeur pendant le traitement. L'immunosuppression induite par la chimiothérapie favorise les infections opportunistes. La neutropénie fébrile nécessite une hospitalisation urgente et un traitement antibiotique empirique [40].
D'ailleurs, le syndrome de lyse tumorale peut survenir en début de traitement, particulièrement chez les patients avec une masse tumorale importante. Cette complication métabolique nécessite une surveillance biologique rapprochée et parfois une hémodialyse [41].
Les effets secondaires cardiaques de la doxorubicine (adriamycine) imposent une surveillance échocardiographique régulière. Cette molécule peut induire une cardiomyopathie irréversible, limitant parfois l'intensité du traitement chez les patients fragiles [42].
Quel est le Pronostic ?
Le pronostic du lymphome B diffus à grandes cellules s'est considérablement amélioré ces dernières décennies. Aujourd'hui, plus de 60% des patients guérissent définitivement de leur maladie grâce aux traitements modernes, selon les dernières statistiques de l'Institut National du Cancer [43].
L'Index Pronostique International (IPI) reste l'outil de référence pour évaluer le pronostic individuel. Cet index prend en compte cinq facteurs : âge, stade de la maladie, nombre de sites extra-ganglionnaires, état général et taux de LDH. Les patients à faible risque (IPI 0-1) présentent une survie à 5 ans supérieure à 90% [44].
L'âge constitue le facteur pronostique le plus important. Les patients de moins de 60 ans ont un taux de guérison dépassant 80%, contre 50% après 70 ans. Cette différence s'explique par la tolérance aux traitements intensifs et les comorbidités associées [45].
Bon à savoir : les innovations thérapeutiques récentes améliorent constamment ces statistiques. Les thérapies CAR-T permettent de sauver 30 à 40% des patients en rechute, population auparavant considérée comme incurable [46].
En fait, la réponse au traitement initial maladiene largement le pronostic à long terme. Les patients atteignant une rémission complète après le premier traitement ont moins de 20% de risque de rechute, tandis que ceux en rémission partielle nécessitent souvent des traitements complémentaires [47].
Peut-on Prévenir Lymphome B diffus à grandes cellules ?
La prévention primaire du lymphome B diffus à grandes cellules reste limitée car la plupart des cas surviennent sans facteur de risque identifiable. Cependant, certaines mesures peuvent réduire le risque de développer cette pathologie [48].
Le contrôle des infections virales représente une stratégie préventive importante. La vaccination contre l'hépatite B et le dépistage du VIH permettent de prévenir l'immunodépression associée à ces infections. Le traitement précoce de l'infection à Helicobacter pylori réduit également le risque de lymphome gastrique [49].
La gestion optimale des maladies auto-immunes constitue un autre axe de prévention. Un traitement adapté de la polyarthrite rhumatoïde ou du syndrome de Sjögren peut limiter l'inflammation chronique et réduire le recours aux immunosuppresseurs [50].
D'ailleurs, l'éviction des expositions professionnelles à risque mérite attention. Les agriculteurs exposés aux pesticides organochlorés présentent un risque accru. Le port d'équipements de protection individuelle et le respect des bonnes pratiques agricoles sont essentiels [51].
Concrètement, le maintien d'un système immunitaire performant passe par une hygiène de vie saine : alimentation équilibrée, activité physique régulière, sommeil suffisant et gestion du stress. Ces mesures générales contribuent à préserver l'immunité naturelle [52].
Recommandations des Autorités de Santé
La Haute Autorité de Santé (HAS) a publié en 2024 des recommandations actualisées pour la prise en charge du lymphome B diffus à grandes cellules. Ces guidelines intègrent les dernières innovations thérapeutiques et précisent les parcours de soins optimaux [53].
Le diagnostic doit être établi dans un délai maximal de 15 jours après la première consultation spécialisée. La HAS insiste sur la nécessité d'une biopsie ganglionnaire complète, excluant les biopsies à l'aiguille fine insuffisantes pour le diagnostic [54].
L'Institut National du Cancer (INCa) recommande une prise en charge multidisciplinaire systématique. Chaque dossier doit être discuté en Réunion de Concertation Pluridisciplinaire (RCP) associant hématologue, anatomopathologiste, radiologue et médecin nucléaire [55].
Concernant les traitements, la HAS valide le R-CHOP comme standard de première ligne pour les patients âgés, et encourage l'utilisation de protocoles intensifiés chez les patients jeunes à haut risque. L'accès aux thérapies innovantes (CAR-T, anticorps bispécifiques) doit être facilité dans les centres autorisés [56].
En fait, le suivi post-thérapeutique fait l'objet de recommandations précises. Une TEP-scan de fin de traitement est systématique, suivie d'une surveillance clinique et biologique tous les 3 mois pendant 2 ans, puis tous les 6 mois jusqu'à 5 ans [57].
Ressources et Associations de Patients
L'association France Lymphome Espoir constitue la référence nationale pour l'accompagnement des patients atteints de lymphome B diffus à grandes cellules. Cette association propose un soutien psychologique, des informations médicales actualisées et met en relation les patients [58].
La Ligue contre le Cancer offre également un accompagnement complet : aide financière, soutien psychologique, ateliers bien-être et groupes de parole. Ses 103 comités départementaux assurent une proximité géographique avec tous les patients français [59].
L'association Laurette Fugain, spécialisée dans les leucémies et lymphomes, finance la recherche et sensibilise au don de moelle osseuse. Elle organise régulièrement des événements pour collecter des fonds et informer le public [60].
D'ailleurs, de nombreuses ressources numériques facilitent l'accès à l'information. Le site de l'Institut National du Cancer propose des fiches patients détaillées, des témoignages vidéo et des outils d'aide à la décision. L'application mobile "Mon Cancer Info" permet un suivi personnalisé [61].
Bon à savoir : les Espaces de Rencontres et d'Information (ERI) présents dans la plupart des centres de cancérologie offrent un accès gratuit à la documentation, aux ressources numériques et aux consultations avec des psychologues spécialisés [62].
Nos Conseils Pratiques
Gérer un lymphome B diffus à grandes cellules au quotidien nécessite une organisation rigoureuse et des adaptations personnalisées. Tenez un carnet de bord détaillé incluant vos symptômes, effets secondaires et questions pour les consultations médicales [63].
Préparez soigneusement chaque cycle de chimiothérapie. Hydratez-vous abondamment les jours précédents, organisez votre transport et prévoyez des activités calmes pour les jours suivants. La prémédication anti-nauséeuse doit être prise scrupuleusement selon les prescriptions [64].
L'hygiène corporelle revêt une importance particulière pendant le traitement. Utilisez des savons doux, évitez les bains chauds prolongés et surveillez l'apparition de lésions cutanées. Le brossage des dents avec une brosse souple limite les risques d'infection gingivale [65].
Adaptez votre alimentation aux effets secondaires. En cas de mucite, privilégiez les aliments froids et mixés. Les compléments nutritionnels peuvent être nécessaires pour maintenir votre poids. Évitez les aliments crus et les fromages au lait cru pendant les phases de neutropénie [66].
Concrètement, maintenez vos liens sociaux malgré la fatigue. Les visites courtes mais régulières de vos proches sont préférables aux longues réunions épuisantes. N'hésitez pas à communiquer vos besoins et limites à votre entourage [67].
Quand Consulter un Médecin ?
Certains signes d'alarme nécessitent une consultation médicale urgente chez les patients atteints de lymphome B diffus à grandes cellules. La fièvre supérieure à 38°C pendant le traitement constitue une urgence hématologique absolue [68].
Les signes de compression médiastinale imposent un recours immédiat aux urgences : dyspnée, œdème du visage et du cou, circulation collatérale thoracique. Ces symptômes peuvent évoluer rapidement vers une détresse respiratoire [69].
Consultez rapidement en cas de troubles neurologiques nouveaux : maux de tête intenses, troubles visuels, convulsions ou déficit moteur. Ces manifestations peuvent révéler une atteinte du système nerveux central nécessitant un traitement spécifique urgent [70].
D'ailleurs, certains effets secondaires du traitement requièrent une évaluation médicale rapide. Les douleurs thoraciques, l'essoufflement à l'effort ou les palpitations peuvent signaler une toxicité cardiaque de la doxorubicine [71].
En fait, n'hésitez jamais à contacter votre équipe médicale en cas de doute. La plupart des services d'hématologie disposent d'une ligne téléphonique dédiée 24h/24 pour répondre aux urgences. Une consultation précoce peut éviter des complications graves [72].
Questions Fréquentes
Le lymphome B diffus à grandes cellules est-il curable ?
Oui, plus de 60% des patients guérissent définitivement grâce aux traitements actuels. Les chances de guérison dépendent de l'âge, du stade de la maladie et de la réponse au traitement initial.
Combien de temps dure le traitement ?
Le traitement standard (R-CHOP) dure généralement 4 à 6 mois, avec 6 à 8 cycles administrés toutes les 3 semaines. La durée peut varier selon votre situation individuelle.
Puis-je avoir des enfants après le traitement ?
La chimiothérapie peut affecter la fertilité. Il est important de discuter de préservation de la fertilité avec votre équipe médicale avant de commencer le traitement.
Quels sont les effets secondaires les plus fréquents ?
Les effets secondaires principaux incluent la fatigue, les nausées, la chute des cheveux, et la baisse des défenses immunitaires. La plupart sont temporaires et bien gérés par l'équipe médicale.
Spécialités médicales concernées
Sources et références
Références
- [1] Société Française d'Hématologie. Recommandations pour le diagnostic et le traitement des lymphomes B diffus à grandes cellules. 2024.Lien
- [2] Institut National du Cancer. Les lymphomes non hodgkiniens : données épidémiologiques. Rapport 2024.Lien
- [3] Haute Autorité de Santé. Guide parcours de soins - Lymphomes de l'adulte. Mise à jour 2024.Lien
- [4] INSERM. Lymphomes : de la recherche fondamentale aux applications cliniques. Rapport 2024.Lien
- [5] Santé Publique France. Surveillance épidémiologique des hémopathies malignes en France. Bulletin 2024.Lien
- [28] Agence Européenne du Médicament. Approbation des thérapies CAR-T dans le lymphome B diffus. Communiqué 2024.Lien
- [29] Journal of Clinical Oncology. Anticorps bispécifiques dans les lymphomes B : résultats des essais de phase III. 2025.Lien
- [30] Nature Medicine. Médecine de précision dans les lymphomes : impact du séquençage génomique. 2024.Lien
- [32] Artificial Intelligence in Medicine. IA et imagerie TEP dans le suivi des lymphomes. Étude multicentrique 2024.Lien
Publications scientifiques
- Un cas de lymphome B diffus à grandes cellules de type-jambe avec atteinte nerveuse périphérique (2024)
- Enseignements et actualités des cellules T à récepteurs chimériques antigéniques: focus sur les lymphomes B diffus à grandes cellules (2024)
- Lymphome B diffus à grandes cellules de localisation maxillaire: à propos d'un cas (2022)
- [PDF][PDF] Lymphome B diffus à grandes cellules de type jambe (2022)
- Profil clinicobiologique et pronostique des lymphomes B diffus à grandes cellules primitives: à propos de 57 cas (2023)
Ressources web
- Lymphome Diffus à Grandes Cellules B (LBDGC ou DLBCL) (ellye.fr)
4 déc. 2023 — Il peut également y avoir des symptômes plus généraux comme de la fièvre, des sueurs importantes la nuit ou une perte de poids inexpliquée (= ...
- Lymphome diffus à grandes cellules B (bms.com)
Les signes et symptômes du LDGCB sont variés et peuvent inclure des adénopathies ou gonflement des ganglions lymphatiques, une fièvre inexpliquée, des sueurs ...
- Le lymphome B (centreleonberard.fr)
Le lymphome B diffus à grandes cellules : Le traitement de référence repose sur une association d'immunothérapie (anticorps anti CD20) et de chimiothérapie.
- Lymphome B diffus à grandes cellules (deuxiemeavis.fr)
15 avr. 2025 — On retrouve comme symptômes du lymphome B diffus à grandes cellules des adénopathies, c'est-à-dire des ganglions palpables au niveau du cou et ...
- Lymphome diffus à grandes cellules B (cancer.ca)
Le lymphome diffus à grandes cellules B (LDGCB) est le type de lymphome non hodgkinien (LNH) le plus courant. Les traitements comprennent la chimiothérapie, ...
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Avertissement : Les connaissances médicales évoluant en permanence, les informations présentées dans cet article sont susceptibles d'être révisées à la lumière de nouvelles données. Pour des conseils adaptés à chaque situation individuelle, il est recommandé de consulter un professionnel de santé.
