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Lithiase biliaire : symptômes, examens, traitements et suivi

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IRM des voies biliaires par ville

La lithiase biliaire correspond à la présence d’un ou plusieurs calculs dans la vésicule biliaire, la voie biliaire principale ou les voies biliaires situées dans le foie. [2] La lithiase vésiculaire concerne uniquement la vésicule biliaire, tandis que la boue biliaire n’est pas elle-même une lithiase. [2] [3] La localisation des calculs et la présence ou non de symptômes ou de complications déterminent les examens et les soins à envisager avec le médecin. [2]

Quand une prise en charge urgente est-elle nécessaire ?

Une cholécystite, une angiocholite ou une pancréatite liée à un calcul peut mettre en jeu le pronostic vital et nécessite une prise en charge hospitalière en urgence, parfois avec un geste invasif. [2] Si une douleur biliaire devient permanente, notamment avec fièvre, nausées ou vomissements, ou si une jaunisse persistante s’accompagne de fièvre, faites-vous évaluer à l’hôpital en urgence. [2]

En l’absence de ces situations urgentes, une consultation médicale reste indispensable après la fin d’une crise compatible avec une colique hépatique, même si la douleur a cessé ; les documents disponibles ne fixent pas de délai chiffré. [1]

Quels symptômes les calculs peuvent-ils provoquer ?

La majorité des calculs de la vésicule biliaire ne provoquent aucun symptôme et sont parfois découverts au cours d’un examen réalisé pour un autre motif. [1] [3] Une colique hépatique provoque une douleur brutale et intense dans le creux de l’estomac ou sous les côtes à droite, pouvant irradier vers l’épaule droite, l’omoplate ou le dos. [1] La douleur devient rapidement constante pendant la crise et peut s’accompagner de nausées ou de vomissements ; une colique hépatique simple cesse lorsque le calcul ne bloque plus la voie biliaire et n’est pas accompagnée de fièvre. [1]

Comment le diagnostic est-il établi ?

Chez une personne présentant des symptômes évocateurs, le médecin recherche les caractéristiques de la douleur et examine l’abdomen. [1] Une échographie abdominale est utilisée pour confirmer la présence de calculs et examiner la vésicule ainsi que les canaux biliaires. [1] Le médecin peut demander une prise de sang pour rechercher une répercussion sur le foie ou le pancréas ; des résultats perturbés peuvent notamment faire suspecter un calcul dans la voie biliaire principale. [1]

Si la suspicion reste forte malgré une échographie standard sans calcul visible, ou si une localisation atypique est recherchée, une équipe spécialisée peut envisager une écho-endoscopie en seconde intention. [2] Après l’échographie initiale, une bili-IRM peut être envisagée si l’écho-endoscopie n’est pas immédiatement réalisable, mais elle peut être peu performante pour certaines lithiases intrahépatiques, notamment dans le syndrome LPAC. [2]

Une lithiase biliaire diagnostiquée avant 30 ans doit faire évoquer un syndrome LPAC ; des douleurs biliaires récidivant après l’ablation de la vésicule peuvent aussi orienter vers cette forme. [2] Son diagnostic repose surtout sur l’histoire clinique et sur des images échographiques intrahépatiques spécifiques recherchées par un opérateur averti ; la mise en évidence d’une mutation d’ABCB4 n’est pas obligatoire pour poser le diagnostic. [2]

Quels traitements sont proposés ?

Lorsqu’un calcul limité à la vésicule biliaire est découvert fortuitement sans gêne ni douleur, aucun traitement, aucune surveillance ni examen plus poussé ne sont nécessaires du seul fait de cette découverte. [1] [4]

Pour soulager une colique hépatique, le médecin peut prescrire des médicaments contre la douleur et/ou des antispasmodiques en tenant compte de leurs contre-indications. [4] Après une colique hépatique attribuée à un calcul vésiculaire, le médecin traitant oriente vers un chirurgien digestif afin de discuter l’ablation de la vésicule, appelée cholécystectomie ; l’intervention peut être urgente en cas de complication. [4]

La cholécystectomie est le plus souvent réalisée par cœlioscopie lorsque l’état général le permet ; une ouverture plus large de l’abdomen, appelée laparotomie, est nécessaire si la cœlioscopie est contre-indiquée ou parfois si une difficulté survient pendant l’intervention. [4] Les complications de l’intervention sont rares mais peuvent comprendre une blessure d’un canal biliaire, un saignement, un écoulement biliaire, une infection pulmonaire ou une phlébite. [4]

Un calcul de la voie biliaire principale doit être extrait par voie endoscopique ou chirurgicale par une équipe spécialisée. [2] Pour un calcul intrahépatique unique, l’équipe spécialisée discute une extraction endoscopique ou une résection d’une partie du foie selon sa localisation. [2] Les lithiases intrahépatiques multiples, notamment le syndrome LPAC ou la maladie de Caroli, relèvent d’une prise en charge médicale spécialisée. [2]

Un traitement oral prolongé par un acide biliaire peut être proposé par l’équipe médicale pour certains calculs vésiculaires lorsque la chirurgie est contre-indiquée, mais ses résultats sont inconstants. [4] Ce traitement ne doit pas être généralisé à toutes les lithiases, mais il est nécessaire dans le syndrome LPAC. [2] [4]

Quel suivi après l’ablation de la vésicule ?

Après une cholécystectomie, signalez à votre médecin traitant des vomissements, une fièvre, une jaunisse, la persistance de la douleur ou toute autre anomalie. [4]

Suivez les consignes du chirurgien pour reprendre l’alimentation et les activités professionnelles, physiques et sportives, car le délai dépend de la technique opératoire, de votre état de santé et de votre activité. [4] Après la reprise initiale de l’alimentation, aucun régime particulier n’est habituellement nécessaire à long terme. [4]

Peut-on réduire certains facteurs favorisants ?

Pour réduire les facteurs modifiables favorisant les calculs biliaires, privilégiez au long cours une alimentation saine, pauvre en graisses et riche en fibres, un poids adapté et une activité physique régulière. [3] Une perte de poids importante et rapide favorise également la formation de calculs ; si un amaigrissement important est prévu, parlez-en au médecin qui vous accompagne. [3]

Si vous fumez et qu’une cholécystectomie est programmée, parlez de l’arrêt du tabac au médecin, au chirurgien et à l’anesthésiste et visez un arrêt 6 à 8 semaines avant l’intervention afin d’éliminer le risque chirurgical supplémentaire lié au tabac. [4]

Sources et références

[2] Maladie lithiasique biliaire – FMC-HGE

www.fmcgastro.org · Consulté le 2026-09-11

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Informations pratiques : Assurance Maladie — téléconsultation · Service Public — numéros d’urgence.

Spécialités médicales concernées

Chirurgie générale, digestive et de l’obésité
Chirurgien viscéral et digestifOption : endoscopie chirurgicale
Gastro-entérologue et hépatologue