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Lésions de la coiffe des rotateurs : symptômes, diagnostic et traitements

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Les lésions de la coiffe des rotateurs regroupent notamment la tendinopathie et les déchirures partielles ou complètes des tendons de l’épaule. [2] Elles provoquent principalement une douleur de l’épaule, souvent accentuée quand le bras est levé, et les déchirures importantes peuvent aussi entraîner une faiblesse. [2] Le diagnostic repose surtout sur l’histoire des symptômes et l’examen clinique, tandis qu’une IRM peut être utile dans certaines situations. [2]

Quel est le rôle de la coiffe des rotateurs ?

La coiffe des rotateurs comprend quatre muscles, le supra-épineux, l’infra-épineux, le petit rond et le subscapulaire, ainsi que leurs tendons. [2] Cet ensemble aide à stabiliser la tête de l’humérus dans l’articulation et participe à l’élévation ainsi qu’à la rotation du bras. [1] [2] Il est particulièrement sollicité lors des gestes réalisés au-dessus de la tête, comme lancer, nager, soulever une charge ou servir dans un sport de raquette. [2]

Tendinopathie, déchirure et bursite : quelles différences ?

La tendinopathie correspond à une atteinte du tendon, fréquemment liée à son irritation chronique dans l’espace situé sous l’acromion. [2] Une déchirure peut n’intéresser qu’une partie de l’épaisseur du tendon ou être complète. [2] La bursite sous-acromiale est une inflammation de la bourse située au-dessus de la coiffe et peut résulter d’une tendinite. [2] Ces atteintes peuvent partager les mêmes symptômes, mais une déchirure sévère se distingue plus volontiers par une faiblesse marquée. [2]

Comment ces lésions surviennent-elles ?

Une lésion peut apparaître progressivement sous l’effet de gestes répétés du bras au-dessus de la tête, dans un contexte sportif ou professionnel. [2] Dans le conflit sous-acromial, les structures de la coiffe sont comprimées sous la partie supérieure de l’omoplate, ce qui favorise irritation, inflammation et gonflement. [1] [2] Si les contraintes se poursuivent, le tendon peut s’affaiblir puis se déchirer partiellement ou complètement. [1] [2] Une déchirure peut aussi survenir brutalement après une chute, une traction importante ou un autre mouvement puissant. [1] Certaines lésions apparaissent néanmoins sans surmenage ni facteur déclencheur évident. [2] La dégénérescence tendineuse liée à l’âge contribue également aux atteintes de la coiffe, y compris chez des personnes non sportives. [2]

Quels symptômes peuvent évoquer une lésion de la coiffe ?

Le symptôme principal est une douleur située dans la région de l’épaule. [1] [2] Dans une tendinopathie, une bursite ou une déchirure partielle, la douleur est souvent accentuée lorsque le bras est élevé au-dessus de la tête. [2] Elle peut être particulièrement marquée au milieu du mouvement d’élévation, entre 60 et 120 degrés. [1] [2] Lorsque l’atteinte évolue, la douleur peut aussi être présente au repos, notamment la nuit, et perturber le sommeil. [1] Une rupture complète peut se manifester par une douleur aiguë accompagnée d’une faiblesse de l’épaule. [2] Dans les grandes déchirures, la rotation du bras vers l’extérieur peut devenir particulièrement faible, voire impossible. [1] [2]

Comment le diagnostic est-il établi ?

Le diagnostic commence par l’analyse des symptômes, de leur mode d’apparition et des activités susceptibles de les déclencher. [2] Pendant l’examen, différentes manœuvres évaluent la douleur, l’amplitude des mouvements et la force des muscles de la coiffe. [2] Une douleur ou une faiblesse importante pendant ces manœuvres peut orienter vers un dysfonctionnement de la coiffe, sans suffire à elle seule à caractériser précisément la lésion. [2] L’examen recherche également d’autres origines possibles de douleur, notamment au niveau des articulations voisines, du tendon du biceps, de l’omoplate ou du rachis cervical. [2] Une IRM peut être réalisée lorsque l’examen fait suspecter une déchirure ou lorsque les symptômes ne disparaissent pas après une première période de traitement conservateur. [1] [2] Une arthroscopie peut être nécessaire chez certains patients, mais elle n’est pas l’examen utilisé dans tous les cas. [2]

Quels sont les principes du traitement ?

La prise en charge dépend notamment du type de lésion, de son importance, de la douleur et de la limitation fonctionnelle. [1] [2] Dans la plupart des tendinites, des bursites et des déchirures partielles, une prise en charge non chirurgicale associant repos, traitement anti-inflammatoire et exercices est suffisante. [2] En cas de douleur modérée ou intense, un repos temporaire de l’épaule avec le bras en écharpe peut être proposé pendant quelques jours. [1] Les mouvements au-dessus du niveau de l’épaule, surtout contre résistance, sont évités pendant la phase douloureuse décrite dans cette prise en charge. [1] Des anti-inflammatoires non stéroïdiens peuvent être utilisés dans le cadre de la prise en charge médicale de la douleur. [2]

Une injection de corticoïde dans l’espace sous-acromial peut parfois être envisagée pour soulager la douleur à court terme, notamment lorsque celle-ci est aiguë et sévère ou que les traitements précédents sont inefficaces. [2] Les injections répétées de corticoïdes sont associées à un risque accru de dégénérescence tendineuse, ce qui impose d’en limiter l’utilisation. [2] Une intervention chirurgicale peut être proposée lorsque la lésion est grave, par exemple en cas de déchirure complète, ou lorsqu’une bursite chronique résiste au traitement conservateur. [2] Selon la situation, la chirurgie peut réparer le tendon déchiré ou diminuer le conflit en retirant l’excès d’os qui réduit l’espace disponible pour la coiffe. [1] [2]

Quelle place pour les exercices et la prévention des récidives ?

Les exercices visent à maintenir ou à restaurer l’amplitude des mouvements puis à renforcer les muscles de la coiffe des rotateurs. [1] [2] Le renforcement est introduit lorsque l’épaule peut de nouveau être mobilisée sans douleur comme auparavant. [1] Il contribue à restaurer la force de l’ensemble de la coiffe et à réduire le risque de conflit pendant les activités réalisées au-dessus de la tête. [1] La progression doit rester dans une zone indolore et la résistance peut être augmentée selon la tolérance. [2] La persistance des symptômes malgré une première prise en charge conservatrice peut conduire à une nouvelle évaluation et, selon le contexte, à une IRM. [2]

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