Larva migrans cutanée : contamination, signes, diagnostic et traitement

La larva migrans cutanée, aussi appelée dermatite vermineuse rampante, est une maladie parasitaire de la peau provoquée le plus souvent par des larves d’ankylostomes du chien ou du chat. [1] Elle se manifeste typiquement par une traînée rouge-brun, sinueuse, en relief et très prurigineuse, qui se déplace progressivement dans la couche superficielle de la peau. [2] Le diagnostic repose généralement sur l’examen de l’éruption et sur la recherche d’un contact récent de la peau avec de la terre ou du sable potentiellement contaminés. [2]
Comment la contamination se produit-elle ?
Les ankylostomes adultes vivent normalement dans l’intestin de chiens ou de chats, puis leurs œufs sont éliminés dans les selles des animaux. [2] Dans un sol ou du sable chaud et humide, les œufs évoluent en larves capables d’infecter un nouvel hôte. [2] La contamination humaine survient lorsque ces larves entrent directement en contact avec une peau exposée et la pénètrent. [1] L’exposition peut notamment se produire en marchant pieds nus ou en s’allongeant sur un sol ou du sable contaminé. [2] Chez l’être humain, les larves restent généralement dans les couches superficielles de la peau et ne parviennent normalement pas à devenir des vers adultes. [1] La maladie existe dans le monde entier, mais elle est plus fréquente dans les environnements tropicaux ou subtropicaux. [1]
Quels sont les signes de la larva migrans cutanée ?
L’éruption débute au point de pénétration des larves, souvent sur les pieds, les jambes, les fesses ou le dos. [2] Une petite zone rouge ou des papules peuvent être suivies par l’apparition d’un trajet filiforme, sinueux et légèrement surélevé. [1] [2] Ce trajet est migrateur et peut progresser de plusieurs centimètres par jour à mesure que la larve se déplace dans la peau. [1] Les démangeaisons sont souvent intenses. [1] De petites cloques peuvent apparaître, et certaines personnes présentent des lésions ressemblant à une inflammation des follicules pileux. [1]
Comment le diagnostic est-il établi ?
Le diagnostic est le plus souvent clinique, ce qui signifie qu’il repose sur les antécédents d’exposition ainsi que sur l’aspect et la localisation de l’éruption. [1] [2] Les analyses de laboratoire ne sont généralement pas utiles pour confirmer cette maladie. [1] Une augmentation des éosinophiles, une catégorie de globules blancs parfois associée aux parasites, est rare dans la larva migrans cutanée. [1] Une biopsie cutanée n’est habituellement pas nécessaire et ne détecte pas toujours la larve. [3]
Quelles maladies peuvent lui ressembler ?
La larva migrans cutanée ne doit pas être confondue avec la larva currens liée à une infection par Strongyloides stercoralis, dont la lésion se déplace beaucoup plus rapidement. [3] Elle est également différente du prurit du nageur provoqué par des parasites provenant d’escargots d’eau douce. [2] D’autres affections infectieuses ou inflammatoires peuvent avoir un aspect partiellement comparable, ce qui limite la fiabilité d’un autodiagnostic fondé sur la seule forme de l’éruption. [3]
Quelle est l’évolution et quels sont les risques ?
La larva migrans cutanée guérit habituellement spontanément en quelques semaines à quelques mois, car les larves ne peuvent pas achever leur cycle chez l’être humain. [2] Pendant cette évolution, les démangeaisons peuvent être importantes et parfois perturber le sommeil. [3] Le grattage des papules ou des cloques peut favoriser une infection bactérienne secondaire de la peau. [2] Une réaction pulmonaire transitoire associant des infiltrats pulmonaires et une augmentation des éosinophiles, appelée syndrome de Löffler, peut aussi compliquer la maladie. [1]
Quels sont les principes du traitement ?
Même si l’infection peut disparaître spontanément, un traitement permet de soulager les démangeaisons et de réduire le risque d’infection bactérienne liée au grattage. [2] La prise en charge repose sur un médicament antiparasitaire, appelé anthelminthique, administré par voie locale ou orale. [1] Les traitements oraux sont généralement préférés dans la source professionnelle disponible, car ils sont décrits comme bien tolérés et plus faciles à utiliser et à obtenir que les préparations locales. [1] Le choix entre une forme locale et une forme orale dépend notamment du nombre et de l’étendue des lésions. [3]
Comment réduire le risque de contamination ?
Le port de chaussures protectrices peut réduire le contact de la peau avec les larves présentes dans un sol contaminé. [3] Une serviette posée sur le sol ne constitue pas une protection constante contre la transmission. [3]
Sources et références
[1] Larva migrans cutanée - Dermatologie - Édition professionnelle du Manuel MSD
Manuels MSD · Consulté le 2026-09-11
[2] Larva migrans cutanée - Troubles cutanés - Manuels MSD pour le grand public
Manuels MSD · Consulté le 2026-09-13
[3] Cutaneous Larva Migrans - StatPearls - NCBI Bookshelf
www.ncbi.nlm.nih.gov · Consulté le 2026-09-16
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