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Infections urinaires : reconnaître une cystite, comprendre les examens et savoir quand consulter

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Échographie urinaire par ville

Une infection urinaire peut toucher différentes parties des voies urinaires : la cystite est localisée à la vessie, tandis que la pyélonéphrite correspond à une atteinte infectieuse rénale. [1] La cystite est fréquente chez la femme et est généralement sans gravité, mais une infection urinaire peut nécessiter une évaluation et un traitement adaptés lorsqu'elle concerne une personne fragile ou qu'elle s'accompagne de signes évoquant une atteinte rénale. [1] [6] Cette fiche détaille surtout la cystite, car le diagnostic, les soins et le suivi des autres formes d'infection urinaire dépendent de leur localisation et du profil de la personne. [3] [6]

Qu'est-ce qu'une cystite infectieuse ?

La cystite infectieuse est une infection de la vessie provoquée dans la grande majorité des cas par une bactérie appelée Escherichia coli, naturellement présente dans le tube digestif. [1] Elle survient généralement lorsque des bactéries présentes près du périnée pénètrent dans l'urètre, remontent jusqu'à la vessie et s'y multiplient. [1] La faible longueur de l'urètre féminin facilite cette remontée et contribue à la fréquence des cystites chez les femmes et les petites filles. [1]

Toute inflammation de la vessie n'est cependant pas une infection : la cystite interstitielle est une maladie inflammatoire chronique non infectieuse, et certains médicaments ou une radiothérapie peuvent également provoquer une cystite. [1] Des infections urinaires fongiques, notamment à Candida, existent aussi, mais elles touchent principalement des personnes porteuses d'un dispositif urinaire, diabétiques, immunodéprimées ou présentant une obstruction des voies urinaires. [4] La présence de Candida dans les urines ne suffit pas toujours à prouver une infection, car elle peut correspondre à une colonisation sans réaction des tissus. [4]

Quels symptômes évoquent une cystite ?

Chez la femme, une cystite peut se manifester brutalement par des brûlures ou des douleurs en urinant. [1] Des envies urgentes et très fréquentes d'uriner, avec émission de petites quantités, sont également caractéristiques. [1] Une pesanteur ou une douleur dans le bas du ventre peut accompagner ces troubles urinaires. [1] Les urines peuvent devenir troubles, avoir une odeur inhabituelle ou contenir des traces de sang. [1]

Une cystite limitée à la vessie ne provoque normalement ni fièvre, ni frissons, ni douleur lombaire. [1] La présence de fièvre, surtout avec des frissons ou une douleur dans le dos ou sur le côté, peut indiquer que l'infection a atteint un rein. [1] [6] Chez le bébé ou l'enfant de moins de deux ans, une infection urinaire atteint le plus souvent les reins et peut se révéler par une fièvre inexpliquée, des pleurs en urinant, des vomissements, une perte d'appétit, une fatigue ou un changement d'humeur. [1] [6]

Quelles situations augmentent le risque de complication ?

Une mauvaise vidange de la vessie favorise la stagnation de l'urine et peut faciliter une infection. [1] Cette situation peut notamment être liée à un prolapsus, à une maladie neurologique, à une maladie de la prostate ou à une anomalie de l'appareil urinaire. [1] Les rapports sexuels, l'utilisation de spermicides, l'incontinence, la ménopause et la grossesse font partie des facteurs favorisant la cystite chez la femme. [1] Un sondage urinaire, une endoscopie de la vessie et certains médicaments susceptibles de gêner sa vidange peuvent aussi favoriser une infection urinaire. [1]

Le risque de complication est plus élevé chez l'homme, la femme enceinte, la personne immunodéprimée ou atteinte d'une maladie rénale chronique sévère. [1] [3] Il est également accru en présence d'une anomalie des voies urinaires, d'un calcul rénal, d'un rein unique ou après une intervention récente sur les voies urinaires. [1] [3] Les personnes de plus de 75 ans et certaines personnes fragiles de plus de 65 ans nécessitent aussi une prise en charge adaptée. [1] [3]

Comment le diagnostic de cystite est-il établi ?

Le diagnostic d'une cystite repose notamment sur une bandelette urinaire recherchant des leucocytes, qui sont des globules blancs, et des nitrites produits lors de certaines infections urinaires. [3] Chez une femme jeune non enceinte sans risque de complication, une bandelette positive est en faveur d'une infection et un examen cytobactériologique des urines n'est généralement pas nécessaire. [3] Chez une personne présentant un risque de complication, une bandelette positive est complétée par un examen cytobactériologique des urines, ou ECBU. [3] L'ECBU identifie la bactérie responsable et l'antibiogramme teste sa sensibilité aux antibiotiques afin d'aider à choisir le traitement. [3] Une échographie de l'appareil urinaire peut être demandée lorsqu'une anomalie est suspectée. [3]

Pendant la grossesse, des bactéries dans les urines sont recherchées régulièrement à partir du quatrième mois, et une bandelette positive doit être suivie d'un ECBU. [3] Une femme enceinte qui ressent des symptômes de cystite doit consulter rapidement afin qu'un ECBU soit réalisé. [3] Chez l'enfant, une bandelette positive doit être complétée par un ECBU pour confirmer l'infection urinaire. [3]

Quels sont les principes du traitement et du suivi ?

Une cystite infectieuse diagnostiquée est traitée par un antibiotique adapté à la situation médicale. [3] Le choix du médicament et la durée du traitement diffèrent entre une cystite simple, une grossesse, une infection chez l'enfant et une situation exposant à des complications. [3] Dans une cystite à risque de complication, le traitement est si possible choisi d'après l'antibiogramme ou réajusté lorsque ses résultats sont disponibles. [3] Les symptômes peuvent persister pendant deux à trois jours après le début du traitement avant de disparaître. [3] Sans traitement, les bactéries peuvent remonter vers les reins et favoriser une pyélonéphrite. [3]

Un antibiotique doit être pris à la dose et pendant la durée prescrites, sans arrêt prématuré même si les symptômes s'améliorent. [3] Il ne faut pas donner son antibiotique à une autre personne, car le traitement doit être adapté à chaque situation. [3] En cas de doute ou d'effet indésirable, il est recommandé de demander conseil au médecin. [3]

Dans quels cas le pharmacien peut-il intervenir ?

En France, une femme de 16 à 65 ans, non enceinte, présentant depuis peu des brûlures urinaires ou des besoins fréquents ou urgents d'uriner peut s'adresser directement à un pharmacien si elle n'a pas de symptôme inquiétant ni de maladie chronique. [2] Le pharmacien peut réaliser une bandelette urinaire et, si elle est positive, délivrer sans ordonnance l'antibiotique prévu par ce parcours. [2] Une ordonnance conditionnelle remise par un médecin ou une sage-femme peut également permettre la délivrance du traitement si la bandelette réalisée en pharmacie est positive et si l'ordonnance est encore valable. [2] Ce parcours ne s'applique pas à la grossesse, aux maladies chroniques ni aux situations présentant des signes d'aggravation. [2]

Quand faut-il consulter rapidement ?

En cas de fièvre avec frissons ou de douleur dans le dos ou sur le côté, une consultation doit avoir lieu dans la journée, car une atteinte rénale est possible et son traitement est urgent. [6] Une consultation dans la journée est aussi nécessaire en cas de symptômes urinaires pendant la grossesse, chez un homme, chez une personne de plus de 75 ans ou chez une personne ayant une maladie chronique, un déficit immunitaire ou un problème connu des voies urinaires. [6] Une suspicion d'infection urinaire chez un enfant justifie également une consultation dans la journée. [6] Chez un bébé ou un enfant de moins de deux ans, la prise en charge doit être rapide, car l'infection atteint généralement les reins dans cette tranche d'âge. [6] Il faut consulter de nouveau rapidement si les symptômes s'aggravent dans les jours suivant le début de l'antibiotique. [6]

Comment limiter les récidives de cystite ?

Une cystite est dite récidivante lorsqu'au moins quatre épisodes surviennent en un an. [3] [5] En l'absence de contre-indication médicale, boire au moins 1,5 litre d'eau et de liquides non alcoolisés par jour contribue à augmenter le flux urinaire et à réduire la charge bactérienne dans la vessie. [5] [6] Il est conseillé d'uriner dès que le besoin se présente, de ne pas se retenir et de vider complètement la vessie. [5] [6] S'essuyer d'avant en arrière après les toilettes aide à éviter le déplacement de germes des selles vers les voies urinaires. [5] Les douches vaginales, les produits d'hygiène intime parfumés et les bains moussants sont déconseillés. [5] Lorsque les cystites surviennent après les rapports sexuels, uriner juste après et éviter les spermicides peut être utile. [5]

En cas de cystites récidivantes, un ECBU peut être demandé lors des premiers épisodes ou lorsque la réponse au traitement est insuffisante. [3] Des examens complémentaires ne sont habituellement réalisés que si le suivi fait suspecter une anomalie des voies urinaires. [3] Chez certaines patientes, le médecin peut organiser à l'avance l'utilisation de bandelettes et d'un traitement antibiotique, avec des explications précises et une réévaluation régulière. [3] Lorsqu'une anomalie anatomique ou fonctionnelle des voies urinaires est identifiée, sa prise en charge peut être nécessaire pour limiter les récidives. [3] [5]

Sources et références

[1] Cystite (infection urinaire) : symptômes et causes | ameli.fr | Assuré

Assurance Maladie · Consulté le 2026-09-11

[3] Diagnostic, traitement et évolution de la cystite | ameli.fr | Assuré

Assurance Maladie · Consulté le 2026-09-11

[6] Cystite : que faire et quand consulter ? | ameli.fr | Assuré

Assurance Maladie · Consulté le 2026-09-11

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