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Infections de la peau : repères sur les formes bactériennes

Cette fiche porte sur les infections bactériennes de la peau, dont la gravité peut aller d’un petit bouton localisé à une infection susceptible de menacer la vie. [2] Certaines restent limitées à la peau, tandis que d’autres atteignent aussi les tissus mous situés en dessous. [2] Le traitement dépend notamment de l’étendue de l’infection, de la présence éventuelle d’un abcès ou de tissus morts et de la profondeur de l’atteinte. [2] [1]

Comment une infection bactérienne de la peau se développe-t-elle ?

La peau constitue normalement une barrière efficace, même si de nombreuses bactéries vivent à sa surface ou entrent régulièrement en contact avec elle. [2] Une infection bactérienne peut apparaître lorsque des bactéries pénètrent par un follicule pileux ou par une rupture de la barrière cutanée. [2] Cette porte d’entrée peut être une griffure, une piqûre, une morsure, une brûlure, une incision chirurgicale ou une maladie cutanée préexistante. [2] Les bactéries des genres Staphylococcus et Streptococcus figurent parmi les causes les plus fréquentes des infections bactériennes cutanées. [2]

Quelles sont les principales formes bactériennes ?

Les formes relativement limitées comprennent notamment la folliculite, le furoncle, l’impétigo et les petits abcès cutanés. [2] La cellulite bactérienne, l’érysipèle, les abcès importants, la lymphangite, les infections de plaies et les infections nécrosantes appartiennent aux atteintes plus graves de la peau ou des structures sous-cutanées. [2] Ces appellations ne sont pas interchangeables, car la localisation, la profondeur et la présence d’une poche de pus ou de tissus morts peuvent modifier les soins nécessaires. [2] [1]

Qui présente un risque accru ?

Le risque d’infection bactérienne cutanée est plus élevé lorsque la peau est enflammée, lésée ou autrement fragilisée. [2] Le diabète peut favoriser ces infections en raison d’une circulation sanguine parfois réduite et d’une capacité moins importante à combattre les microbes. [2] Le risque est également accru chez certaines personnes hospitalisées, très âgées, immunodéprimées ou traitées par chimiothérapie ou par d’autres médicaments immunosuppresseurs. [2] Pour les infections nécrosantes, le diabète, le cancer, une maladie rénale chronique, l’affaiblissement du système immunitaire, la consommation de drogues par injection et les troubles liés à l’alcool sont notamment associés à un risque plus élevé. [1]

Que sont les infections nécrosantes de la peau ?

Les infections nécrosantes sont des formes graves dans lesquelles la peau et d’autres tissus infectés meurent, ce que l’on appelle une nécrose. [1] La fasciite nécrosante atteint en profondeur les tissus conjonctifs qui recouvrent les muscles, tandis que la cellulite nécrosante se propage dans des couches plus superficielles de la peau. [1] Ces infections peuvent être causées par des streptocoques, des clostridies ou une association de plusieurs bactéries. [1] Elles peuvent commencer dans une plaie, une lésion souillée ou une incision chirurgicale, mais certaines apparaissent aussi sur une peau apparemment saine. [1]

Au début, la peau peut être pâle puis devenir rapidement rouge ou couleur bronze, chaude et enflée, avec une douleur intense. [1] L’évolution peut s’accompagner d’une coloration violacée, de grandes cloques remplies de liquide et de zones noires correspondant à la mort des tissus. [1] Certaines formes produisent du gaz sous la peau, donnant une sensation de crépitement au toucher. [1] Lorsque les nerfs sont détruits, une douleur initialement très forte peut diminuer ou disparaître malgré l’aggravation de l’infection. [1] Une forte fièvre, un état général très altéré, une accélération du rythme cardiaque, une confusion, une perte de connaissance ou une chute de la tension artérielle peuvent également survenir. [1]

Comment les médecins évaluent-ils une infection nécrosante ?

Le diagnostic d’une infection nécrosante repose d’abord sur l’examen clinique et l’aspect de la zone atteinte. [1] Une radiographie peut mettre en évidence du gaz sous la peau. [1] Des analyses de sang et la mise en culture de prélèvements sanguins ou tissulaires contribuent à rechercher la bactérie responsable. [1] Dans ce contexte grave, les médecins commencent le traitement avant de recevoir les résultats définitifs des analyses microbiologiques. [1]

Quels sont les principes des soins ?

Pour certaines infections bactériennes mineures, le médecin peut prescrire un antibiotique à appliquer localement. [2] Une infection étendue peut nécessiter un antibiotique pris par la bouche ou administré dans une veine. [2] Un abcès est souvent incisé et drainé par un médecin, car une poche de pus peut nécessiter un geste en plus du traitement médicamenteux. [2] Les infections nécrosantes sont traitées par l’ablation chirurgicale des tissus morts et par des antibiotiques administrés par voie intraveineuse. [1] Une chirurgie étendue et, dans certains cas, une amputation peuvent être nécessaires lorsque la peau, les tissus ou les muscles sont largement atteints. [1]

Comment protéger une peau lésée ?

La prévention des infections bactériennes repose notamment sur une peau propre et sur la limitation des lésions qui rompent la barrière cutanée. [2] Lorsqu’une plaie survient, la source recommande de la laver à l’eau et au savon puis de la recouvrir d’un pansement stérile. [2] Les pommades antibiotiques ne sont pas recommandées sur les petites plaies non infectées, notamment en raison du risque de développer une allergie à l’antibiotique. [2]

Sources et références

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