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Infections à pneumocoques : formes, symptômes, diagnostic et soins

Les infections à pneumocoques sont causées par Streptococcus pneumoniae, une bactérie aussi appelée pneumocoque. [1] Elles ne correspondent pas à une maladie unique : le pneumocoque peut notamment provoquer une otite moyenne, une sinusite, une pneumonie, une infection du sang appelée bactériémie ou une méningite. [1] La gravité dépend en particulier de la partie du corps atteinte, de la diffusion éventuelle de la bactérie et de la vulnérabilité de la personne. [1] [2]

Du portage de la bactérie à l’infection

Le pneumocoque peut être présent dans les voies respiratoires supérieures d’une personne en bonne santé sans provoquer de maladie. [1] Ce portage doit donc être distingué d’une infection, au cours de laquelle la bactérie atteint un site comme l’oreille moyenne, les sinus ou les poumons. [1] [2] Le pneumocoque se propage notamment par les gouttelettes respiratoires émises lors de la toux ou des éternuements et par le contact direct avec une personne infectée. [1] La transmission est favorisée dans les lieux de vie ou de travail densément peuplés. [1] [2]

Quels symptômes peuvent provoquer les infections à pneumocoques ?

Une infection à pneumocoque provoque généralement de la fièvre et un malaise général, mais les autres symptômes dépendent de sa localisation. [1] Une pneumonie à pneumocoque peut débuter brutalement par de la fièvre, des frissons, une toux et un essoufflement. [1] Elle peut aussi entraîner une douleur aiguë d’un côté de la poitrine, aggravée par la toux ou une inspiration profonde. [1] Une accumulation de liquide autour du poumon, appelée épanchement pleural, peut contribuer à la douleur thoracique et à la difficulté à respirer. [1]

La méningite à pneumocoque peut provoquer de la fièvre, des maux de tête, un malaise et une raideur de la nuque. [1] La raideur de la nuque peut toutefois être peu évidente au début de la maladie. [1] Chez le nourrisson, elle est souvent absente et les manifestations peuvent plutôt comprendre un refus de s’alimenter, une irritabilité ou une léthargie. [1]

Une otite moyenne à pneumocoque peut se manifester par une douleur de l’oreille, un tympan rouge et bombé ou du pus derrière le tympan. [1] Une sinusite à pneumocoque peut provoquer une douleur au niveau des sinus et un écoulement nasal purulent. [1] La bactériémie désigne la présence du pneumocoque dans le sang et peut être isolée ou accompagner une infection située ailleurs dans l’organisme. [1] [2]

Qui présente davantage de risques de forme grave ?

Le risque d’infection grave ou invasive est plus élevé chez les jeunes enfants et les personnes âgées. [2] Il augmente également en présence de certaines maladies cardiaques, respiratoires, hépatiques ou rénales chroniques, d’un diabète ou d’une consommation problématique d’alcool. [1] [2] Une immunodépression liée à une maladie ou à un traitement, l’absence de rate fonctionnelle, la drépanocytose et le tabagisme font aussi partie des facteurs de risque décrits. [1] [2] Une grippe ou une bronchite chronique peut altérer la muqueuse respiratoire et favoriser une infection pneumococcique. [1] [2]

Comment le diagnostic est-il établi ?

Le diagnostic repose sur les symptômes, l’examen clinique et, selon la localisation, la mise en évidence de la bactérie dans un prélèvement. [1] En cas de pneumonie suspectée, une radiographie pulmonaire peut rechercher les signes d’atteinte du poumon. [1] Des crachats, du pus ou du sang peuvent être mis en culture afin d’identifier le pneumocoque. [1] L’antibiogramme étudie ensuite la sensibilité de la bactérie aux différents antibiotiques. [1] [2]

Le diagnostic d’une méningite à pneumocoque nécessite une ponction lombaire pour analyser le liquide qui entoure le cerveau et la moelle épinière. [1] L’otite moyenne est généralement diagnostiquée à partir des symptômes et de l’examen clinique, sans culture systématique. [1] Pour une sinusite, une tomodensitométrie peut être réalisée lorsque des complications sont suspectées ou que l’affection est chronique. [1] Un résultat moléculaire positif obtenu sur un prélèvement des voies respiratoires supérieures d’un jeune enfant doit être interprété avec le tableau clinique, car le portage sans symptôme est fréquent. [2]

Quels sont les principes du traitement ?

Les infections à pneumocoques sont traitées par des antibiotiques. [1] Le choix du traitement dépend notamment de la localisation de l’infection, de sa gravité et du profil de résistance de la bactérie. [2] Une infection sévère peut nécessiter une administration intraveineuse plutôt qu’un traitement par voie orale. [1] Le traitement initial peut être adapté après les résultats de la culture et de l’antibiogramme. [2] La méningite relève d’un traitement antibiotique particulier, car certains antibiotiques ne sont pas suffisamment efficaces dans ce contexte. [1] [2]

Complications et évolution possibles

Une infection initialement localisée peut parfois se propager dans le sang ou vers d’autres organes. [1] [2] Une bactériémie peut se compliquer d’un sepsis, d’un choc septique, d’une méningite, d’une endocardite ou d’une infection articulaire. [2] Une otite peut entraîner une baisse de l’audition, des troubles de l’équilibre, une perforation du tympan, une mastoïdite ou une atteinte de l’oreille interne. [1] Une sinusite peut devenir chronique ou s’étendre vers le crâne et provoquer notamment une méningite ou un abcès. [1] [2]

La méningite à pneumocoque peut laisser une perte auditive, des convulsions, des difficultés d’apprentissage ou de comportement et des troubles moteurs. [1] [2] La plupart des pneumonies pneumococciques qui ne nécessitent pas d’hospitalisation n’ont pas d’effet négatif durable décrit. [3] Après une pneumonie sévère, la récupération peut être plus lente et certains symptômes peuvent persister pendant plusieurs mois. [3] Les personnes âgées et celles qui avaient déjà d’autres maladies peuvent mettre davantage de temps à récupérer. [3]

La prévention par la vaccination

La vaccination constitue un moyen de prévenir une partie des infections à pneumocoques. [1] [2] Il existe plus de cent sérotypes de pneumocoques, c’est-à-dire des variantes distinguées notamment par les caractéristiques de leur capsule. [1] [2] Les vaccins ciblent plusieurs sérotypes responsables d’infections, mais ils ne couvrent pas l’ensemble des pneumocoques. [2]

Sources et références

[3] Acute organ injury and long-term sequelae of severe pneumococcal infections

www.ebi.ac.uk · Version : 2023-03-05 · Consulté le 2026-09-16

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