Aller au contenu principal

Infections à Moraxella catarrhalis : atteintes de l’oreille et des voies respiratoires

Moraxella catarrhalis est une bactérie susceptible de provoquer des infections de l’oreille ainsi que des voies respiratoires supérieures ou inférieures. [2] Elle peut notamment être en cause dans une otite moyenne de l’enfant, une sinusite aiguë ou chronique, ou une infection respiratoire basse chez une personne atteinte d’une maladie pulmonaire chronique. [2] Les symptômes ne permettent pas, à eux seuls, d’identifier cette bactérie avec certitude, car aucune manifestation n’est propre aux infections à Moraxella catarrhalis. [2]

Quelles infections Moraxella catarrhalis peut-elle provoquer ?

Chez l’enfant, Moraxella catarrhalis est une cause fréquente d’otite moyenne. [2] Elle peut aussi provoquer une sinusite aiguë ou chronique à tout âge. [2] Chez les personnes atteintes d’une maladie pulmonaire chronique, elle peut être responsable d’une infection des voies respiratoires basses. [2] Elle constitue notamment une cause bactérienne fréquente d’exacerbation de bronchopneumopathie chronique obstructive, ou BPCO. [2]

Moraxella catarrhalis peut également provoquer une pneumonie dont la présentation ressemble à celle d’une pneumonie à pneumocoque. [2] Le passage de la bactérie dans le sang, appelé bactériémie, est rare. [2] Cette bactériémie peut être associée à une infection touchant une valve cardiaque prothétique. [2]

Quelle différence entre colonisation et infection ?

Moraxella catarrhalis peut coloniser les voies respiratoires supérieures, c’est-à-dire y être présente sans que cette présence corresponde nécessairement à une infection. [2] La colonisation du rhinopharynx est fréquente pendant la petite enfance et peut être plus importante pendant les mois d’hiver. [2] Chez l’enfant, cette colonisation constitue un facteur de risque d’otite moyenne aiguë, tandis qu’une colonisation précoce est associée au risque d’otites moyennes récurrentes. [2] La bactérie semble pouvoir gagner un site d’infection à partir de sa zone de colonisation dans l’appareil respiratoire. [2]

Quels signes peuvent être observés ?

Une otite, une sinusite ou une pneumonie à Moraxella catarrhalis ne présente aucun signe caractéristique permettant d’en reconnaître directement la cause bactérienne. [2] Lors d’une atteinte des voies respiratoires inférieures, une aggravation de la toux peut survenir. [2] Cette atteinte peut également s’accompagner d’une augmentation de l’essoufflement et de la production de crachats purulents. [2] Ces manifestations ne suffisent toutefois pas à attribuer l’infection à Moraxella catarrhalis. [2]

Comment le diagnostic est-il établi ?

Le diagnostic microbiologique repose sur la mise en culture d’un liquide ou d’un tissu provenant du site infecté. [2] Au microscope, Moraxella catarrhalis se présente sous la forme de diplocoques à Gram négatif qui peuvent ressembler à des bactéries du genre Neisseria. [2] Après l’isolement en culture, des tests biochimiques permettent de distinguer ces bactéries. [2] La possibilité d’une simple colonisation doit être prise en compte lorsque la bactérie est retrouvée dans les voies respiratoires supérieures. [2]

Quels sont les principes du traitement ?

Le traitement d’une infection attribuée à Moraxella catarrhalis repose sur des antibiotiques. [2] Presque toutes les souches décrites produisent une bêta-lactamase, une caractéristique microbiologique à prendre en compte dans le choix de l’antibiotique. [2] La documentation disponible énumère plusieurs familles d’antibiotiques auxquelles la bactérie est généralement sensible, sans établir une conduite thérapeutique unique pour toutes les localisations et tous les patients. [2]

Quand un essoufflement nécessite-t-il un avis médical ?

Un essoufflement apparu récemment nécessite toujours un avis médical, quelle qu’en soit la cause supposée. [1] En l’absence de signes de détresse respiratoire, la personne essoufflée doit consulter un médecin dans la journée. [1] Un nouvel avis médical est nécessaire si l’état s’aggrave. [1]

Appelez immédiatement le 15 ou le 112 si la personne présente des signes de lutte ou de décompensation respiratoire, car une hospitalisation est alors nécessaire. [1] Les signes d’alerte comprennent notamment une respiration très rapide, courte et superficielle même en position assise, un creusement des espaces entre les côtes à l’inspiration ou l’impossibilité de finir ses phrases en raison de la gêne respiratoire. [1] Une coloration bleutée des lèvres ou des extrémités, des sueurs, une agitation, une confusion ou un malaise sont également des signes de gravité. [1] Des douleurs thoraciques, des palpitations, un gonflement des jambes ou du visage peuvent aussi accompagner une situation grave. [1] Pendant l’appel, décrivez précisément les signes, l’état de conscience et l’heure d’apparition des premiers symptômes, puis ne raccrochez pas avant que votre interlocuteur vous le demande. [1]

Sources et références

La téléconsultation peut être envisagée selon votre situation

  • Un médecin évaluera si la téléconsultation est adaptée
  • Peut être remboursée selon conditions *
Prendre rendez-vous

* Dans le cadre du parcours de soins coordonné. Un médecin évaluera si la téléconsultation est adaptée à votre situation.

Téléconsultation : préparer votre rendez-vous

Une consultation à distance peut être envisagée avec votre médecin. Il détermine si elle convient à votre situation ou si un examen en présence est nécessaire.

Avant le rendez-vous

  • Notez le motif de consultation, les symptômes et leur durée.
  • Préparez la liste de vos traitements, vos allergies connues et les comptes rendus ou résultats déjà disponibles.
  • Installez-vous dans un endroit calme et confidentiel, avec une connexion et un appareil permettant la vidéo.

Organiser la suite

Contactez votre médecin habituel ou le professionnel qui vous suit pour organiser la consultation. Selon votre situation, une consultation en présence pourra être nécessaire.

En cas d’urgence médicale, appelez le 15 ou le 112 ; n’attendez pas une téléconsultation.

Informations pratiques : Assurance Maladie — téléconsultation · Service Public — numéros d’urgence.

Spécialités médicales concernées