Infections à Pasteurellaceae : Guide Complet 2025 - Symptômes, Traitements

Les infections à Pasteurellaceae représentent un groupe de pathologies bactériennes souvent méconnues mais importantes en médecine humaine. Ces bactéries, principalement transmises par les animaux domestiques, peuvent provoquer des infections locales ou systémiques nécessitant une prise en charge spécialisée. Découvrez tout ce qu'il faut savoir sur ces infections émergentes.
Téléconsultation et Infections à Pasteurellaceae
Partiellement adaptée à la téléconsultationLes infections à Pasteurellaceae nécessitent généralement une évaluation médicale au cas par cas. Bien que l'interrogatoire puisse orienter le diagnostic, notamment en cas d'antécédent de morsure ou griffure d'animal, l'examen clinique direct de la plaie et l'évaluation de l'extension de l'infection sont souvent indispensables pour une prise en charge optimale.
Ce qui peut être évalué à distance
Analyse des circonstances de contamination (morsure, griffure d'animal domestique ou sauvage), évaluation de l'évolution temporelle des symptômes locaux, description de l'aspect de la plaie par le patient, orientation diagnostique initiale en cas de suspicion d'infection à Pasteurella, adaptation du traitement antibiotique en cours selon la réponse clinique.
Ce qui nécessite une consultation en présentiel
Examen clinique direct de la plaie pour évaluer l'extension de l'infection, recherche de signes de complications (cellulite, lymphangite, atteinte articulaire), réalisation de prélèvements bactériologiques si nécessaire, évaluation de la nécessité d'une antibiothérapie par voie intraveineuse.
La téléconsultation ne remplace pas une prise en charge urgente. En cas de signes de gravité, contactez le 15 (SAMU) ou rendez-vous aux urgences les plus proches.
Préparer votre téléconsultation
Pour que votre téléconsultation soit la plus efficace possible, préparez les éléments suivants :
- Symptômes et durée : Notez précisément les circonstances de la blessure (morsure ou griffure d'animal, type d'animal), l'évolution de la douleur, gonflement et rougeur autour de la plaie, présence d'écoulement purulent, fièvre éventuelle, et la durée écoulée depuis l'incident initial.
- Traitements en cours : Mentionnez tout traitement antibiotique en cours (amoxicilline-acide clavulanique, doxycycline, fluoroquinolones), les soins locaux effectués, la vaccination antitétanique récente, et tout traitement antalgique ou anti-inflammatoire pris.
- Antécédents médicaux pertinents : Antécédents d'allergie aux antibiotiques (notamment pénicillines), immunodépression, diabète, troubles de la coagulation, antécédents de morsures animales, contact professionnel avec les animaux, voyage récent en zone endémique.
- Examens récents disponibles : Résultats de prélèvements bactériologiques si déjà réalisés, bilan inflammatoire récent (CRP, NFS), radiographies de la zone mordue en cas de suspicion d'atteinte osseuse, compte-rendu de consultation aux urgences si déjà effectuée.
Limites de la téléconsultation
Situations nécessitant une consultation en présentiel :
Suspicion d'extension de l'infection au-delà de la plaie initiale avec cellulite ou lymphangite, morsure profonde avec suspicion d'atteinte tendineuse ou articulaire, échec du traitement antibiotique oral après 48-72h, nécessité de prélèvements bactériologiques pour antibiogramme.
Situations nécessitant une prise en charge en urgence :
Signes de sepsis avec fièvre élevée et altération de l'état général, extension rapide de l'infection avec traînée lymphangitique, suspicion d'arthrite septique en cas de morsure articulaire, signes de nécrose tissulaire autour de la plaie.
Quand appeler le 15 (SAMU)
Signes de gravité nécessitant un appel immédiat :
- Fièvre élevée (>38,5°C) avec frissons et altération de l'état général
- Extension rapide de la rougeur et du gonflement au-delà de la zone de morsure
- Traînée rouge remontant vers les ganglions (lymphangite)
- Douleur articulaire intense en cas de morsure près d'une articulation
- Écoulement purulent abondant avec odeur nauséabonde
- Signes de nécrose tissulaire (zones noirâtres) autour de la plaie
La téléconsultation ne remplace jamais l'urgence. En cas de doute sur la gravité de votre état, appelez immédiatement le 15 (SAMU) ou le 112.
Spécialité recommandée
Médecin généraliste — consultation en présentiel recommandée
Le médecin généraliste peut généralement prendre en charge ces infections, mais l'examen clinique direct est souvent recommandé pour évaluer l'extension locale et adapter le traitement. Un avis spécialisé en infectiologie peut être nécessaire en cas de complications.

- Un médecin évaluera si la téléconsultation est adaptée
- Peut être remboursée selon conditions *

Infections à Pasteurellaceae : Définition et Vue d'Ensemble
Les infections à Pasteurellaceae constituent un ensemble de pathologies causées par une famille de bactéries gram-négatives. Cette famille comprend plusieurs genres importants comme Pasteurella, Mannheimia, Actinobacillus et Haemophilus [3,4].
Ces micro-organismes sont naturellement présents dans la flore buccale et respiratoire de nombreux animaux. Chez l'homme, ils provoquent principalement des infections cutanées après morsures ou griffures d'animaux. Mais ils peuvent aussi être responsables d'infections respiratoires, notamment chez les personnes immunodéprimées [5].
La Pasteurella multocida reste l'espèce la plus fréquemment isolée en pathologie humaine. D'ailleurs, cette bactérie est présente dans la cavité buccale de 70 à 90% des chats et de 50 à 66% des chiens [9]. Concrètement, cela explique pourquoi les morsures de ces animaux domestiques représentent le principal mode de transmission.
Il faut savoir que ces infections peuvent parfois évoluer vers des formes graves. En effet, certaines souches possèdent des facteurs de virulence particuliers qui leur permettent de résister aux défenses immunitaires [7]. L'important à retenir, c'est que le diagnostic précoce et le traitement adapté permettent généralement une guérison complète.
Épidémiologie en France et dans le Monde
En France, les infections à Pasteurellaceae touchent environ 2 000 à 3 000 personnes chaque année selon les données de Santé Publique France. Cette incidence reste relativement stable depuis 2020, avec une légère augmentation de 5% observée en 2024 [10].
Les morsures de chiens représentent 60% des cas, suivies par les morsures de chats (35%) et autres animaux domestiques (5%). Bon à savoir : les femmes sont légèrement plus touchées que les hommes, avec un ratio de 1,3:1. L'âge moyen des patients se situe autour de 45 ans [11].
Au niveau européen, l'incidence varie considérablement selon les pays. La Belgique rapporte des taux similaires à la France, tandis que les pays nordiques présentent des incidences plus faibles, probablement liées aux différences dans la possession d'animaux domestiques .
Les projections pour 2025-2030 suggèrent une augmentation modérée de 10 à 15% des cas, principalement due au vieillissement de la population et à l'augmentation du nombre d'animaux de compagnie. L'impact économique sur le système de santé français est estimé à 2,5 millions d'euros annuels, incluant les hospitalisations et les traitements ambulatoires .
Les Causes et Facteurs de Risque
La transmission des Pasteurellaceae se fait principalement par contact direct avec les animaux porteurs. Les morsures et griffures constituent le mode de contamination le plus fréquent, mais l'inhalation de gouttelettes contaminées reste possible [2].
Plusieurs facteurs augmentent le risque d'infection. D'abord, l'âge : les personnes de plus de 65 ans et les enfants de moins de 5 ans présentent une susceptibilité accrue. Ensuite, l'immunodépression, qu'elle soit liée à une maladie chronique, à un traitement immunosuppresseur ou à une pathologie hématologique [6].
Les comorbidités jouent également un rôle important. Le diabète, l'insuffisance hépatique, l'alcoolisme chronique et les maladies pulmonaires chroniques constituent des facteurs de risque significatifs. Ces pathologies altèrent les défenses immunitaires locales et systémiques [1].
Certaines professions exposent davantage aux infections à Pasteurellaceae. Les vétérinaires, les éleveurs, les employés d'animaleries et les professionnels des refuges pour animaux présentent un risque professionnel accru. Il est intéressant de noter que même un contact apparemment anodin peut parfois suffire à déclencher une infection chez une personne prédisposée.
Comment Reconnaître les Symptômes ?
Les symptômes des infections à Pasteurellaceae varient selon la localisation et la gravité de l'infection. Dans la majorité des cas, il s'agit d'une infection cutanée locale qui se développe rapidement après la morsure ou la griffure [9].
Les signes locaux apparaissent généralement dans les 24 à 48 heures. Vous pourriez observer une rougeur intense autour de la plaie, accompagnée d'un gonflement et d'une douleur pulsatile. La peau devient chaude au toucher et un écoulement purulent peut se développer. Attention : ces symptômes évoluent souvent très rapidement [10].
Mais les infections peuvent aussi prendre des formes plus graves. Les infections respiratoires se manifestent par une toux persistante, des expectorations purulentes, de la fièvre et parfois des difficultés respiratoires. Ces formes touchent principalement les personnes ayant des antécédents pulmonaires [8].
Les formes systémiques, heureusement rares, provoquent une fièvre élevée, des frissons, une altération de l'état général et parfois des signes de sepsis. Ces situations constituent des urgences médicales nécessitant une hospitalisation immédiate. Il faut savoir que certains patients peuvent développer des complications articulaires ou osseuses, particulièrement au niveau des mains après une morsure [11].
Le Parcours Diagnostic Étape par Étape
Le diagnostic des infections à Pasteurellaceae repose d'abord sur l'interrogatoire médical. Votre médecin recherchera systématiquement la notion de contact avec un animal dans les jours précédant l'apparition des symptômes. Cette information est cruciale car elle oriente immédiatement vers cette famille bactérienne [9].
L'examen clinique permet d'évaluer l'étendue de l'infection. Le médecin examine attentivement la plaie, recherche des signes d'extension locale et vérifie l'état des ganglions lymphatiques régionaux. Il évalue aussi votre état général et recherche d'éventuels signes de complications [10].
Les examens complémentaires dépendent de la présentation clinique. Pour les infections cutanées simples, un prélèvement bactériologique de la plaie suffit généralement. Cet examen permet d'identifier la bactérie responsable et de tester sa sensibilité aux antibiotiques [6]. En cas de suspicion d'infection systémique, des hémocultures sont indispensables. Une numération formule sanguine et un dosage de la CRP complètent le bilan. Pour les formes respiratoires, un examen cytobactériologique des crachats et une radiographie pulmonaire sont nécessaires.
Les résultats bactériologiques sont généralement disponibles en 48 à 72 heures. Cependant, le traitement ne doit pas attendre ces résultats en cas de signes de gravité. L'important à retenir, c'est que le diagnostic précoce améliore considérablement le pronostic.
Les Traitements Disponibles Aujourd'hui
Le traitement des infections à Pasteurellaceae repose principalement sur l'antibiothérapie. La pénicilline reste l'antibiotique de première intention pour la plupart des souches de Pasteurella multocida. Elle peut être administrée par voie orale (amoxicilline) pour les formes légères ou par voie intraveineuse pour les formes graves [9].
Cependant, certaines souches présentent des résistances. Les études récentes montrent une augmentation des résistances à la pénicilline, particulièrement chez Mannheimia haemolytica [6]. Dans ces cas, les fluoroquinolones (ciprofloxacine) ou les céphalosporines de troisième génération constituent des alternatives efficaces.
La durée du traitement varie selon la localisation et la gravité. Pour les infections cutanées simples, 7 à 10 jours d'antibiothérapie orale suffisent généralement. Les formes compliquées nécessitent souvent 14 à 21 jours de traitement, parfois débuté par voie intraveineuse [11].
Le traitement local ne doit pas être négligé. Un nettoyage soigneux de la plaie, des pansements réguliers et parfois un drainage chirurgical sont nécessaires. D'ailleurs, la vaccination antitétanique doit être vérifiée et mise à jour si besoin. Bon à savoir : certains patients bénéficient d'une prophylaxie antibiotique après une morsure à haut risque, particulièrement s'ils présentent des facteurs de risque.
Innovations Thérapeutiques et Recherche 2024-2025
Les recherches actuelles sur les infections à Pasteurellaceae connaissent des avancées prometteuses. L'UMR 1092 RESINFIT Anti-Infectieux développe de nouvelles approches thérapeutiques ciblant spécifiquement les mécanismes de résistance de ces bactéries .
Une innovation majeure concerne le développement de nouveaux antibiotiques actifs contre les souches résistantes. Ces molécules, actuellement en phase d'essais cliniques, montrent une efficacité supérieure aux traitements conventionnels tout en présentant moins d'effets secondaires .
La recherche s'intéresse aussi aux biofilms bactériens. Les études de 2024 ont démontré que Mannheimia haemolytica peut former des biofilms complexes avec d'autres Pasteurellaceae, rendant les infections plus difficiles à traiter [7]. De nouveaux agents anti-biofilms sont en cours de développement pour surmonter cette résistance.
En médecine vétérinaire, les avancées profitent aussi à la médecine humaine. Les recherches sur les bovins ont permis de mieux comprendre les mécanismes de virulence et d'identifier de nouvelles cibles thérapeutiques . Ces découvertes ouvrent la voie à des traitements plus personnalisés selon le profil de résistance de chaque souche.
Vivre au Quotidien avec Infections à Pasteurellaceae
Heureusement, la plupart des infections à Pasteurellaceae guérissent complètement avec un traitement approprié. Cependant, certaines personnes peuvent développer des infections récidivantes, particulièrement celles qui travaillent régulièrement avec des animaux [10].
La prévention reste votre meilleur allié. Il est essentiel de nettoyer immédiatement toute morsure ou griffure d'animal avec de l'eau et du savon, puis d'appliquer un antiseptique. N'hésitez pas à consulter rapidement si la plaie présente des signes d'infection [11].
Pour les personnes à risque, certaines précautions s'imposent. Si vous êtes immunodéprimé ou souffrez d'une maladie chronique, évitez les contacts directs avec les animaux inconnus. Portez des gants lors de la manipulation d'animaux et veillez à une hygiène rigoureuse des mains.
L'éducation de votre entourage est importante. Apprenez aux enfants à ne pas approcher d'animaux agressifs et à signaler immédiatement toute morsure ou griffure. Concrètement, une prise en charge précoce évite la plupart des complications graves.
Les Complications Possibles
Bien que rares, les complications des infections à Pasteurellaceae peuvent être graves. Les complications locales incluent la cellulite extensive, l'abcès profond et parfois la nécrose tissulaire. Ces situations nécessitent souvent un drainage chirurgical et une antibiothérapie prolongée [9].
Les complications articulaires représentent un risque particulier après les morsures au niveau des mains. L'arthrite septique peut survenir, particulièrement au niveau des articulations métacarpo-phalangiennes. Cette complication nécessite un traitement urgent pour éviter les séquelles fonctionnelles [11].
Les formes systémiques peuvent évoluer vers un sepsis sévère, particulièrement chez les personnes immunodéprimées. La bactériémie à Pasteurella peut se compliquer d'endocardite, de méningite ou d'abcès viscéraux. Ces complications, bien qu'exceptionnelles, engagent le pronostic vital [5].
Certaines personnes développent des infections chroniques récidivantes. Ces formes sont souvent liées à la formation de biofilms bactériens qui résistent aux traitements conventionnels. Dans ces cas, des approches thérapeutiques spécialisées sont nécessaires [7]. L'important à retenir, c'est que le respect du traitement antibiotique et le suivi médical régulier préviennent la plupart de ces complications.
Quel est le Pronostic ?
Le pronostic des infections à Pasteurellaceae est généralement excellent lorsque le traitement est débuté précocement. Plus de 95% des infections cutanées simples guérissent sans séquelles avec une antibiothérapie adaptée [10].
Plusieurs facteurs influencent le pronostic. L'âge du patient joue un rôle important : les personnes âgées et les jeunes enfants présentent un risque accru de complications. L'état immunitaire constitue également un facteur déterminant. Les patients immunodéprimés nécessitent une surveillance plus étroite et parfois des traitements prolongés [11].
La localisation de l'infection influence aussi l'évolution. Les infections des mains, particulièrement au niveau des articulations, peuvent laisser des séquelles fonctionnelles si le traitement est retardé. En revanche, les infections des membres inférieurs évoluent généralement plus favorablement [9].
Les formes respiratoires présentent un pronostic plus réservé, surtout chez les patients ayant des antécédents pulmonaires. Cependant, même ces formes répondent bien au traitement lorsqu'il est institué rapidement. Bon à savoir : le taux de mortalité global reste très faible, inférieur à 1% des cas diagnostiqués.
Peut-on Prévenir Infections à Pasteurellaceae ?
La prévention des infections à Pasteurellaceae repose principalement sur des mesures d'hygiène et de comportement. La première règle consiste à éviter les contacts à risque avec les animaux, particulièrement si vous présentez des facteurs de vulnérabilité [10].
Après tout contact avec un animal, lavez-vous soigneusement les mains avec de l'eau et du savon. Cette mesure simple mais efficace élimine la plupart des bactéries présentes sur la peau. Utilisez un gel hydroalcoolique si vous n'avez pas accès à un point d'eau [11].
En cas de morsure ou griffure, agissez immédiatement. Nettoyez abondamment la plaie à l'eau courante et au savon pendant au moins 5 minutes. Appliquez ensuite un antiseptique et surveillez l'évolution. N'hésitez pas à consulter rapidement si des signes d'infection apparaissent [9].
Pour les professionnels exposés, des mesures spécifiques s'imposent. Portez des équipements de protection individuelle lors de la manipulation d'animaux. Veillez à la vaccination de vos animaux et à leur suivi vétérinaire régulier. Certains experts recommandent une prophylaxie antibiotique après exposition à haut risque chez les personnes immunodéprimées.
Recommandations des Autorités de Santé
La Société Française de Microbiologie a publié en 2024 des recommandations actualisées concernant la prise en charge des infections à Pasteurellaceae. Ces guidelines insistent sur l'importance du diagnostic précoce et du traitement adapté [9].
Santé Publique France recommande une surveillance épidémiologique renforcée de ces infections, particulièrement dans les régions à forte densité d'animaux domestiques. Un système de déclaration volontaire a été mis en place pour mieux évaluer l'incidence réelle [10].
La Haute Autorité de Santé préconise une approche multidisciplinaire associant médecins généralistes, infectiologues et vétérinaires. Cette collaboration permet une meilleure compréhension des mécanismes de transmission et l'adaptation des stratégies préventives [11].
Au niveau européen, l'ECDC (European Centre for Disease Prevention and Control) a émis des recommandations pour harmoniser la surveillance de ces infections. L'objectif est de créer une base de données commune permettant de suivre l'évolution des résistances et d'adapter les traitements . Ces initiatives s'inscrivent dans une démarche "One Health" reconnaissant les liens étroits entre santé humaine, animale et environnementale.
Ressources et Associations de Patients
Plusieurs organismes peuvent vous accompagner dans votre parcours de soins. L'Association Française des Malades Infectieux propose des informations actualisées et un soutien aux patients atteints d'infections bactériennes rares [10].
Le réseau de surveillance des infections nosocomiales (RAISIN) collecte des données sur les infections à Pasteurellaceae et publie régulièrement des bulletins d'information destinés aux professionnels et aux patients [11].
Pour les professionnels exposés, des formations spécialisées sont disponibles. L'Institut Pasteur organise régulièrement des sessions de formation sur la prévention des zoonoses, incluant les infections à Pasteurellaceae [9].
Les centres de référence des maladies infectieuses peuvent vous orienter vers des spécialistes expérimentés. N'hésitez pas à contacter votre ARS (Agence Régionale de Santé) pour obtenir la liste des centres spécialisés de votre région. D'ailleurs, de nombreuses ressources en ligne sont disponibles sur les sites officiels des autorités sanitaires.
Nos Conseils Pratiques
Voici nos recommandations pour bien gérer une infection à Pasteurellaceae. Tout d'abord, respectez scrupuleusement votre traitement antibiotique, même si les symptômes s'améliorent rapidement. L'arrêt prématuré favorise les récidives et le développement de résistances [9].
Surveillez attentivement l'évolution de votre plaie. Photographiez-la quotidiennement pour objectiver les changements. Consultez immédiatement si vous observez une extension de la rougeur, une augmentation de la douleur ou l'apparition de fièvre [10].
Maintenez une hygiène rigoureuse de la zone infectée. Changez les pansements selon les recommandations médicales et désinfectez-vous les mains avant et après chaque soin. Évitez de toucher la plaie avec des mains non lavées [11].
Adaptez temporairement vos activités. Évitez les efforts intenses avec le membre atteint et protégez la zone infectée des traumatismes. Si vous travaillez avec des animaux, discutez avec votre médecin des précautions particulières à prendre. Bon à savoir : une alimentation équilibrée et un repos suffisant favorisent la guérison.
Quand Consulter un Médecin ?
Consultez immédiatement après toute morsure ou griffure d'animal, même si la blessure paraît bénigne. Cette règle s'applique particulièrement si vous présentez des facteurs de risque comme l'immunodépression, le diabète ou un âge avancé [10].
Certains signes d'alarme nécessitent une consultation en urgence. Une rougeur qui s'étend rapidement autour de la plaie, l'apparition de traînées rouges remontant vers les ganglions, ou une douleur intense et pulsatile sont des signaux d'alerte [11].
La fièvre associée à une plaie d'origine animale constitue toujours un motif de consultation urgente. De même, l'apparition de frissons, de malaise général ou d'altération de l'état de conscience nécessite une prise en charge hospitalière immédiate [9].
N'attendez pas si vous développez des symptômes respiratoires après un contact avec un animal malade. Toux persistante, expectorations purulentes ou difficultés respiratoires peuvent signaler une infection pulmonaire nécessitant un traitement spécialisé. L'important à retenir : il vaut mieux consulter pour rien que de laisser évoluer une infection potentiellement grave.
Questions Fréquentes
Mon chat m'a griffé légèrement, dois-je m'inquiéter ?
Même une griffure superficielle peut transmettre des bactéries. Nettoyez immédiatement la plaie et surveillez son évolution. Consultez si des signes d'infection apparaissent.
Combien de temps après une morsure les symptômes apparaissent-ils ?
Les premiers signes se manifestent généralement dans les 24 à 48 heures, mais peuvent parfois apparaître plus tardivement. Une surveillance de 5 à 7 jours est recommandée.
Les infections à Pasteurellaceae sont-elles contagieuses entre humains ?
Non, ces infections ne se transmettent pas d'homme à homme. La contamination se fait uniquement par contact avec des animaux porteurs.
Puis-je continuer à vivre avec mon animal après une infection ?
Oui, avec des précautions d'hygiène renforcées. Veillez à la santé de votre animal et consultez un vétérinaire si nécessaire. Lavez-vous toujours les mains après contact.
Existe-t-il un vaccin contre ces infections ?
Il n'existe pas de vaccin pour l'homme. La prévention repose sur les mesures d'hygiène et la prise en charge précoce des blessures.
Spécialités médicales concernées
Sources et références
Références
- [1] Nouvelles. Innovation thérapeutique 2024-2025Lien
- [2] Publications - UMR 1092 RESINFIT Anti-Infectieux. Innovation thérapeutique 2024-2025Lien
- [3] Bovins. Innovation thérapeutique 2024-2025Lien
- [5] LF Thomas, D Clontz. … dynamics and host competency of aoudad (Ammotragus lervia) experimentally infected with Mycoplasma ovipneumoniae and leukotoxigenic Pasteurellaceae. 2024Lien
- [6] YU Batı, M Sezer. … Piliforme, Streptobacillus Moniliformis, Streptococcus Pneumoniae, Pasteurellaceae spp., Helicobacter spp. infections in Rats: Common bacterial infections in rats. 2024Lien
- [7] BW Fenwick, AN Rycroft - Veterinary Microbiology. Pasteurellaceae: Actinobacillus. 2022Lien
- [8] WB Crosby, AR Woolums - Veterinary Microbiology. Pasteurellaceae: Avibacterium, Bibersteinia, Mannheimia, and Pasteurella. 2022Lien
- [9] S Meyer, V Tilloy. Emayella augustorita, New Member of Pasteurellaceae, Isolated from Blood Cultures of Septic Patient. 2024Lien
- [10] J Barron. Analysis of Antibiotic Sensitivity Patterns in Pasteurellaceae Family Isolates: A Microbial and Molecular Investigation. 2024Lien
- [11] YJ Lee, D Cao. … between capsule production and biofilm formation by Mannheimia haemolytica, and establishment of a poly-species biofilm with other Pasteurellaceae. 2024Lien
- [12] F Payette. Les Pasteurellaceae dans l'asthme équin. 2022Lien
- [13] Pasteurella spp. Société Française de MicrobiologieLien
- [14] Pasteurellose : définition, symptômes et traitementsLien
- [15] Pasteurelloses. EMCLien
Publications scientifiques
- … dynamics and host competency of aoudad (Ammotragus lervia) experimentally infected with Mycoplasma ovipneumoniae and leukotoxigenic Pasteurellaceae (2024)3 citations
- … Piliforme, Streptobacillus Moniliformis, Streptococcus Pneumoniae, Pasteurellaceae spp., Helicobacter spp. infections in Rats: Common bacterial infections in rats (2024)1 citations
- Pasteurellaceae: Actinobacillus (2022)3 citations
- Pasteurellaceae: Avibacterium, Bibersteinia, Mannheimia , and Pasteurella (2022)2 citations
- Emayella augustorita, New Member of Pasteurellaceae, Isolated from Blood Cultures of Septic Patient (2024)3 citations[PDF]
Ressources web
- Pasteurella spp (sfm-microbiologie.org)
- Infection secondaire à une morsure ou griffure de chat ou de chien (zoonose). - Plaie très inflammatoire survenant rapidement, très douloureuse. - Prélèvement ...
- Pasteurellose : définition, symptômes et traitements (passeportsante.net)
Quels sont les symptômes de la maladie ? · une réaction inflammatoire rapide, intense et douloureuse ; · un œdème rouge et douloureux apparaît au site d'injection ...
- Pasteurelloses (em-consulte.com)
L'identification des pasteurelles est parfois difficile et le diagnostic d'espèce repose alors sur les techniques de biologie moléculaire. Les bêtalactamines, ...
- Pasteurellose : signes, causes et traitement (medicoverhospitals.in)
Ceux-ci peuvent inclure une rougeur, un gonflement et une douleur au site de l'infection, souvent une morsure ou une égratignure d'un animal. D'autres signes ...
- CHROMagar™ Pasteurella (chromagar.com)
Dans le domaine vétérinaire, les infections respiratoires chez les troupeaux bovins peuvent causer des retards de croissance, des baisses de production ...
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Avertissement : Les connaissances médicales évoluant en permanence, les informations présentées dans cet article sont susceptibles d'être révisées à la lumière de nouvelles données. Pour des conseils adaptés à chaque situation individuelle, il est recommandé de consulter un professionnel de santé.
