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Infections à mycoplasmes : formes respiratoires et urogénitales

Les infections à mycoplasmes regroupent plusieurs maladies provoquées par des bactéries différentes, et non une infection unique. [3] Mycoplasma pneumoniae atteint principalement les voies respiratoires, tandis que Mycoplasma genitalium, Mycoplasma hominis et certaines espèces d’Ureaplasma sont surtout associés à des infections urogénitales. [3] Les modes de transmission, les symptômes, les prélèvements diagnostiques et la prise en charge diffèrent donc selon l’espèce et la partie du corps concernée. [1] [2]

Quelles sont les principales formes d’infection ?

Mycoplasma pneumoniae se transmet par des gouttelettes respiratoires lors de contacts proches, après une incubation généralement comprise entre une et trois semaines. [1] Cette bactérie peut provoquer une infection des voies respiratoires ou une pneumonie, particulièrement chez les enfants d’âge scolaire et les jeunes adultes. [1] [3] Les infections génitales à mycoplasmes se transmettent pour leur part par contact sexuel et peuvent atteindre l’urètre, le col de l’utérus ou d’autres organes reproducteurs. [2] [3] Après un rapport oral ou anal avec une personne infectée, une atteinte de la gorge ou du rectum est également possible. [2] La détection d’un mycoplasme urogénital ne signifie toutefois pas toujours qu’il est responsable d’une infection active, car certaines espèces peuvent être présentes sans correspondre systématiquement à une maladie. [3]

Quels symptômes peuvent apparaître ?

Une infection respiratoire à Mycoplasma pneumoniae peut débuter progressivement par de la fièvre, des maux de tête, un mal de gorge et une toux. [3] Ces manifestations sont peu spécifiques et peuvent ressembler à celles d’autres infections respiratoires, notamment des pneumonies virales ou bactériennes. [3] Chez l’homme, une infection urogénitale peut entraîner une brûlure ou une douleur en urinant, des envies fréquentes d’uriner et un écoulement au niveau du pénis. [2] Chez la femme, une infection du col de l’utérus peut rester sans symptôme ou se manifester par des douleurs pelviennes, une douleur à la miction, des pertes vaginales ou urétrales et des rapports sexuels douloureux. [2] Une atteinte de la gorge peut provoquer un mal de gorge, tandis qu’une atteinte rectale peut occasionner une douleur, une sensibilité ou un écoulement rectal. [2]

Comment le diagnostic est-il établi ?

Les symptômes seuls ne permettent pas d’identifier avec certitude un mycoplasme, car plusieurs infections peuvent produire des manifestations comparables. [3] Pour une atteinte respiratoire, l’évaluation clinique peut être complétée selon la situation par une PCR, une sérologie ou une imagerie thoracique. [3] La culture est spécifique mais lente, tandis que les anticorps peuvent persister longtemps et entraîner une interprétation faussement positive de la sérologie. [3] Pour une infection urogénitale, le test d’amplification des acides nucléiques recherche le matériel génétique de la bactérie dans un échantillon d’urine, un écouvillonnage ou un prélèvement d’écoulement. [2] Si une infection de la gorge ou du rectum est suspectée, le prélèvement doit être réalisé sur le site concerné. [2]

Quels sont les principes de la prise en charge ?

Les mycoplasmes ne possèdent pas de paroi bactérienne et ne sont donc pas sensibles aux antibiotiques bêta-lactamines qui ciblent cette paroi. [1] [3] Lorsqu’un antibiotique est indiqué, son choix dépend notamment de l’espèce suspectée, de la localisation de l’infection, de l’âge, de la situation clinique et des résistances bactériennes. [1] [3] En France, une surveillance de la résistance de Mycoplasma pneumoniae aux macrolides avait notamment été mise en place pendant l’épidémie respiratoire de 2023. [1] Il ne faut pas déduire d’un résultat positif qu’un antibiotique précis convient, ni utiliser le traitement destiné à une forme respiratoire pour une infection urogénitale. [1] [2] [3] Dans les infections urogénitales, l’évaluation des partenaires sexuels peut faire partie de la prise en charge afin de rechercher une infection et de limiter une nouvelle transmission. [2]

Quelles complications sont possibles ?

La majorité des infections à Mycoplasma pneumoniae évoluent favorablement. [1] Une exacerbation de l’asthme ainsi que de rares manifestations cutanées ou neurologiques peuvent néanmoins nécessiter une hospitalisation. [1] Une vigilance particulière est justifiée chez les personnes plus vulnérables en raison de leur âge ou d’une maladie chronique telle que l’asthme. [1] Chez la femme, une infection génitale passée inaperçue ou non traitée peut s’étendre aux organes reproducteurs et provoquer une maladie inflammatoire pelvienne. [2] Les séquelles possibles d’une maladie inflammatoire pelvienne comprennent des douleurs chroniques, une atteinte cicatricielle des trompes, une infertilité et un risque accru de grossesse extra-utérine. [2]

Comment réduire le risque de transmission ?

En cas de symptômes respiratoires tels qu’un rhume, une fièvre, un mal de gorge ou une toux, Santé publique France recommande de porter un masque dans les lieux fréquentés et en présence de personnes fragiles. [1] Le lavage fréquent des mains, l’aération régulière du logement, le fait d’éternuer dans son coude et l’usage d’un mouchoir jetable contribuent également à réduire la contamination respiratoire. [1] Pour les mycoplasmes transmis sexuellement, l’utilisation d’un préservatif lors des rapports génitaux, anaux ou oraux aide à réduire le risque de transmission. [2]

Sources et références

[3] Mycoplasma Infections - StatPearls - NCBI Bookshelf

www.ncbi.nlm.nih.gov · Consulté le 2026-09-16

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