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Infections à Flaviviridae : comprendre la dengue, le Zika et l’hépatite C

Les infections à Flaviviridae ne correspondent pas à une maladie unique, mais à des infections provoquées par différents virus d’une même famille. [7] Cette famille comprend notamment le virus de l’hépatite C ainsi que les virus de la dengue, du Zika, de la fièvre jaune, du Nil occidental et de l’encéphalite à tiques. [7] Leur appartenance à une même famille ne signifie pas qu’ils se transmettent de la même manière, provoquent les mêmes symptômes ou relèvent du même traitement. [1] [2] [3] [4]

Quels virus appartiennent à cette famille ?

Au sein des Flaviviridae, le virus de l’hépatite C appartient au genre Hepacivirus. [7] Les virus de la dengue, du Zika, de la fièvre jaune, du Nil occidental et de l’encéphalite à tiques appartiennent au genre Flavivirus. [7] Cette distinction explique pourquoi le mot « flavivirus » ne doit pas être employé comme synonyme de l’ensemble de la famille des Flaviviridae. [7]

Des modes de transmission très différents

La dengue est principalement transmise à l’être humain par la piqûre de moustiques femelles du genre Aedes, notamment Aedes aegypti et parfois Aedes albopictus, appelé moustique tigre. [1] Une transmission de la dengue pendant la grossesse, par transfusion ou par greffe est également possible, mais elle est plus rare. [1] Le virus Zika est lui aussi principalement transmis par des moustiques Aedes, qui piquent surtout pendant la journée. [3] [5] Le Zika peut aussi se transmettre par voie sexuelle et de la mère au fœtus pendant la grossesse. [5]

À l’inverse, le virus de l’hépatite C est un virus transmis par le sang et non par les moustiques. [4] La transmission peut notamment survenir lors du partage de matériel d’injection, d’actes réalisés avec du matériel insuffisamment stérilisé ou d’une exposition à des produits sanguins non dépistés. [4] L’hépatite C ne se transmet pas par l’eau, les aliments, l’allaitement ni les contacts ordinaires comme prendre une personne dans ses bras ou partager un repas. [4]

Quels symptômes peuvent survenir ?

La majorité des infections par le virus de la dengue provoquent peu de symptômes ou passent inaperçues. [1] [6] Lorsqu’elle est symptomatique, la dengue peut débuter brutalement par une forte fièvre accompagnée de maux de tête, de nausées, de vomissements, de douleurs musculaires ou articulaires et parfois d’une éruption cutanée. [1] [6] La plupart des personnes infectées par le virus Zika ne présentent elles non plus aucun symptôme. [3] [5] Quand ils existent, les symptômes du Zika sont généralement modérés et peuvent associer une éruption cutanée, de la fièvre, une conjonctivite, des douleurs musculaires ou articulaires, un malaise et des maux de tête. [5] Ces manifestations ressemblent à celles d’autres infections, notamment la dengue, et ne permettent donc pas d’identifier le virus avec certitude. [3] [5]

L’infection aiguë par le virus de l’hépatite C est le plus souvent asymptomatique. [2] [4] Lorsqu’ils apparaissent, les symptômes peuvent comprendre de la fièvre, une grande fatigue, une perte d’appétit, des nausées, des vomissements, des douleurs abdominales, des urines foncées, des selles pâles ou une jaunisse. [4] Une infection chronique peut rester silencieuse pendant des années avant que les conséquences d’une atteinte importante du foie ne deviennent apparentes. [4]

Quelles complications faut-il connaître ?

Chez certaines personnes, la dengue peut évoluer vers une forme sévère comportant un état de choc, des saignements importants ou une atteinte grave de plusieurs organes. [1] [6] Le risque de dengue sévère est plus élevé lors d’une nouvelle infection par un autre sérotype du virus. [1] [6] Une baisse de la fièvre au cours d’une dengue ne signifie pas nécessairement que la personne est en train de guérir. [6]

L’infection par le virus Zika pendant la grossesse peut provoquer une microcéphalie et d’autres malformations congénitales chez l’enfant. [5] Elle peut également être associée à une fausse couche, une mort fœtale ou une naissance prématurée. [5] Chez l’adulte et l’enfant, le Zika peut provoquer des complications neurologiques telles que le syndrome de Guillain-Barré, une neuropathie ou une myélite. [5]

L’hépatite C chronique peut entraîner progressivement une fibrose, une cirrhose et un cancer primitif du foie. [2] [4] Un diagnostic et un traitement précoces peuvent limiter les lésions graves du foie et améliorer la santé à long terme. [4]

Comment le diagnostic est-il établi ?

Les symptômes ne suffisent pas à diagnostiquer une infection précise de la famille des Flaviviridae. [3] [5] Pour la dengue, le diagnostic biologique peut reposer sur la détection du génome viral par RT-PCR, de l’antigène NS1 ou des anticorps produits contre le virus. [1] Pour le Zika, des analyses de sang ou d’autres liquides biologiques peuvent rechercher l’ARN viral par RT-PCR ou des anticorps de type IgM. [5] Un résultat positif en IgM pour le Zika doit être interprété avec prudence en raison de réactions croisées possibles avec des virus apparentés comme celui de la dengue. [5]

Le dépistage de l’hépatite C commence par la recherche d’anticorps dirigés contre le virus. [4] Si ce test est positif, la recherche de l’ARN du virus est nécessaire pour savoir si l’infection est encore présente. [4] Une personne peut en effet conserver des anticorps après avoir éliminé spontanément le virus. [4] Après confirmation d’une hépatite C chronique, une évaluation de la fibrose ou de la cirrhose permet d’estimer l’atteinte du foie et d’orienter la prise en charge. [4]

Quels sont les principes du traitement ?

Il n’existe pas de traitement antiviral spécifique contre la dengue dans les sources disponibles. [1] [6] La prise en charge vise à soulager les symptômes, à maintenir une hydratation suffisante et à repérer rapidement une évolution vers une forme sévère. [6] L’aspirine, l’ibuprofène et les autres anti-inflammatoires non stéroïdiens doivent être évités en cas de dengue en raison du risque accru de saignement. [1] [6]

Il n’existe pas non plus de médicament spécifique contre l’infection par le virus Zika. [3] [5] Le repos, l’apport de liquides et le traitement des symptômes constituent les principaux soins des formes non compliquées. [5] Si une dengue n’a pas été écartée, les anti-inflammatoires non stéroïdiens doivent être évités en raison du risque de saignement. [3] [5]

L’hépatite C chronique peut être guérie chez plus de 95 % des personnes traitées par des antiviraux à action directe. [4] Le choix du traitement et son organisation dépendent notamment de l’évaluation de l’atteinte du foie. [4] Il n’existe actuellement pas de vaccin efficace contre l’hépatite C. [4]

Comment prévenir ces infections ?

La prévention de la dengue et du Zika repose notamment sur la protection contre les piqûres de moustiques et sur la réduction de leurs lieux de reproduction. [1] [3] Les mesures individuelles comprennent l’utilisation de répulsifs conformément à leur notice, le port de vêtements couvrants et l’installation de moustiquaires ou de protections aux fenêtres. [3] [5] L’élimination régulière des eaux stagnantes autour du logement réduit les sites où les moustiques Aedes peuvent pondre. [1] [3] [6] Une personne atteinte du Zika doit également éviter d’être piquée afin de ne pas infecter de nouveaux moustiques et entretenir le cycle de transmission. [3]

La prévention de l’hépatite C vise principalement à éviter tout contact avec du sang infecté. [4] Elle repose notamment sur l’utilisation de matériel d’injection stérile, la sécurité des actes de soins, le dépistage des dons de sang et des mesures de réduction des risques pour les personnes qui s’injectent des drogues. [4]

Quand faut-il demander des soins rapidement ?

Au cours d’une dengue, une douleur abdominale intense, des vomissements persistants, un saignement des gencives, du sang dans les vomissements ou les selles, une respiration rapide, une soif intense, une agitation marquée ou une peau pâle et froide sont des signes d’alerte. [6] En présence de tels signes, des soins médicaux immédiats sont nécessaires et une hospitalisation peut être requise. [6]

Une personne qui pense avoir contracté la dengue doit demander immédiatement un avis médical et signaler tout voyage récent dans une zone où la maladie circule. [6] Une femme enceinte vivant dans une zone de transmission du Zika ou présentant des symptômes évocateurs doit demander une évaluation médicale pour bénéficier des analyses et du suivi appropriés. [5] L’absence de symptômes n’exclut ni une infection par le Zika ni une hépatite C, ce qui justifie une évaluation fondée sur les expositions possibles plutôt que sur les seuls symptômes. [3] [4]

Sources et références

[1] Dengue : symptômes, traitement, prévention - Institut Pasteur

Institut Pasteur · Consulté le 2026-09-11

[3] Zika : symptômes, traitement, prévention - Institut Pasteur

Institut Pasteur · Consulté le 2026-09-11

[4] Hepatitis C

Organisation mondiale de la santé · Consulté le 2026-09-11

[5] Zika virus

Organisation mondiale de la santé · Consulté le 2026-09-11

[6] Dengue and severe dengue

Organisation mondiale de la santé · Consulté le 2026-09-11

[7] Methods for Lipid Droplet Biophysical Characterization in

www.ebi.ac.uk · Version : 2018-08-21 · Consulté le 2026-09-16

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