Infection puerpérale : comprendre le risque de sepsis après l’accouchement

Après un accouchement, les infections maternelles peuvent notamment comprendre une infection de l’utérus appelée endométrite ou une infection de la plaie après une césarienne. [3] Une infection maternelle ne doit pas être confondue avec un sepsis maternel, qui correspond à une réaction de l’organisme à l’infection entraînant des lésions de ses propres tissus et organes et mettant la vie en danger. [3] Le postpartum est considéré comme un facteur augmentant le risque d’évolution vers un sepsis lorsqu’une infection est suspectée ou confirmée. [1]
Quels types d’infections peuvent survenir après l’accouchement ?
L’Organisation mondiale de la santé distingue les infections obstétricales directement liées à la grossesse ou à l’accouchement, comme l’endométrite et l’infection d’une plaie de césarienne, des infections indirectes qui ne sont pas causées par la grossesse mais peuvent être aggravées par celle-ci. [3] Les infections urinaires et les infections après une césarienne font partie des infections maternelles fréquemment observées dans l’étude internationale présentée par l’OMS. [3] Cette étude indique que ces deux types d’infections sont en grande partie évitables et traitables, sans pour autant préciser une méthode individuelle de prévention ou un traitement unique. [3]
Comment les professionnels évaluent-ils le risque de sepsis ?
Chez un adulte ayant une infection suspectée ou confirmée en dehors de l’hôpital, la Haute Autorité de santé propose une grille de six variables pour évaluer le risque d’évolution vers un sepsis. [1] Ces variables sont un âge supérieur à 65 ans, une température supérieure à 38 °C, une pression artérielle systolique inférieure ou égale à 110 mmHg, une fréquence cardiaque supérieure à 110 par minute, une saturation en oxygène inférieure ou égale à 95 % et une altération des fonctions supérieures comme la conscience ou le comportement. [1] La présence d’au moins trois de ces six variables sert à évaluer le risque de progression vers un sepsis, mais cette recommandation est conditionnelle et repose sur un faible niveau de certitude. [1] Un score clinique ne doit pas être employé comme seul outil de dépistage du sepsis ou du choc septique. [1]
Quand le risque de sepsis devient-il une urgence ?
Le sepsis et le choc septique sont des urgences médicales qui nécessitent le début immédiat du traitement et des mesures de réanimation adaptées. [1] En France, lorsqu’un sepsis est suspecté chez une personne ayant une infection, la Haute Autorité de santé recommande de contacter le 15 sans délai. [1] La recommandation prévoit un transport médicalisé vers un établissement disposant de soins critiques. [1] Hors contexte palliatif, une suspicion de sepsis justifie une hospitalisation immédiate. [1]
Quels sont les principes des soins en cas de sepsis ?
À l’hôpital, la prise en charge initiale du sepsis associe des actions coordonnées destinées à identifier l’infection, traiter sa cause et préserver le fonctionnement des organes. [1] Elle peut comprendre des hémocultures, une mesure du lactate et une antibiothérapie intraveineuse choisie selon le foyer infectieux probable, les agents responsables possibles et le contexte clinique. [1] Le traitement peut aussi nécessiter le contrôle du foyer infectieux, un remplissage vasculaire, des médicaments soutenant la pression artérielle ou une assistance respiratoire. [1] Lorsque l’infection n’est pas confirmée, les équipes doivent poursuivre la réévaluation et rechercher d’autres diagnostics pouvant expliquer l’état de la patiente. [1]
Allaitement et médicaments
Une personne qui allaite doit le signaler au médecin, à la sage-femme ou au pharmacien lorsqu’un médicament est envisagé. [2] De petites quantités de certains médicaments peuvent passer dans le lait maternel, mais peu de médicaments sont considérés comme incompatibles avec l’allaitement. [2] Un traitement prescrit ne doit pas être arrêté sans en parler au professionnel qui le suit. [2]
Quel suivi après un sepsis ?
Après une hospitalisation pour sepsis, le suivi de l’adulte doit rechercher d’éventuelles déficiences physiques, cognitives ou psychologiques ainsi que des limitations d’activité et des douleurs persistantes. [1] La Haute Autorité de santé suggère un suivi post-sepsis au minimum à trois mois et à un an après l’hospitalisation. [1]
Sources et références
[1] Prise en charge du sepsis du nouveau-né, de l’enfant et de l’adulte : recommandations pour un parcours de soins intégré
Haute Autorité de santé · Consulté le 2026-09-11
[2] Breastfeeding and medicines - NHS
NHS · Consulté le 2026-09-11
[3] Maternal infections in health facilities
Organisation mondiale de la santé · Consulté le 2026-09-11
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