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Infections parasitaires pendant la grossesse : toxoplasmose et paludisme

La toxoplasmose et le paludisme sont deux infections dues à des parasites qui peuvent entraîner des complications pendant la grossesse ou avoir de graves conséquences pour l’enfant. [1] Elles ne correspondent pas à une maladie unique : la toxoplasmose se contracte notamment par des aliments ou de la terre contaminés, tandis que le paludisme est transmis par des moustiques anophèles. [1] La toxoplasmose passe le plus souvent inaperçue chez la femme enceinte, ce qui explique l'importance de la sérologie plutôt que la recherche des seuls symptômes. [1] Une fièvre ou un état grippal pendant un séjour dans une zone où circule le paludisme, ou après le retour, nécessite en revanche une évaluation médicale immédiate. [3]

Comment la toxoplasmose se transmet-elle pendant la grossesse ?

La toxoplasmose est causée par le parasite Toxoplasma gondii. [1] [2] Elle n'est pas contagieuse entre les êtres humains. [1] [2] Une femme enceinte non immunisée peut notamment être contaminée en mangeant de la viande insuffisamment cuite ou des fruits et légumes souillés par de la terre. [1] La manipulation de terre sans gants ou d'une litière contenant les déjections d'un chat exposé au parasite constitue une autre voie de contamination. [1] [2] Un chat qui ne sort pas et qui est nourri exclusivement avec des conserves ou des croquettes indemnes de parasites n'est pas exposé à la toxoplasmose selon la source française utilisée. [1]

Quels signes la toxoplasmose peut-elle provoquer ?

Environ 80 % des toxoplasmoses survenant pendant la grossesse ne provoquent aucun symptôme chez la femme enceinte. [1] [2] Lorsqu'ils existent, les symptômes possibles comprennent une fièvre modérée, des ganglions surtout dans le cou ou à la base du crâne, une éruption cutanée, des maux de tête et des douleurs musculaires ou articulaires. [2] Une fatigue prolongée peut également survenir. [2] Ces manifestations ne suffisent pas à reconnaître personnellement une toxoplasmose, puisque la plupart des infections de la grossesse sont découvertes par le dépistage sérologique. [1] [2]

Quels sont les risques de toxoplasmose congénitale ?

La toxoplasmose congénitale correspond à l'infection du fœtus par Toxoplasma gondii transmis par une mère contaminée pendant sa grossesse alors qu'elle n'était pas immunisée auparavant. [1] [2] Le risque de transmission au fœtus augmente au fil de la grossesse, passant d'environ 10 % au premier trimestre à 30 % au deuxième et 60 % au troisième. [1] [2] À l'inverse, une transmission précoce est associée aux formes congénitales les plus graves. [1] [2] Les complications possibles d'une contamination précoce comprennent la mort in utero, l'accouchement prématuré et des séquelles neurologiques telles que des anomalies du développement cérébral ou un retard psychomoteur. [1] [2] La choriorétinite, qui associe une inflammation de la choroïde à une atteinte de la rétine, peut provoquer un déficit visuel. [1] [2] Cette atteinte oculaire peut apparaître avant la naissance, après celle-ci ou plus tard au cours de la vie. [1] [2]

La toxoplasmose congénitale est latente dans 90 % des cas décrits par la source française : le nouveau-né ne présente alors pas de symptôme, mais les examens biologiques montrent le contact avec le parasite. [1] [2] Un traitement précoce limite le risque d'évolution secondaire vers une forme oculaire ou neurologique retardée. [1] [2] Une atteinte oculaire secondaire reste néanmoins possible au cours de la vie, ce qui justifie le suivi clinique avec contrôle du fond d'œil décrit jusqu'à l'âge adulte. [1] [2]

Comment la toxoplasmose est-elle dépistée et prévenue ?

Selon la page française utilisée, datée du 3 décembre 2024, un test sanguin recherchant des anticorps contre la toxoplasmose est prescrit lors de la consultation préconceptionnelle ou au début de la grossesse afin de déterminer si la femme est immunisée. [1] En l'absence d'anticorps, la femme n'est pas immunisée et la source française prévoit une prise de sang mensuelle ainsi que des précautions alimentaires et d'hygiène. [1]

Les mains doivent être lavées avec du savon pendant au moins 30 secondes, notamment avant de cuisiner ou de manger et après avoir manipulé de la viande crue, des légumes terreux, des animaux ou une litière. [1]

Les fruits, les crudités et les plantes aromatiques doivent être soigneusement rincés à l'eau claire pour éliminer la terre. [1]

La viande doit être cuite à cœur à plus de 68 °C, jusqu'à ce qu'aucun jus rosé ne s'écoule à la coupe. [1]

La source recommande d'éviter les viandes marinées, fumées, salées ou grillées ainsi que les mollusques crus. [1]

Pour jardiner ou toucher de la terre, il convient de porter des gants puis de se laver les mains. [1]

Lorsque le chat est susceptible d'être exposé au parasite, il est préférable de confier le changement de sa litière à l'entourage. [1] Si cela n'est pas possible, la source recommande de porter des gants et de laver chaque jour le bac à l'eau très chaude, à plus de 70 °C. [1]

Pourquoi le paludisme est-il préoccupant pendant la grossesse ?

Le paludisme est une infection causée par un parasite du genre Plasmodium et transmise par des moustiques anophèles. [1] Une crise de paludisme pendant la grossesse, en particulier lorsqu'elle est due à Plasmodium falciparum, peut entraîner une fausse couche, une naissance prématurée ou un faible poids de naissance. [1] Le traitement du paludisme chez la femme enceinte est indispensable. [1]

Voyage, prévention et signes imposant une évaluation immédiate

La page française utilisée, datée du 3 décembre 2024, déconseille aux femmes enceintes de voyager dans les zones où le paludisme est présent. [1] Si le voyage est réellement nécessaire, une prévention du paludisme est indispensable. [1] Le choix des mesures préventives dépend notamment de la destination précise, de l'itinéraire, du type d'hébergement, de la grossesse, des autres maladies, des médicaments utilisés et des résistances locales aux antipaludiques. [3] La prévention médicamenteuse ne dispense pas de se protéger contre les piqûres de moustiques. [3] Le port de vêtements longs et amples, l'utilisation d'une moustiquaire traitée et le séjour dans une pièce climatisée ou protégée par des moustiquaires réduisent l'exposition aux moustiques. [3]

En cas de fièvre ou de symptômes ressemblant à une grippe pendant un séjour en zone impaludée ou dans l'année suivant le retour, il faut demander une évaluation médicale immédiate et signaler l'historique du voyage. [3] Les moyens de prévention ne protègent jamais totalement contre le paludisme et ne doivent donc pas retarder cette évaluation. [3]

Sources et références

[3] Preventing Malaria While Traveling | Malaria | CDC

CDC · Consulté le 2026-09-11

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