Avortement septique : signes, diagnostic et traitement urgent

L’avortement septique est une infection grave de l’utérus qui survient pendant, peu avant ou après une fausse couche ou un avortement provoqué. [1] [2] Le mot « avortement » désigne donc ici aussi bien un avortement spontané, couramment appelé fausse couche, qu’une interruption provoquée de la grossesse. [2] Cette infection constitue une urgence médicale et gynécologique susceptible d’entraîner des complications graves ou le décès. [1] [2] Des symptômes évocateurs après une fausse couche ou un avortement nécessitent donc une évaluation médicale immédiate. [1] [2]
Quels signes peuvent évoquer un avortement septique ?
Les symptômes apparaissent typiquement dans les 24 à 48 heures suivant la fausse couche ou l’avortement. [1] [2] Ils peuvent comprendre des frissons, de la fièvre, des pertes vaginales, une accélération du rythme cardiaque et des saignements vaginaux. [1] Une douleur pelvienne ou abdominale peut également être présente. [1] [2] Une douleur abdominale ou pelvienne sévère après une intervention peut faire suspecter une perforation de l’utérus. [1] [2] L’examen peut aussi retrouver une dilatation du col de l’utérus ou des signes d’avortement incomplet. [1] [2]
Après une fausse couche ou un avortement, la présence de fièvre, de frissons, de pertes vaginales, de saignements ou de douleurs abdominales ou pelviennes impose une évaluation médicale immédiate en raison du risque d’infection grave. [1] [2] Une confusion, une tension artérielle dangereusement basse ou une détresse respiratoire peuvent signaler un choc septique. [1] [2]
Pourquoi cette infection peut-elle survenir ?
Un avortement septique peut se développer lorsque des tissus de la grossesse restent dans l’utérus après une fausse couche ou un avortement et s’infectent. [1] [2] Il peut ainsi compliquer un avortement incomplet, notamment lorsque l’ouverture du col favorise une infection secondaire. [2] Le risque est particulièrement élevé lorsqu’une évacuation de l’utérus est réalisée par une personne non formée, sans préparation stérile ou sans matériel approprié. [1] [2] De telles conditions exposent aussi à une perforation de l’utérus, à une hémorragie importante ou à des lésions d’autres organes, notamment de l’intestin. [1] Cependant, une infection septique reste possible après toute procédure d’avortement ou toute fausse couche. [1]
Comment le diagnostic est-il établi ?
Le diagnostic repose d’abord sur les symptômes, les interventions éventuellement réalisées pendant la grossesse récente et l’examen clinique. [1] [2] Les professionnels contrôlent les signes vitaux et examinent l’abdomen ainsi que la région pelvienne. [2] La fièvre, une tension artérielle basse, des saignements importants et une douleur pelvienne ou abdominale font partie des constatations pouvant soutenir le diagnostic. [1] Des analyses sanguines servent à évaluer la gravité de l’état général et les conséquences possibles de l’infection. [2] Des hémocultures, c’est-à-dire des cultures réalisées à partir d’échantillons de sang, recherchent les micro-organismes responsables afin de guider le choix des antibiotiques. [1] [2]
Une échographie recherche des tissus de grossesse restés dans l’utérus. [1] [2] Cette échographie n’est toutefois pas suffisamment sensible pour exclure une perforation utérine. [2] Des douleurs abdominales sévères inexpliquées ou des signes de péritonite conduisent les médecins à envisager cette complication. [2] Une imagerie pelvienne ou abdominale supplémentaire peut être nécessaire en cas de saignement ou de suspicion de perforation ou de lésion d’un organe. [2]
Quel est le traitement d’un avortement septique ?
Lorsque l’avortement septique est suspecté, une antibiothérapie intraveineuse à large spectre doit être commencée immédiatement. [1] [2] Le traitement initial vise plusieurs catégories de bactéries, car plusieurs micro-organismes peuvent être impliqués dans la même infection. [2] Le choix des antibiotiques peut ensuite être adapté aux résultats des cultures. [2] Les tissus de grossesse restés dans l’utérus doivent également être retirés par une évacuation utérine. [1] [2] Cette évacuation est réalisée rapidement une fois l’état de la patiente stabilisé. [2] Le traitement associe donc le contrôle immédiat de l’infection à la suppression de sa cause utérine lorsqu’il persiste des tissus infectés. [1] [2]
Quelles complications sont possibles ?
L’infection peut évoluer vers un choc septique avec une baisse dangereuse de la tension artérielle. [1] [2] Le choc septique peut aussi s’accompagner d’une diminution importante des urines, d’une détresse respiratoire ou d’une température corporelle anormalement basse. [2] Une perforation utérine peut favoriser la propagation de l’infection et provoquer une hémorragie ou des lésions d’organes voisins. [1] La possibilité d’une évolution grave explique pourquoi le traitement ne doit pas être retardé dans l’attente de tous les résultats d’examens. [1] [2]
Comment réduire le risque ?
Le recours à des professionnels formés, à une préparation stérile et à un matériel adapté évite les principales circonstances associées aux avortements septiques après une évacuation utérine. [1] [2] Ces précautions ne suppriment pas la nécessité de rechercher rapidement des soins si des signes d’infection apparaissent après une fausse couche ou un avortement. [1] [2] Une infection peut en effet survenir lorsque des tissus de grossesse restent dans l’utérus, y compris après une procédure réalisée dans un cadre médical. [1]
Sources et références
[1] Avortement septique - Santé de la femme - Manuels MSD pour le grand public
Manuels MSD · Consulté le 2026-09-13
[2] Avortement septique - Gynécologie et obstétrique - Édition professionnelle du Manuel MSD
Manuels MSD · Consulté le 2026-09-13
La téléconsultation peut être envisagée selon votre situation
- Un médecin évaluera si la téléconsultation est adaptée
- Peut être remboursée selon conditions *
* Dans le cadre du parcours de soins coordonné. Un médecin évaluera si la téléconsultation est adaptée à votre situation.
Téléconsultation : préparer votre rendez-vous
Une consultation à distance peut être envisagée avec votre médecin. Il détermine si elle convient à votre situation ou si un examen en présence est nécessaire.
Avant le rendez-vous
- Notez le motif de consultation, les symptômes et leur durée.
- Préparez la liste de vos traitements, vos allergies connues et les comptes rendus ou résultats déjà disponibles.
- Installez-vous dans un endroit calme et confidentiel, avec une connexion et un appareil permettant la vidéo.
Organiser la suite
Contactez votre médecin habituel ou le professionnel qui vous suit pour organiser la consultation. Selon votre situation, une consultation en présence pourra être nécessaire.
En cas d’urgence médicale, appelez le 15 ou le 112 ; n’attendez pas une téléconsultation.
Informations pratiques : Assurance Maladie — téléconsultation · Service Public — numéros d’urgence.