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Infection de plaie opératoire : définition, signes possibles et prévention

Une infection de plaie opératoire, aussi appelée infection du site opératoire, est une infection qui survient au niveau de la zone où une intervention chirurgicale a été pratiquée. [1] [3] Elle peut se manifester pendant l’hospitalisation ou après le retour à domicile. [1] Une rougeur, une chaleur, un gonflement, une douleur, un écoulement purulent, une fièvre ou une cicatrisation retardée peuvent être observés, mais ces éléments ne permettent pas à eux seuls de confirmer une infection. [3] [2]

Quand parle-t-on d’infection du site opératoire ?

Une infection nosocomiale est une infection contractée au cours ou au décours d’une hospitalisation qui était absente lors de l’admission. [1] En règle générale, son origine nosocomiale est retenue lorsqu’elle se déclare au moins 48 heures après l’admission, sauf si la période d’incubation connue du microbe est plus longue. [1] Pour une infection du site opératoire, le délai utilisé par l’Inserm pour envisager une origine nosocomiale s’étend jusqu’à 30 jours après l’intervention, y compris après la sortie de l’hôpital. [1] Ce délai est porté à un an lorsqu’une prothèse ou un implant a été mis en place. [1]

Des infections superficielles aux atteintes profondes

Les définitions de surveillance employées dans la littérature distinguent les infections superficielles de l’incision, les infections profondes de l’incision et les infections touchant un organe ou un espace opéré. [4] La forme superficielle concerne la peau et le tissu sous-cutané de l’incision. [4] La forme profonde atteint les tissus mous profonds, notamment le fascia et les muscles. [4] Cette distinction est importante car une infection ne se limite donc pas nécessairement à la partie visible de la cicatrice. [4]

Quels signes peuvent évoquer une infection ?

Les manifestations locales décrites comprennent une rougeur, une chaleur, un gonflement, une douleur ou une sensibilité autour de l’incision. [3] Un écoulement purulent et une cicatrisation retardée font également partie des manifestations rapportées. [3] Une fièvre peut accompagner les signes observés au niveau de la plaie. [3] La présence d’un seul de ces signes ne suffit pas à établir le diagnostic, et leur absence lors d’une auto-évaluation ne permet pas d’exclure de façon fiable une infection. [2]

Les études consacrées à l’auto-évaluation des plaies par les patients ont produit des résultats contradictoires, avec des infections manquées dans certaines études et des suspicions surestimées dans d’autres. [2] L’aspect de la plaie doit donc être interprété avec prudence plutôt que considéré comme un diagnostic personnel. [2]

Pourquoi une infection peut-elle survenir ?

Le risque dépend de plusieurs dimensions liées au patient, à l’intervention et à l’environnement de soins. [3] Parmi les facteurs décrits figurent notamment le diabète, l’obésité, une diminution des défenses immunitaires, une intervention prolongée et des insuffisances dans la prévention des infections. [3] Plus généralement, les infections nosocomiales concernent davantage les patients atteints d’une maladie sévère, immunodéprimés ou exposés à des dispositifs invasifs. [1]

Dans les infections nosocomiales bactériennes, la source de contamination est souvent constituée par les propres micro-organismes du patient plutôt que par l’environnement hospitalier. [1] Des micro-organismes peuvent ainsi provoquer une infection à l’occasion de certains soins, tandis que les mains des soignants peuvent jouer un rôle dans leur transmission. [1]

Quelles peuvent être les conséquences ?

Une infection de plaie opératoire peut retarder la cicatrisation. [3] Elle est également associée à un allongement du séjour hospitalier, à des réadmissions et parfois à des interventions chirurgicales supplémentaires. [3] La classification en formes superficielles, profondes ou touchant un organe ou un espace traduit la diversité de l’étendue possible de l’infection. [4]

Comment les établissements de santé préviennent-ils ces infections ?

En établissement de santé, l’hygiène des mains par friction hydroalcoolique constitue une mesure essentielle contre la transmission manuportée des germes. [1] Le matériel partagé doit être désinfecté entre deux patients. [1] Lors d’un geste invasif, la peau doit être désinfectée et le matériel doit être désinfecté ou stérilisé selon les protocoles applicables. [1] Les équipes opérationnelles d’hygiène surveillent les infections nosocomiales et coordonnent la prévention ainsi que la gestion du risque infectieux dans les établissements. [1]

Sources et références

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Spécialités médicales concernées

Chirurgie générale et proctologie
Chirurgien viscéral et digestifOption : endoscopie chirurgicale