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Hyperhidrose : reconnaître la transpiration excessive, ses causes et ses traitements

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Hyperhidrose par ville

L’hyperhidrose désigne une transpiration excessive, parfois abondante ou presque continue, qui survient notamment dans des circonstances où la plupart des personnes ne transpirent pas. [1] Elle peut rester limitée à certaines régions du corps ou concerner la majeure partie de la peau. [2] Elle peut être primaire, sans maladie sous-jacente identifiée, ou secondaire à une affection, à un médicament ou à une autre situation particulière. [2] Cette distinction est importante, car l’évaluation ne consiste pas seulement à constater la sueur : elle cherche aussi, selon le contexte, une cause qui nécessiterait une prise en charge propre. [2]

Hyperhidrose focale ou généralisée : quelles différences ?

L’hyperhidrose focale touche surtout les aisselles, les paumes des mains, la plante des pieds ou le front. [1] Dans ces régions, le stress, l’anxiété, l’excitation, la colère ou la peur peuvent déclencher une sudation normale, mais celle-ci devient excessive dans l’hyperhidrose. [2] L’effort et la chaleur font aussi normalement transpirer, tandis que l’hyperhidrose peut se manifester en dehors de ces situations. [2]

La sudation gustative apparaît autour de la bouche ou du visage en réponse à des aliments ou boissons chauds ou épicés. [2] Elle est souvent sans cause connue, mais peut aussi être associée à une atteinte de la glande parotide, à une neuropathie diabétique, à un zona facial ou à une affection neurologique. [2] Le syndrome de Frey est une forme particulière dans laquelle une lésion nerveuse autour de la parotide, notamment après une intervention, une infection ou un traumatisme, provoque rougeur et transpiration devant l’oreille pendant les repas. [2]

L’hyperhidrose généralisée concerne la majeure partie du corps et peut rester sans cause précise identifiable. [1] Une transpiration diffuse peut néanmoins être liée à une fièvre, une infection, un trouble endocrinien ou neurologique, certains cancers, la grossesse, la ménopause, des médicaments, des substances ou un sevrage d’opioïdes. [2] Les sueurs nocturnes sont notamment décrites avec certaines infections et certains cancers, sans que leur présence suffise à elle seule à identifier une cause. [2]

Quels signes et quels retentissements peut-elle entraîner ?

La transpiration peut être visible pendant l’examen, imbiber les vêtements et maintenir durablement la peau humide. [2] Une humidité chronique peut rendre la peau pâle, ridée, macérée, crevassée, rouge ou inflammatoire. [1] Une odeur corporelle désagréable, appelée bromhidrose, peut se développer lorsque les bactéries et levures normalement présentes sur la peau dégradent la sueur. [1]

L’hyperhidrose peut provoquer une détresse émotionnelle et conduire à éviter certaines interactions sociales. [2] L’anxiété suscitée par la transpiration peut elle-même l’aggraver, ce qui entretient parfois un cercle difficile à vivre. [1] Le retentissement sur les activités quotidiennes fait partie des éléments utilisés pour caractériser une hyperhidrose primaire. [2]

Comment l’hyperhidrose est-elle évaluée ?

Le diagnostic repose principalement sur l’histoire des symptômes et sur l’examen clinique. [2] L’évaluation prend en compte les régions concernées, la symétrie, les circonstances de survenue, l’ancienneté des épisodes, leur fréquence et leur impact sur la vie quotidienne. [2] Une transpiration excessive évoluant depuis au moins six mois, bilatérale et symétrique, touchant des sites typiques, sans sueurs nocturnes et débutant souvent jeune fait partie des éléments en faveur d’une forme primaire. [2] Ces caractéristiques constituent un faisceau d’arguments et ne doivent pas être utilisées séparément pour établir soi-même le diagnostic. [2]

Le test à l’iode et à l’amidon, ou test de Minor, peut rendre visibles les zones de transpiration en les faisant apparaître plus sombres. [2] Ce test peut servir à localiser une zone avant certains traitements ou à suivre de manière semi-quantitative leur effet. [2] Une répartition asymétrique de la transpiration fait rechercher une cause neurologique. [2]

Les examens complémentaires ne sont pas identiques pour tout le monde : ils sont choisis en fonction des autres symptômes et de la cause suspectée. [2] Ils peuvent notamment comprendre une numération sanguine, une mesure de la glycémie ou un dosage de la TSH pour explorer respectivement certaines maladies du sang, un diabète ou un trouble thyroïdien. [2]

Quels sont les principes de la prise en charge ?

La prise en charge suit généralement une progression par paliers, des traitements les moins invasifs vers les actes techniques, les médicaments par voie orale et, en dernier recours, certaines interventions chirurgicales. [2] Le choix dépend notamment de la localisation, de l’étendue de la transpiration, de son retentissement, de la réponse aux traitements précédents et de leurs risques. [2] Les solutions de chlorure d’aluminium et certains anticholinergiques appliqués sur la peau font partie des options topiques généralement envisagées en premier. [2] Une solution de chlorure d’aluminium ne doit pas être appliquée sur une peau inflammatoire, lésée, humide ou récemment rasée. [1]

Des médicaments anticholinergiques locaux ou oraux peuvent réduire la transpiration, mais leurs effets indésirables peuvent limiter leur utilisation. [2] Les effets anticholinergiques décrits comprennent notamment une sécheresse buccale, une vision trouble et des difficultés ou une rétention urinaires. [2] La prudence est particulièrement importante en cas de maladie susceptible d’être aggravée par ces effets, comme un glaucome, une myasthénie ou certaines maladies digestives sévères. [2]

La toxine botulinique de type A peut être injectée localement pour réduire temporairement la sudation, notamment aux aisselles, aux paumes ou au front. [2] Son effet dure environ cinq mois selon la dose, ce qui peut nécessiter de renouveler les injections. [2] Les injections peuvent être douloureuses et entraîner notamment des céphalées ou une faiblesse musculaire locale. [2]

L’ionophorèse à l’eau du robinet utilise un faible courant électrique et concerne habituellement les paumes ou les plantes des pieds. [1] Elle peut être efficace, mais les séances répétées rendent parfois cette méthode longue et contraignante. [2] Des dispositifs utilisant les micro-ondes ou le laser font également partie des techniques décrites pour agir sur les structures responsables de la transpiration. [1]

Pourquoi la chirurgie reste-t-elle une option de dernier recours ?

La chirurgie est réservée aux situations dans lesquelles les traitements plus conservateurs n’ont pas été suffisamment efficaces. [2] Pour une hyperhidrose axillaire, certaines interventions retirent les glandes sudoripares, tandis qu’une sympathectomie thoracique peut être envisagée pour une hyperhidrose palmaire. [2] La sympathectomie peut provoquer des complications permanentes, notamment une transpiration compensatrice dans des régions du corps qui n’étaient pas traitées. [1] Cette transpiration compensatrice survient chez jusqu’à 80 % des personnes après une sympathectomie thoracique endoscopique et peut être plus invalidante que le problème initial. [2] D’autres complications possibles comprennent des douleurs nerveuses, une sudation gustative, une sensation de transpiration sans sueur et un syndrome de Claude Bernard-Horner. [2]

Quel suivi peut être utile ?

Le suivi apprécie l’évolution de la transpiration, son retentissement quotidien, la tolérance du traitement et l’apparition éventuelle d’une sudation dans d’autres régions. [2] Lorsque la transpiration est secondaire à une autre affection, l’identification de cette cause modifie la prise en charge au-delà du seul contrôle de la sueur. [2] Les modalités précises de recours selon les symptômes associés et leur degré d’urgence ne sont pas établies par les documents disponibles pour cette fiche. [2]

Sources et références

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Spécialités médicales concernées

Chirurgien plastique et esthétique