Hémorroïdes : signes, évaluation et traitements

Trouver un professionnel
- Hémorroïdes
- Chirurgie colorectale
- Proctologie médicale
- Chirurgie digestive
- Chirurgie générale et digestive
Hémorroïdes par ville
Les hémorroïdes sont des réseaux de vaisseaux normalement présents dans le canal anal : les hémorroïdes externes sont sous la peau de l’anus, tandis que les hémorroïdes internes sont situées plus profondément sous sa muqueuse. [1] On parle de maladie hémorroïdaire lorsque ces vaisseaux gonflés ou irrités provoquent des troubles tels que des douleurs, des saignements ou une extériorisation des hémorroïdes internes. [1]
Un saignement anal ne doit pas être attribué automatiquement aux hémorroïdes, car d’autres maladies de l’anus ou de l’intestin peuvent donner le même symptôme. [1] [2] Consultez un médecin lors d’un premier saignement par l’anus ou si ce saignement se répète, afin d’en faire vérifier l’origine. [2] Consultez un médecin dès que possible si le saignement rouge est important et répété, si les selles sont très noires, ou si une douleur anale intense s’accompagne d’une fièvre supérieure à 38 °C. [2] Consultez également dès que possible en cas de douleur anale soudaine et très intense faisant craindre une thrombose hémorroïdaire, ou si la douleur s’accompagne d’une impossibilité d’aller à la selle depuis plus de 48 heures. [2]
Quels signes peuvent survenir ?
Les symptômes peuvent être associés de manière variable et survenir pendant une crise aiguë ou devenir continus lorsque la maladie évolue depuis longtemps. [1] La douleur peut s’accompagner d’une sensation de chaleur, de gonflement ou de pesanteur anale ; elle est souvent aggravée par la défécation ou l’exercice physique. [1] Le saignement est généralement constitué de sang rouge visible dans ou après les selles, sur le papier toilette, dans la cuvette ou parfois sur les sous-vêtements. [1] Un prolapsus correspond à l’extériorisation des hémorroïdes internes par l’anus, après une selle ou un effort, ou de façon permanente dans une maladie ancienne. [1] Une thrombose hémorroïdaire externe provoque typiquement l’apparition brutale d’une tuméfaction bleutée très douloureuse à l’entrée de l’anus ; son caillot ne migre pas et ne provoque pas d’embolie pulmonaire. [1]
Comment le diagnostic est-il établi ?
Le médecin recherche les symptômes, examine la région anale et vérifie notamment la présence d’hémorroïdes externes, d’une thrombose ou d’un prolapsus. [3] Les hémorroïdes internes peuvent être examinées avec un anuscope, un petit instrument court et rigide introduit dans le canal anal. [3] Même si l’examen clinique et l’anuscopie permettent de diagnostiquer des hémorroïdes, l’origine hémorroïdaire d’un saignement ne peut être retenue qu’après avoir écarté une autre lésion digestive. [3] En cas de doute sur l’origine du saignement, une coloscopie peut être demandée. [2]
Que faire pour limiter les symptômes ?
En l’absence des situations nécessitant une consultation décrites plus haut, aucun traitement n’est nécessaire si les hémorroïdes ne provoquent pas de symptôme gênant. [2] En cas de troubles modérés, la correction de la constipation est importante : augmentez progressivement les fibres alimentaires, buvez régulièrement et évitez de pousser fortement ou de rester longtemps assis aux toilettes. [2] Une activité physique régulière est conseillée, en évitant les activités avec port de charges lourdes si elles favorisent les symptômes. [2] Après les selles, nettoyez doucement la région anale, puis séchez-la en tamponnant sans frotter. [2]
Un pharmacien peut conseiller un traitement local apaisant ou lubrifiant, ou un antalgique par voie orale, pour une utilisation de courte durée. [2] [3] Les traitements locaux contenant un corticoïde nécessitent une prescription médicale, et l’usage des crèmes ou suppositoires ne doit pas être prolongé. [2] [3] Si les symptômes ne disparaissent pas en quelques jours malgré ces mesures, un examen par le médecin traitant est nécessaire. [2] Même sans urgence, consultez si des hémorroïdes déjà diagnostiquées deviennent difficiles à supporter au quotidien, si les symptômes persistent ou s’ils réapparaissent souvent. [1] [2]
Quels traitements médicaux ou instrumentaux sont possibles ?
Le choix du traitement dépend de l’examen médical et de l’évolution des hémorroïdes ; les traitements médicaux visent surtout à réduire l’intensité, la durée ou la fréquence des symptômes pendant de courtes périodes. [3] En cas de constipation, un laxatif peut être utilisé sur conseil d’un professionnel de santé ; les veinotoniques peuvent être proposés en cure courte pendant une crise, mais ne doivent pas être associés entre eux, prolongés ou utilisés en prévention. [3] Si les symptômes persistent malgré le traitement médical, un traitement instrumental des hémorroïdes internes peut être proposé en consultation ; il apporte un soulagement mais n’empêche pas toujours une récidive. [3]
Après une ligature élastique, des douleurs ou de petits saignements peuvent survenir ; les complications sont rares mais comprennent notamment une douleur intense, une difficulté à uriner, une thrombose, un abcès péri-anal ou un saignement important tardif pouvant nécessiter une intervention chirurgicale. [3] Après une photocoagulation infrarouge, les effets indésirables possibles sont rares et non graves : gêne transitoire, douleur modérée ou petit saignement. [3] Pour les injections sclérosantes, la complication la plus grave décrite est une infection, notamment un abcès. [3]
Une thrombose hémorroïdaire externe peut être traitée médicalement par des antalgiques, des anti-inflammatoires et des régulateurs du transit, ou faire l’objet d’une incision ou d’une excision du caillot en consultation. [3] L’incision ou l’excision peut être réalisée sous anesthésie locale et vise à soulager rapidement la douleur ; l’excision est souvent préférée, car elle diminue le risque de séquelles et de récidive par rapport à l’incision. [3]
Quand une opération est-elle envisagée ?
Une intervention chirurgicale peut être envisagée après l’échec des traitements médical et instrumental, ou d’emblée lorsqu’aucune autre option n’est raisonnable, notamment en cas d’hémorroïdes extériorisées en permanence ou de saignements responsables d’une anémie. [3] Plusieurs techniques existent : certaines retirent les paquets hémorroïdaires, tandis que d’autres remontent les hémorroïdes internes, réduisent leur apport sanguin ou les traitent par laser ou radiofréquence ; le chirurgien propose la technique adaptée. [3] Après une chirurgie, des douleurs, des saignements modérés, des démangeaisons, une constipation ou des troubles temporaires de la continence peuvent survenir dans les premiers jours. [3] Si de la fièvre, des douleurs ou des saignements surviennent plus de deux jours après l’intervention, consultez votre médecin. [3] Après une hémorroïdectomie, la cicatrisation prend généralement quatre à six semaines et les soins locaux prescrits doivent être réalisés soigneusement. [3] La reprise des activités physiques se fait progressivement selon le ressenti, mais la natation et les sports violents doivent attendre la cicatrisation complète des plaies, soit environ quatre à six semaines. [3] Les voyages en avion sont déconseillés pendant les quinze jours suivant une chirurgie hémorroïdaire. [3]
Quelle est l’évolution possible ?
La plupart des crises douloureuses s’atténuent spontanément en quelques jours, mais elles peuvent récidiver. [1] Après plusieurs années, les douleurs, les démangeaisons, les suintements ou le prolapsus peuvent devenir permanents et gêner la vie quotidienne. [1] Des saignements répétés peuvent provoquer une anémie, ce qui justifie leur évaluation médicale. [1]
Sources et références
[1] Hémorroïdes : définition, facteurs favorisants et symptômes | ameli.fr | Assuré
Assurance Maladie · Consulté le 2026-09-11
[2] Hémorroïdes : que faire pour être soulagé et quand consulter ? | ameli.fr | Assuré
Assurance Maladie · Consulté le 2026-09-11
[3] Hémorroïdes : consultation et traitement | ameli.fr | Assuré
Assurance Maladie · Consulté le 2026-09-11
La téléconsultation peut être envisagée selon votre situation
- Un médecin évaluera si la téléconsultation est adaptée
- Peut être remboursée selon conditions *
* Dans le cadre du parcours de soins coordonné. Un médecin évaluera si la téléconsultation est adaptée à votre situation.
Téléconsultation : préparer votre rendez-vous
Une consultation à distance peut être envisagée avec votre médecin. Il détermine si elle convient à votre situation ou si un examen en présence est nécessaire.
Avant le rendez-vous
- Notez le motif de consultation, les symptômes et leur durée.
- Préparez la liste de vos traitements, vos allergies connues et les comptes rendus ou résultats déjà disponibles.
- Installez-vous dans un endroit calme et confidentiel, avec une connexion et un appareil permettant la vidéo.
Organiser la suite
Contactez votre médecin habituel ou le professionnel qui vous suit pour organiser la consultation. Selon votre situation, une consultation en présence pourra être nécessaire.
En cas d’urgence médicale, appelez le 15 ou le 112 ; n’attendez pas une téléconsultation.
Informations pratiques : Assurance Maladie — téléconsultation · Service Public — numéros d’urgence.