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Glycogénose de type VII : symptômes, diagnostic et prise en charge

La glycogénose de type VII, également appelée maladie de Tarui ou déficit musculaire en phosphofructokinase, est une maladie génétique rare qui perturbe l’utilisation du glucose par les muscles. [1] [2] Elle se manifeste le plus souvent par une mauvaise tolérance à l’effort, des crampes et une faiblesse musculaire, mais son expression varie selon les personnes. [1] [2] La maladie peut aussi toucher les globules rouges et provoquer une destruction excessive de ceux-ci, appelée hémolyse. [1] [2]

Pourquoi la glycogénose de type VII affecte-t-elle les muscles ?

La maladie est liée à des anomalies du gène PFKM, qui contient les instructions nécessaires à la production de la forme musculaire de la phosphofructokinase. [1] [2] Cette enzyme intervient dans la glycolyse, une voie métabolique qui permet notamment au muscle de produire de l’énergie à partir du glucose. [1] [2] Son déficit réduit la production d’énergie musculaire et favorise l’accumulation de glycogène dans les tissus. [1] [2] Comme cette enzyme intervient également dans le métabolisme des globules rouges, son déficit peut expliquer les manifestations hémolytiques associées à la maladie. [1] [2]

Comment la maladie se transmet-elle ?

La glycogénose de type VII se transmet selon un mode autosomique récessif. [1] [2] Une personne atteinte possède généralement deux copies altérées du gène PFKM, l’une héritée de chaque parent. [1] [2] La présence de la maladie dans une famille constitue donc une information importante au cours de l’évaluation diagnostique. [1] Un conseil génétique peut être proposé lorsqu’un test génétique est envisagé afin d’en expliquer les enjeux pour la personne et sa famille. [1]

Quels sont les symptômes possibles ?

Les manifestations musculaires habituelles comprennent une fatigue excessive pendant l’exercice, des crampes, des douleurs et une faiblesse musculaire. [1] [2] Un effort peut provoquer une rhabdomyolyse, c’est-à-dire une destruction de fibres musculaires libérant notamment de la myoglobine. [1] [2] Le passage de myoglobine dans les urines peut leur donner une couleur rouille ou foncée. [1] L’accumulation de myoglobine dans les reins peut entraîner une insuffisance rénale sévère. [1]

Certaines personnes présentent également une hémolyse, parfois compensée, qui peut s’accompagner d’une augmentation de la bilirubine et d’une jaunisse. [1] [2] L’examen physique peut néanmoins être normal en dehors des épisodes, ce qui n’exclut pas la maladie. [1]

Existe-t-il différentes formes de glycogénose de type VII ?

La glycogénose de type VII est une maladie cliniquement hétérogène, ce qui signifie que l’âge de début, les organes touchés et la sévérité ne sont pas identiques chez toutes les personnes. [2] La forme classique débute généralement pendant l’enfance et associe faiblesse, intolérance à l’effort et épisodes de rhabdomyolyse pouvant entraîner une myoglobinurie. [2] Une forme infantile sévère avec atteinte musculaire rapidement progressive a également été décrite. [2] À l’inverse, une forme tardive peut se révéler à l’âge adulte par une faiblesse musculaire proximale modérée. [2] Une forme hémolytique très rare, sans manifestation musculaire, est aussi rapportée. [2]

Comment le diagnostic est-il établi ?

Le diagnostic repose d’abord sur l’histoire des symptômes, leur relation avec l’exercice et les éventuels antécédents familiaux. [1] Des analyses sanguines peuvent notamment rechercher une élévation de la créatine kinase, qui témoigne d’une atteinte musculaire. [1] [2] Une analyse d’urines peut rechercher une myoglobinurie, en particulier après un épisode provoqué par l’effort. [1] Ces anomalies constituent des signes d’orientation, mais elles ne suffisent pas à elles seules à identifier la glycogénose de type VII. [1] [2]

L’étude d’un prélèvement musculaire peut montrer des vacuoles et des dépôts anormaux de glycogène, mais ces constatations doivent être interprétées avec les autres résultats. [1] [2] Des analyses enzymatiques peuvent mettre en évidence le déficit en phosphofructokinase musculaire. [1] [2] Une analyse génétique recherchant des variants du gène PFKM peut contribuer à confirmer le diagnostic. [1] [2] La combinaison des données cliniques, biochimiques, musculaires et génétiques permet également d’écarter d’autres causes de maladie musculaire. [2]

Quels sont les principes de la prise en charge ?

Il n’existe actuellement pas de traitement curatif établi de la glycogénose de type VII. [1] [2] La prise en charge vise principalement à réduire les manifestations et à prévenir les épisodes musculaires. [1] La limitation des efforts physiques intenses fait partie des mesures décrites pour diminuer le risque de symptômes liés à l’exercice. [1] La rhabdomyolyse constitue une complication potentiellement grave et peut engager le pronostic vital. [2] Les mesures alimentaires proposées dans les documents disponibles ne permettent pas de formuler ici une consigne nutritionnelle autonome et universelle. [1]

Sources et références

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