Gliome du nerf optique : signes, diagnostic, surveillance et traitements

Trouver un professionnel
IRM des orbites par ville
Le gliome du nerf optique est une tumeur qui se développe à partir d’astrocytes du nerf optique ou d’une autre partie des voies visuelles situées avant le cortex cérébral. [1] La forme habituelle est une tumeur de bas grade, le plus souvent un astrocytome pilocytique, qui touche principalement les enfants. [1] Elle peut apparaître isolément ou être associée à une neurofibromatose de type 1, appelée NF1. [1] Son évolution est variable : certaines tumeurs restent longtemps stables, tandis que d’autres progressent ou altèrent davantage la vision. [1]
Quelles parties des voies visuelles peuvent être atteintes ?
Les gliomes des voies optiques peuvent concerner le nerf optique, le chiasma où se croisent des fibres visuelles, les tractus optiques, les radiations optiques ou l’hypothalamus. [1] Le terme « gliome du nerf optique » désigne donc une localisation plus précise au sein de la famille plus large des gliomes des voies optiques. [1] La localisation exacte influence les manifestations, les risques d’extension et les possibilités de traitement. [1] Le gliome ne doit pas être confondu avec un méningiome de la gaine du nerf optique, qui peut occuper une région voisine mais présente habituellement des caractéristiques radiologiques différentes. [1]
Quels sont les signes possibles ?
Les signes dépendent avant tout de la partie des voies optiques atteinte. [1] Une baisse de vision est fréquente, mais un jeune enfant peut ne pas la signaler spontanément. [1] L’examen ophtalmologique peut retrouver une anomalie du champ visuel, une réaction pupillaire anormale, un gonflement de la tête du nerf optique ou, au contraire, une atrophie optique. [1] Une protrusion de l’œil vers l’avant, appelée exophtalmie, est surtout observée lorsque la tumeur atteint la portion du nerf située dans l’orbite. [1] Un strabisme, des mouvements involontaires des yeux appelés nystagmus ou une limitation des mouvements oculaires peuvent également être présents. [1]
Les maux de tête sont davantage décrits lorsque le chiasma optique est concerné. [1] Une atteinte proche de l’hypothalamus ou de l’hypophyse peut perturber la puberté, la croissance ou plusieurs productions hormonales. [1] Une extension de la tumeur peut aussi entraîner une hydrocéphalie, c’est-à-dire une accumulation excessive de liquide dans les cavités du cerveau. [1]
Quel est le lien avec la neurofibromatose de type 1 ?
La NF1 est associée à une partie des gliomes des voies optiques, mais toutes les personnes atteintes de NF1 et porteuses d’un gliome ne présentent pas de symptômes. [1] La synthèse consultée recommande de rechercher une NF1 lors de l’évaluation d’un gliome des voies optiques. [1] Les gliomes associés à la NF1 peuvent être diagnostiqués plus tard et évoluer plus lentement que les formes sporadiques. [1] Leur pronostic ne peut toutefois pas être déduit de la seule présence d’une NF1, car la localisation de la tumeur et la sélection des patients influencent les résultats observés. [1]
Comment le diagnostic est-il évalué ?
L’évaluation initiale comprend habituellement une IRM du cerveau et des orbites afin de préciser la localisation et l’étendue de la tumeur. [1] L’IRM est particulièrement utile pour examiner le chiasma, l’hypothalamus et les tractus optiques. [1] Elle peut montrer un élargissement fusiforme du nerf optique et des caractéristiques qui aident à distinguer un gliome d’un méningiome de la gaine du nerf. [1] L’évaluation comprend aussi des mesures répétées de la vision, car le suivi visuel est nécessaire même lorsque l’imagerie est disponible. [1] Chez un très jeune enfant qui ne peut pas participer à un examen visuel classique, une évaluation électrophysiologique peut être nécessaire. [1]
Pour la forme habituelle, la synthèse indique que la biopsie est généralement évitée lorsque les données cliniques et radiologiques sont suffisamment caractéristiques. [1] L’intérêt d’un prélèvement tumoral peut néanmoins être réévalué lorsque l’analyse moléculaire est susceptible d’orienter une thérapie ciblée. [1]
Comment la prise en charge est-elle choisie ?
La prise en charge est individualisée selon les symptômes, la vision, la localisation, la progression, l’âge, le statut NF1 et les caractéristiques de la tumeur. [1] Elle fait intervenir une équipe pouvant réunir notamment des spécialistes de neuro-ophtalmologie, d’oncologie, de chirurgie et de radiothérapie. [1] Lorsqu’un gliome est stable, une surveillance clinique et radiologique constitue souvent l’approche initiale. [1] Cette surveillance associe des examens visuels réguliers et des IRM répétées. [1] Une vision stable ne signifie pas nécessairement que la tumeur est stable à l’imagerie. [1] Une modification de l’état clinique ou de l’imagerie conduit l’équipe à réévaluer l’indication d’un traitement. [1]
Une intervention chirurgicale peut être envisagée en cas de perte visuelle progressive, d’exophtalmie sévère, de douleur orbitaire, d’hydrocéphalie qui s’aggrave ou d’extension postérieure menaçant le chiasma. [1] Si une vision utile persiste, la chirurgie du nerf optique comporte un risque important de perte visuelle. [1] La chirurgie peut également entraîner des déficits hormonaux ou un dysfonctionnement de l’hypothalamus. [1]
La chimiothérapie et la radiothérapie font partie des options possibles lorsque la maladie progresse, mais leur place dépend notamment de l’âge, de la localisation et des traitements déjà reçus. [1] Chez les patients jeunes, la radiothérapie est souvent réservée à certaines situations en raison de ses effets tardifs possibles. [1] Ces effets peuvent comprendre des troubles endocriniens et l’apparition ultérieure d’une autre tumeur du système nerveux central. [1] Des traitements ciblant la voie moléculaire MAPK peuvent être utilisés comme traitements de recours dans certains gliomes ayant progressé malgré d’autres traitements systémiques. [1] Ces traitements ciblés peuvent provoquer des effets cutanés et, plus rarement, des atteintes oculaires susceptibles de menacer la vision. [1]
Comment la maladie peut-elle évoluer ?
De nombreux gliomes des voies optiques progressent peu ou pas et peuvent rester sans symptôme pendant une longue période. [1] D’autres continuent à croître ou s’accompagnent d’une dégradation progressive de la vision. [1] Une régression spontanée est possible mais peu fréquente. [1] La transformation maligne de la forme habituelle est décrite comme exceptionnellement rare. [1] Une extension vers l’hypothalamus ou le troisième ventricule est associée à une évolution plus défavorable que celle d’une tumeur limitée au nerf optique. [1]
La forme maligne de l’adulte est-elle la même maladie ?
Le gliome malin des voies optiques est une forme rare, observée surtout chez l’adulte d’âge moyen, qui ne doit pas être confondue avec le gliome pédiatrique habituel de bas grade. [1] Il se manifeste typiquement par une perte visuelle rapide, d’abord d’un œil puis des deux yeux. [1] Il peut initialement ressembler à une neuropathie optique ischémique ou à une névrite optique. [1] Dans cette forme maligne, le passage consulté indique que la confirmation du diagnostic repose sur une biopsie suivie d’un examen histologique. [1] Son évolution visuelle et vitale est beaucoup plus agressive que celle des gliomes de bas grade. [1]
Sources et références
[1] Optic Nerve Glioma - StatPearls - NCBI Bookshelf
www.ncbi.nlm.nih.gov · Consulté le 2026-09-16
La téléconsultation peut être envisagée selon votre situation
- Un médecin évaluera si la téléconsultation est adaptée
- Peut être remboursée selon conditions *
* Dans le cadre du parcours de soins coordonné. Un médecin évaluera si la téléconsultation est adaptée à votre situation.
Téléconsultation : préparer votre rendez-vous
Une consultation à distance peut être envisagée avec votre médecin. Il détermine si elle convient à votre situation ou si un examen en présence est nécessaire.
Avant le rendez-vous
- Notez le motif de consultation, les symptômes et leur durée.
- Préparez la liste de vos traitements, vos allergies connues et les comptes rendus ou résultats déjà disponibles.
- Installez-vous dans un endroit calme et confidentiel, avec une connexion et un appareil permettant la vidéo.
Organiser la suite
Contactez votre médecin habituel ou le professionnel qui vous suit pour organiser la consultation. Selon votre situation, une consultation en présence pourra être nécessaire.
En cas d’urgence médicale, appelez le 15 ou le 112 ; n’attendez pas une téléconsultation.
Informations pratiques : Assurance Maladie — téléconsultation · Service Public — numéros d’urgence.