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Fracture de fatigue : signes, diagnostic, traitement et prévention

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Scintigraphie osseuse par ville

Une fracture de fatigue est une petite fracture souvent incomplète qui apparaît lorsque des contraintes mécaniques répétées dépassent la capacité d’adaptation et de réparation d’un os normalement constitué. [1] [2] [3] Elle ne résulte généralement pas d’un événement traumatique unique, comme une chute ou un coup, mais d’une accumulation d’efforts liée notamment à la course, aux sauts, à la marche prolongée ou à une hausse rapide de l’entraînement. [1] [2] [3] Une douleur osseuse qui augmente progressivement avec l’activité mérite une évaluation, car une radiographie normale au début n’exclut pas une fracture de fatigue. [1] [2] [3]

Fracture de fatigue, fracture de stress et fracture par insuffisance : quelles différences ?

Le terme général de fracture de stress recouvre des lésions osseuses produites par des contraintes mécaniques répétées. [3] Au sein de cette famille, la fracture de fatigue correspond à des contraintes excessives appliquées à un os de structure normale, tandis que la fracture par insuffisance survient lorsqu’une contrainte habituelle s’exerce sur un os dont la formation ou la solidité est altérée. [3] Cette distinction compte notamment lorsque la densité osseuse est faible, car une ostéopénie ou une ostéoporose peut justifier des examens complémentaires. [1] [2] [3]

Les fractures de fatigue touchent surtout les membres inférieurs, notamment les métatarsiens du pied, le tibia, les os du tarse, le fémur, la fibula et le bassin. [1] [2] [3] Toutes les localisations n’ont pas le même risque de mauvaise consolidation : le col du fémur, la partie antérieure du tibia, l’os naviculaire du pied, le talus, les os sésamoïdes ainsi que les premier et cinquième métatarsiens font partie des localisations considérées à haut risque. [3] Ces fractures à haut risque sont plus exposées à la non-consolidation et peuvent nécessiter une prise en charge chirurgicale. [3]

Quels sont les signes d’une fracture de fatigue ?

La douleur apparaît habituellement de façon progressive, sans traumatisme précis, et commence souvent pendant ou après une activité prolongée ou intense. [1] [2] [3] Au début, elle peut disparaître peu après l’arrêt de l’effort, puis survenir de plus en plus tôt lors des séances suivantes. [1] [2] [3] Si les contraintes se poursuivent, la douleur peut durer plus longtemps, empêcher l’activité et finalement persister au repos ou en l’absence d’appui. [1] [2] [3] L’examen peut retrouver une douleur osseuse très localisée à la pression, parfois accompagnée d’un gonflement ou de signes inflammatoires discrets. [1] [2] [3]

Une douleur profonde et persistante de l’aine ou de la cuisse lors de la mise en charge doit être évaluée à la recherche d’une fracture de fatigue de la partie proximale du fémur. [1] [2] Une fracture de fatigue du fémur proche de la hanche nécessite une évaluation spécialisée. [1] [2]

Pourquoi une fracture de fatigue survient-elle ?

Le facteur favorisant le plus fréquent est une augmentation brusque de la fréquence, de l’intensité ou de la durée de l’activité physique, sans temps d’adaptation suffisant. [1] [2] [3] Une condition physique insuffisante, le port répété de charges, des chaussures amortissant mal les chocs, certaines surfaces d’entraînement et une voûte plantaire très arquée peuvent également contribuer au risque. [1] [2] [3] Une faible densité minérale osseuse, des troubles hormonaux ou menstruels, une masse musculaire réduite, une alimentation insuffisante et le tabagisme figurent aussi parmi les facteurs décrits. [1] [2] [3] Chez une sportive, l’association d’une faible disponibilité énergétique, avec ou sans trouble alimentaire, de règles absentes ou perturbées et d’une faible densité osseuse doit conduire à rechercher la triade de l’athlète féminine. [1] [2] [3] Une disponibilité énergétique insuffisante peut également s’accompagner de perturbations hormonales et d’une fragilité osseuse chez les hommes pratiquant des sports d’endurance. [3]

Comment le diagnostic est-il établi ?

Le diagnostic repose d’abord sur l’histoire de la douleur, les changements récents d’activité, les facteurs de risque et la localisation précise de la sensibilité à l’examen. [3] Des radiographies sont généralement réalisées en première intention, mais elles peuvent rester normales pendant les deux à trois premières semaines. [1] [2] [3] Lorsque la suspicion persiste malgré des radiographies normales, une IRM ou une scintigraphie osseuse peut permettre de détecter plus précocement la lésion. [1] [2] [3] Une IRM est particulièrement importante lorsqu’une fracture de fatigue du col du fémur est suspectée, car les radiographies sont moins fiables pour cette localisation. [3] Des fractures répétées, une localisation fémorale ou pelvienne ou une suspicion de fragilité osseuse peuvent conduire à rechercher une faible densité minérale osseuse ou une cause métabolique. [1] [2] [3]

Quel est le traitement d’une fracture de fatigue ?

Le principe général consiste à protéger l’os des contraintes responsables, avec un repos relatif ou une interruption temporaire de l’appui selon la localisation et le niveau de risque. [1] [2] [3] Pour certaines fractures du pied, le médecin peut prescrire des béquilles, une chaussure ou une botte de soutien et, plus rarement, un plâtre. [1] [2] La durée de protection ne peut pas être déduite d’un délai unique, car elle dépend notamment de l’os atteint, de la gravité de la lésion et de son classement à faible ou haut risque. [1] [2] [3] Les fractures à haut risque nécessitent un avis orthopédique dans la prise en charge initiale, car elles consolident plus difficilement et une fixation chirurgicale est souvent envisagée. [3] Une fracture déplacée du col du fémur doit être traitée rapidement en raison du risque de nécrose de la tête fémorale. [3]

Guérison et reprise progressive de l’activité

Les fractures à faible risque guérissent généralement avec une protection adaptée, tandis que les fractures à haut risque présentent davantage de non-consolidations et de douleurs persistantes. [3] Pendant la période de protection, une activité sans impact, comme la natation, peut parfois entretenir la condition cardiovasculaire sans charger l’os lésé. [1] [3] La rééducation comporte ensuite un renforcement progressif, un travail de l’équilibre et de la proprioception, puis un retour gradué à l’activité. [3] La reprise ne doit pas être guidée uniquement par le temps écoulé : l’absence de douleur et le suivi de la consolidation déterminent le passage aux étapes suivantes. [3] Une réapparition de la douleur pendant la reprise impose de revenir à une activité qui ne déclenche pas de symptômes et de faire réévaluer la progression prévue. [3]

Comment réduire le risque de récidive ?

La prévention repose d’abord sur une augmentation progressive de la durée, de l’intensité et de la fréquence des entraînements, avec des périodes de récupération suffisantes. [3] Des chaussures adaptées et en bon état, ainsi que le choix de surfaces d’entraînement appropriées, permettent d’agir sur certains facteurs mécaniques modifiables. [3] Des apports alimentaires suffisants, la prise en charge d’un trouble alimentaire ou menstruel, l’évaluation d’une faible densité osseuse et l’arrêt du tabac font partie des mesures à considérer selon les facteurs personnels. [1] [2] [3] Les données disponibles ne démontrent pas clairement qu’une supplémentation systématique en calcium ou en vitamine D accélère la guérison, ce qui ne justifie pas d’en commencer une de façon autonome. [3] Après une première fracture, l’analyse des changements d’entraînement, de la récupération, de l’alimentation, des antécédents et des éventuels troubles hormonaux aide à corriger les facteurs de récidive. [3]

Sources et références

[3] Stress Fractures - StatPearls - NCBI Bookshelf

www.ncbi.nlm.nih.gov · Consulté le 2026-09-16

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