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Érythroplasie et érythroplasie de Queyrat : comprendre une plaque rouge génitale

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Dermatologie buccale par ville

Le mot « érythroplasie » décrit parfois simplement l'aspect rouge vif d'une plaque sur une muqueuse, par exemple au niveau de la vulve. [2] L'expression « érythroplasie de Queyrat » a un sens plus précis : elle désigne un carcinome épidermoïde in situ de la muqueuse pénienne, aujourd'hui considéré comme une forme de néoplasie intraépithéliale pénienne. [3] [1] Une lésion in situ reste limitée à l'épithélium et ne franchit pas la membrane qui le sépare des tissus sous-jacents. [3] Cette lésion peut toutefois évoluer vers un carcinome épidermoïde invasif, ce qui justifie de ne pas conclure sur son apparence seule. [1] [3]

Que signifie exactement le terme « érythroplasie » ?

Une plaque dite érythroplasique n'est pas, à elle seule, un diagnostic histologique. [2] [3] Sur la vulve, cet aspect rouge peut notamment être observé dans certaines lésions intraépithéliales, mais aussi dans d'autres affections dont la distinction nécessite un examen et des biopsies. [2] [3] Sur le pénis, l'appellation historique « érythroplasie de Queyrat » correspond à la maladie de Bowen de la muqueuse pénienne et se distingue de la maladie de Bowen située sur la peau de la verge. [1] [3] La terminologie actuelle regroupe cette lésion parmi les néoplasies intraépithéliales péniennes, souvent abrégées PeIN. [1] [3]

Quel aspect peut avoir l'érythroplasie de Queyrat ?

L'érythroplasie de Queyrat se présente habituellement comme une plaque rouge bien délimitée, légèrement surélevée et d'évolution lente. [3] Elle peut se situer sur le gland, le sillon situé derrière le gland ou la face interne du prépuce. [3] La néoplasie intraépithéliale pénienne est souvent sans symptôme, mais elle peut s'accompagner de douleur, de démangeaisons, de saignement ou de croûtes. [3] Des lésions péniennes persistantes peuvent aussi être brunes, grises ou blanches et prendre la forme d'une plaque, d'une petite surélévation ou d'une tache plane. [3]

Pourquoi l'apparence ne suffit-elle pas au diagnostic ?

Il est souvent difficile de distinguer visuellement une néoplasie intraépithéliale pénienne d'une infection, d'une inflammation ou d'une autre affection de la peau et des muqueuses. [3] Les diagnostics possibles comprennent notamment certaines infections génitales, le psoriasis, le lichen plan, le lichen scléreux, la balanite de Zoon et des réactions médicamenteuses fixes. [3] Une lésion développée sur un lichen plan ou un lichen scléreux préexistant peut être particulièrement difficile à reconnaître. [3] L'examen anatomopathologique d'un prélèvement tissulaire constitue la méthode de référence pour confirmer une néoplasie intraépithéliale. [3] La biopsie permet notamment de vérifier que la membrane basale est intacte et de rechercher une éventuelle invasion des tissus sous-jacents. [3] La dermoscopie peut aider à choisir la zone à biopsier et à distinguer certaines lésions, mais elle ne remplace pas l'examen histologique. [3]

Quels facteurs sont associés à cette lésion ?

Certaines néoplasies intraépithéliales péniennes sont associées à une infection par un papillomavirus humain, sans que cette association explique toutes les lésions. [1] [3] Le lichen scléreux et le lichen plan font partie des dermatoses péniennes préexistantes fortement associées à ces néoplasies. [3] D'autres facteurs rapportés comprennent le phimosis, les verrues génitales, l'immunosuppression, une transplantation d'organe et certains antécédents de chirurgie pénienne. [3] L'absence de circoncision est également décrite comme un facteur de risque, mais un facteur de risque ne suffit pas à établir la cause d'une lésion chez une personne. [3]

Quel est le risque d'évolution ?

L'érythroplasie de Queyrat est une lésion précurseur susceptible de progresser vers un carcinome épidermoïde invasif. [1] [3] Les estimations publiées de ce risque varient, le résumé PDQ rapportant une progression de 5 à 15 % pour les carcinomes in situ du pénis tandis qu'une revue récente mentionne un risque pouvant atteindre 33 % pour l'érythroplasie de Queyrat. [1] [3] Ces chiffres ne permettent donc pas de prédire l'évolution d'une lésion individuelle. [1] [3] La confirmation précoce vise à permettre un traitement avant une éventuelle invasion, laquelle peut rendre les soins plus lourds et plus mutilants. [3]

Quels sont les principes du traitement ?

Le traitement dépend notamment de la localisation, de la taille et de l'étendue de la lésion ainsi que de la présence éventuelle d'une invasion. [1] [3] Les options décrites pour les lésions intraépithéliales péniennes comprennent des traitements locaux appliqués sur la lésion, le laser, la cryochirurgie et différentes formes d'exérèse chirurgicale. [1] [3] Les médicaments locaux cités dans les sources comprennent le fluorouracile et l'imiquimod. [1] [3] Une circoncision peut intervenir dans la prise en charge lorsque le prépuce est atteint et peut faciliter l'application de traitements locaux ultérieurs. [3] Une exérèse peut permettre le contrôle histologique de la lésion, mais la chirurgie peut entraîner des cicatrices, une déformation ou une altération fonctionnelle. [1] [3] La préservation de l'anatomie et de la fonction doit ainsi être mise en balance avec le contrôle de la lésion et son risque de récidive. [1] [3] Pour le stade in situ, le résumé PDQ précise que les options reposent largement sur des observations et de petites séries de cas, faute de données issues d'essais cliniques à ce stade. [1]

Que faire devant une plaque persistante ?

Une plaque ou une tache pénienne rouge, blanche, brune ou grise qui persiste doit faire rechercher une néoplasie intraépithéliale parmi les diagnostics possibles. [3] La présence d'une douleur, d'un saignement, de croûtes, d'une ulcération ou de la croissance d'une masse renforce la nécessité d'une évaluation diagnostique. [3] L'objectif de cette évaluation est de distinguer une affection inflammatoire ou infectieuse d'une lésion intraépithéliale et de déterminer si une biopsie est nécessaire. [3]

Sources et références

[2] RC1

www.realites-cardiologiques.com · Consulté le 2026-09-15

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Spécialités médicales concernées

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