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Crises focales à manifestations sensorielles : signes, diagnostic et conduite à tenir

Une crise épileptique partielle provient d'un foyer épileptogène localisé dans le cerveau, et ses manifestations varient selon l'emplacement de ce foyer. [1] Elle peut notamment provoquer des fourmillements, des picotements, un engourdissement, des perceptions inhabituelles ou des modifications de la vision. [1] [2] Ces manifestations ne permettent pas, à elles seules, de conclure à une épilepsie, car le médecin doit aussi rechercher d'autres explications possibles. [1] [2]

Quelles sensations une crise partielle peut-elle provoquer ?

Les manifestations corporelles possibles comprennent des fourmillements, des picotements ou d'autres sensations anormales, par exemple au niveau d'une main. [1] Certaines crises entraînent des hallucinations visuelles, comme des images lumineuses, ou auditives, comme un sifflement ou un bruit de moteur. [1] Des perceptions gustatives ou olfactives inhabituelles, telles qu'un mauvais goût ou une mauvaise odeur, sont également décrites. [1] Une crise partielle peut aussi se traduire par une impression de déjà-vu, une peur soudaine, une douleur ou des signes végétatifs comme une salivation, une modification de la respiration ou une accélération du rythme cardiaque. [1]

Les crises partielles ne sont pas exclusivement sensorielles : elles peuvent également provoquer des secousses musculaires localisées, une déviation de la tête ou des yeux, des gestes répétitifs ou des troubles du langage. [1] Une même personne peut présenter un seul type de crise ou plusieurs types ; le spécialiste peut avoir besoin de suivre les symptômes et les résultats des examens pour préciser le type de crise. [2]

La conscience est-elle toujours préservée ?

Certaines crises partielles surviennent sans modification de la conscience, de sorte que la personne peut décrire l'épisode du début à la fin. [1] Dans d'autres crises, la conscience est altérée : la personne rompt le contact avec son environnement et peut ne conserver aucun souvenir de l'épisode. [1] Une altération de la conscience peut s'accompagner de gestes automatiques, comme mâchonner, se lécher les lèvres, gratter, agripper des objets ou déambuler. [1]

Pourquoi une sensation inhabituelle ne suffit-elle pas au diagnostic ?

Avoir un épisode évoquant une crise ne signifie pas nécessairement que l'on souffre d'épilepsie, car des crises peuvent avoir d'autres causes. [2] Selon les manifestations observées, le médecin envisage notamment une syncope, une migraine, une attaque de panique, une hypoglycémie, un trouble anxieux ou l'effet d'une substance toxique. [1] Il recherche aussi les circonstances susceptibles d'expliquer une convulsion ponctuelle, comme une fièvre chez l'enfant ou un sevrage alcoolique. [1]

Comment les épisodes sont-ils évalués ?

Le médecin demande une description aussi précise que possible des circonstances et des manifestations survenues avant, pendant et après l'épisode. [1] [2] Le témoignage d'une personne ayant assisté à la crise peut être particulièrement utile lorsque la conscience ou la mémoire ont été altérées. [1] [2] Un enregistrement vidéo réalisé par l'entourage peut aider le diagnostic, notamment chez l'enfant. [1] L'examen clinique recherche notamment des blessures, une fièvre, des troubles neurologiques ou une confusion après la crise. [1]

L'électroencéphalogramme, ou EEG, enregistre l'activité électrique du cerveau grâce à des électrodes placées sur le cuir chevelu. [1] Il contribue à préciser le type d'épilepsie et à localiser un éventuel foyer épileptogène. [1] Un EEG normal n'exclut pas une épilepsie, et certaines anomalies du tracé peuvent être liées à une autre maladie. [1] Lorsque la suspicion clinique reste forte malgré un EEG normal, un enregistrement de longue durée ou un EEG de sommeil peut être demandé. [1]

Selon le contexte, le bilan peut aussi comporter des analyses sanguines, un électrocardiogramme et une imagerie cérébrale par IRM ou scanner. [1] Chez l'adulte, l'IRM cérébrale est systématique lorsqu'une épilepsie partielle est diagnostiquée, le scanner pouvant être utilisé à défaut. [1]

Quels sont les principes généraux du traitement ?

Lorsqu'une épilepsie est confirmée, le traitement principal repose généralement sur un médicament destiné à prévenir les crises. [2] Le choix du médicament dépend notamment du type de crises, de l'âge, du sexe et des autres problèmes de santé de la personne. [2] La présence d'une sensation inhabituelle ne permet donc pas de déterminer seule le traitement approprié. [1] [2] Une personne déjà traitée ne doit pas modifier la dose ni arrêter son médicament sans en parler au médecin qui suit son épilepsie. [2]

En cas de projet de grossesse ou de grossesse découverte sous traitement antiépileptique, il faut continuer le médicament et contacter rapidement l'équipe spécialisée afin de réévaluer le traitement. [2]

Que faire si la crise devient convulsive ?

Si la personne convulse, allongez-la sur le côté en position latérale de sécurité et dégagez l'espace autour d'elle. [1] Protégez sa tête avec un objet souple, desserrez les vêtements au niveau du col ou de la ceinture et retirez éventuellement ses lunettes. [1] Laissez-la au même endroit pendant la crise, sauf si elle se trouve exposée à un danger immédiat. [1] N'essayez pas de bloquer les mouvements convulsifs, ne placez rien dans sa bouche et ne lui donnez pas à boire. [1]

Appelez immédiatement le 15 ou le 112 si la crise dure plus de cinq minutes. [1] Appelez également le 15 ou le 112 si les crises se répètent sans retour à la normale entre les épisodes. [1] Le même recours urgent est nécessaire si la personne reste inconsciente plus de dix minutes. [1]

Sources et références

[2] Epilepsy - NHS

NHS · Consulté le 2026-09-11

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