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Encéphalomyélite équine de l’Ouest : symptômes, diagnostic, soins et prévention

L’encéphalomyélite équine de l’Ouest, aussi appelée encéphalite équine de l’Ouest, est une infection humaine due à un alphavirus transmis principalement par la piqûre de moustiques infectés. [1] Malgré son nom, cette maladie ne concerne donc pas uniquement les chevaux. [1] La majorité des infections restent inapparentes, mais certaines provoquent un syndrome fébrile et une petite proportion évolue vers une inflammation aiguë du cerveau et des méninges. [1]

Comment le virus se transmet-il ?

Le virus est transmis à l’être humain par plusieurs espèces de moustiques, notamment des moustiques des genres Culex, Culiseta et Aedes. [1] Les oiseaux constituent un réservoir amplificateur du virus, mais aucun cas de transmission par contact avec un oiseau n’est rapporté dans la synthèse disponible. [1] Des épisodes touchant les chevaux, les mules ou certains oiseaux peuvent accompagner les épidémies humaines. [1] Après une piqûre, le virus se multiplie d’abord dans les tissus et les ganglions locaux avant de passer éventuellement dans le sang. [1] S’il atteint le système nerveux central, il peut provoquer une inflammation et des lésions du cerveau et des méninges. [1]

La maladie a surtout été signalée dans l’ouest des États-Unis et au Canada, tandis qu’un sous-type a également été rapporté en Argentine avec un réservoir en Amérique du Sud. [1] Dans les régions concernées, la transmission est favorisée par les saisons chaudes, les fortes pluies et l’augmentation du nombre de moustiques. [1]

Quels sont les symptômes possibles ?

La plupart des personnes infectées ne présentent pas de manifestation clinique identifiable. [1] Lorsqu’ils surviennent, les premiers symptômes sont peu spécifiques et peuvent associer fièvre, frissons, malaise, faiblesse et douleurs musculaires. [1] Des maux de tête, une raideur de la nuque, des nausées ou des vomissements peuvent également apparaître. [1] Ces manifestations ressemblent à celles de nombreuses autres infections virales ou transmises par des moustiques et ne permettent pas, à elles seules, d’identifier la maladie. [1]

Une forme neuro-invasive peut entraîner des vertiges, une sensibilité anormale à la lumière, une confusion, une agitation ou une somnolence marquée. [1] Les formes les plus graves peuvent provoquer une raideur musculaire, des convulsions ou un coma. [1] Les symptômes neurologiques peuvent progresser plus rapidement chez les enfants que chez les adultes. [1] Les nourrissons, les jeunes enfants et les personnes âgées sont davantage exposés aux formes neurologiques sévères. [1]

Après une exposition possible dans une région où le virus circule, l’apparition de fièvre ou de symptômes neurologiques nécessite de rechercher rapidement une prise en charge médicale. [1] Cette démarche est particulièrement importante en présence de confusion, de somnolence inhabituelle, de convulsions ou d’une altération de la conscience. [1]

Comment le diagnostic est-il établi ?

Le diagnostic peut être difficile ou retardé, car les symptômes se confondent avec ceux de nombreuses infections et d’autres maladies neurologiques. [1] Le contexte d’exposition aux moustiques et l’historique des déplacements dans une région concernée contribuent à orienter l’évaluation. [1] Chez une personne présentant des symptômes neurologiques, un scanner ou une imagerie par résonance magnétique peut rechercher des anomalies cérébrales. [1] Les modifications parfois observées dans le thalamus ou les noyaux gris centraux ne sont pas spécifiques de cette infection. [1]

Une ponction lombaire peut mettre en évidence une augmentation de la pression, des protéines et du nombre de cellules dans le liquide céphalorachidien. [1] Ces résultats peuvent aussi se rencontrer dans de nombreuses méningites ou encéphalites virales et inflammatoires. [1] La recherche directe du virus dans le sang ou le liquide céphalorachidien est difficile. [1] Des anticorps de type IgM peuvent être détectés une à trois semaines après le début des symptômes et sont associés à une infection aiguë. [1] Le test peut toutefois réagir avec le virus de l’encéphalite de Saint-Louis, ce qui complique la distinction entre les deux infections. [1]

Quels sont les principes des soins ?

La synthèse clinique, mise à jour le 17 juillet 2023, ne décrivait pas de traitement antiviral efficace contre l’encéphalite équine de l’Ouest. [1] La prise en charge est donc principalement symptomatique et vise à traiter les complications. [1] Une encéphalite grave peut nécessiter une assistance respiratoire et une prise en charge de l’augmentation de la pression à l’intérieur du crâne. [1] Les convulsions peuvent nécessiter un traitement anticonvulsivant adapté par l’équipe médicale. [1]

Quelle est l’évolution possible ?

La plupart des formes symptomatiques sans atteinte neurologique disparaissent spontanément en quelques jours sans séquelle. [1] La majorité des adultes présentant seulement des manifestations neurologiques légères récupèrent également. [1] Après une maladie neurologique aiguë, une fatigue, des maux de tête ou une irritabilité peuvent néanmoins persister pendant une longue période. [1] Chez les enfants, les séquelles possibles comprennent des convulsions persistantes, une spasticité ainsi que des troubles cognitifs ou comportementaux. [1] Les décès sont principalement rapportés chez les personnes âgées atteintes d’une forme compliquée. [1]

Comment réduire le risque de piqûres de moustiques ?

La prévention repose sur la réduction des piqûres de moustiques lors d’un séjour dans une région où le virus circule. [1] Le port de vêtements couvrants, de chaussettes et de chaussures fermées limite la surface de peau exposée. [1] Des moustiquaires, des écrans aux ouvertures ou un hébergement climatisé peuvent réduire les piqûres pendant le sommeil. [1] Il est également utile de vider les pots, seaux et autres récipients contenant de l’eau stagnante, car ils peuvent servir de lieux de reproduction aux moustiques. [1] La synthèse disponible indiquait qu’au 17 juillet 2023, aucun vaccin préventif destiné à l’usage courant n’était disponible. [1]

Sources et références

[1] Western Equine Encephalitis - StatPearls - NCBI Bookshelf

www.ncbi.nlm.nih.gov · Consulté le 2026-09-16

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