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Encéphalite : causes, signes, diagnostic, traitements et évolution

L’encéphalite est une inflammation du cerveau, le plus souvent liée à une infection virale ou à une réaction anormale du système immunitaire. [3] [2] Elle peut notamment provoquer de la fièvre, des maux de tête, une somnolence, une confusion, des convulsions ou des déficits neurologiques. [3] [2] Certaines formes peuvent évoluer vers le coma, laisser des séquelles ou entraîner le décès. [3] [2]

Que signifie le terme encéphalite ?

L’encéphalite correspond à une inflammation du tissu cérébral lui-même. [2] Lorsque la moelle épinière est également atteinte, le trouble est appelé encéphalomyélite. [3] L’encéphalite ne se confond pas avec la méningite, qui touche les enveloppes du cerveau et de la moelle épinière, même si les deux atteintes peuvent être associées. [3] Une raideur de la nuque ou des vomissements sont possibles, mais ils tendent à être moins fréquents et moins marqués que dans la méningite. [3]

Quelles sont les causes d’une encéphalite ?

De nombreux virus peuvent infecter directement le cerveau, notamment les virus herpès simplex, varicelle-zona, cytomégalovirus ou du Nil occidental. [3] Un virus demeuré dans l’organisme après une infection antérieure peut aussi se réactiver et endommager le cerveau. [3] Certaines encéphalites virales sont transmises par des moustiques ou des tiques, mais ce mode de transmission ne concerne pas toutes les encéphalites. [3] Des bactéries peuvent parfois provoquer une encéphalite dans le cadre d’une méningo-encéphalite, tandis que certains parasites peuvent également infecter le cerveau. [3]

Dans une encéphalite auto-immune, le système immunitaire attaque par erreur des structures du cerveau. [3] Cette réaction peut apparaître après une infection ou être associée à un cancer ou à une autre maladie auto-immune. [3] [2] La diversité de ces mécanismes explique pourquoi le traitement dépend de la cause suspectée ou identifiée. [3]

Quels signes peuvent être observés ?

Des nausées, des vomissements, une diarrhée, des douleurs abdominales ou des symptômes ressemblant à ceux d’un rhume ou d’une grippe peuvent précéder l’atteinte neurologique. [3] [2] Lorsque le cerveau est atteint, les manifestations fréquentes comprennent la fièvre, les céphalées, une modification de la personnalité, une somnolence ou une confusion. [3] [2] Des convulsions, une paralysie, un engourdissement ou d’autres déficits neurologiques localisés peuvent également survenir. [3] [2] Dans les formes sévères, la somnolence peut progresser vers le coma et le décès. [3]

Les signes varient selon la cause et ne suffisent pas, à eux seuls, à déterminer l’origine de l’inflammation. [3] [2] Même après un bilan approfondi, la cause demeure inconnue dans de nombreux cas. [2]

Comment l’encéphalite est-elle évaluée ?

Les médecins envisagent une encéphalite devant les symptômes neurologiques, notamment une altération inexpliquée de la conscience. [3] [2] Une imagerie par résonance magnétique du cerveau et une ponction lombaire sont habituellement réalisées. [3] [2] L’IRM peut montrer des anomalies compatibles avec une inflammation et aider à écarter d’autres causes possibles, comme un accident vasculaire cérébral ou une tumeur cérébrale. [3] L’imagerie peut aussi rechercher une anomalie qui rendrait la ponction lombaire dangereuse. [3] [2]

La ponction lombaire permet de prélever le liquide céphalorachidien, qui entoure le cerveau et la moelle épinière. [3] Ce liquide est analysé pour rechercher des signes d’inflammation, du matériel génétique viral par PCR ou des anticorps dirigés contre certains virus. [3] [2] Des analyses sanguines et d’autres examens sont choisis en fonction du contexte clinique, d’une éventuelle immunodépression, des expositions et des causes envisagées. [3] [2] Les tests ne sont pas infaillibles, car des résultats faussement négatifs ou faussement positifs peuvent notamment survenir avec certaines PCR. [2]

Quels sont les principes de la prise en charge ?

La prise en charge associe le traitement de la cause lorsqu’il existe et des soins destinés à contrôler les symptômes et les complications. [3] [2] Les soins de soutien peuvent comprendre le traitement de la fièvre, de la déshydratation, des déséquilibres électrolytiques et des convulsions. [2] Une assistance des fonctions vitales, notamment par ventilation mécanique, peut être nécessaire dans les formes graves. [3] De nombreuses causes virales ne disposent pas d’un traitement antiviral spécifique. [3]

Lorsque les virus herpès simplex ou varicelle-zona ne peuvent pas être exclus, un traitement antiviral par aciclovir est commencé rapidement sans attendre leur confirmation définitive. [3] [2] Des antibiotiques peuvent être administrés lorsqu’une infection bactérienne du système nerveux central n’a pas encore été écartée. [3] [2] Une encéphalite auto-immune peut être traitée par des corticoïdes, des échanges plasmatiques ou des immunoglobulines administrées par voie intraveineuse. [3] [2]

Quelle peut être l’évolution ?

L’évolution dépend notamment de la cause, de la gravité de l’atteinte cérébrale et de la rapidité du traitement lorsqu’un traitement spécifique est disponible. [3] [2] La récupération d’une encéphalite virale peut être très longue et rester incomplète. [3] [2] Après une infection sévère, des déficits neurologiques persistants et des troubles de la mémoire peuvent subsister. [2] Le risque de décès varie selon la cause de l’encéphalite. [3] [2]

Peut-on prévenir certaines encéphalites ?

La protection contre les moustiques ne prévient que les formes d’encéphalite transmises par ces insectes. [3] [4] Dans les zones concernées, les mesures de protection comprennent des vêtements couvrants, des moustiquaires et des répulsifs cutanés utilisés conformément à leur notice et aux restrictions liées notamment à l’âge ou à la grossesse. [4] Une vaccination contre l’encéphalite japonaise est recommandée en France pour les personnes qui s’expatrient dans un pays où le virus circule. [1] Elle peut aussi être conseillée dès l’âge de deux mois lors d’un voyage exposant au virus, notamment en cas de nombreuses activités extérieures dans une région rurale endémique. [1] Cette vaccination concerne un sous-type précis et ne protège donc pas contre l’ensemble des causes d’encéphalite. [1] [3]

Sources et références

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