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Éclampsie : convulsions, urgence et prise en charge

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Grossesse pathologique par ville

L’éclampsie correspond à la survenue de convulsions chez une personne présentant une pré-éclampsie, lorsqu’aucune autre cause n’explique la crise. [3] Elle peut survenir en fin de grossesse, mais également après l’accouchement. [1] [3] Une éclampsie est potentiellement mortelle pour la mère et l’enfant et nécessite une hospitalisation immédiate. [3] [4]

Quelle différence entre pré-éclampsie et éclampsie ?

La pré-éclampsie est une maladie de la grossesse caractérisée par une hypertension artérielle apparue après 20 semaines d’aménorrhée, associée à des protéines dans les urines ou à d’autres signes d’atteinte maternelle. [2] L’éclampsie est la complication neurologique convulsive de cette maladie et ne désigne donc pas toute pré-éclampsie. [1] [2] La pré-éclampsie peut être découverte sans symptôme lors du suivi de grossesse, grâce à la mesure de la pression artérielle et à la recherche de protéines dans les urines. [1] Elle peut cependant s’aggraver rapidement et provoquer des complications graves, dont l’éclampsie. [2]

Quels signes peuvent précéder les convulsions ?

L’éclampsie se manifeste par une crise convulsive pouvant s’accompagner d’une perte de connaissance et de secousses incontrôlées. [4] Une pré-éclampsie peut néanmoins rester peu visible avant de s’aggraver soudainement et de provoquer des convulsions. [3] Après 20 semaines d’aménorrhée, des maux de tête, des troubles de la vision, des douleurs abdominales, des nausées ou des vomissements peuvent être des signes d’alerte. [1] Des acouphènes, une diminution de la quantité des urines ou un gonflement du visage accompagné d’une prise de poids rapide peuvent également survenir. [1] Pendant la grossesse, l’apparition de l’un de ces signes après 20 semaines d’aménorrhée justifie une consultation en urgence. [1]

Toute convulsion pendant la grossesse ou après l’accouchement doit conduire à une prise en charge hospitalière immédiate, sans tenter de conclure soi-même qu’il s’agit nécessairement d’une éclampsie. [3] [4]

Comment le diagnostic est-il évalué ?

Le diagnostic d’éclampsie repose sur la présence de convulsions dans un contexte de pré-éclampsie et sur l’absence d’une autre cause expliquant la crise. [3] Une convulsion ne permet donc pas, à elle seule, de poser ce diagnostic sans évaluation médicale. [3] L’évaluation hospitalière comprend un examen clinique, la mesure de la pression artérielle ainsi que des analyses de sang et d’urine. [3] Les analyses servent notamment à rechercher une atteinte des reins, du foie ou de la coagulation et à apprécier la gravité de la maladie. [1] [3] L’équipe surveille également les fonctions vitales maternelles, notamment la conscience, la respiration, le pouls et la quantité d’urines. [2] Pendant la grossesse, l’état du fœtus est évalué par la surveillance de son rythme cardiaque et par une échographie portant notamment sur sa croissance, ses mouvements et la quantité de liquide amniotique. [3]

Quelle est la prise en charge à l’hôpital ?

La prise en charge vise à arrêter les convulsions, à prévenir leur récidive, à contrôler une hypertension dangereuse et à protéger la mère et l’enfant. [3] Le sulfate de magnésium est administré par voie intraveineuse pour prévenir ou arrêter les crises convulsives. [3] Des médicaments destinés à faire baisser la pression artérielle peuvent également être nécessaires. [3] En cas d’éclampsie, l’accouchement est généralement organisé rapidement après la stabilisation initiale de la mère. [3] La voie d’accouchement dépend de la situation maternelle, de l’état du fœtus et de la possibilité d’obtenir rapidement une naissance par voie basse. [3] Une césarienne peut être pratiquée lorsqu’elle constitue le moyen le plus rapide ou le plus adapté de terminer l’accouchement. [3] [4]

Quels sont les risques pour la mère et l’enfant ?

L’éclampsie expose la mère à des complications graves, notamment une hémorragie cérébrale, une insuffisance rénale ou un syndrome HELLP. [1] [2] Le syndrome HELLP associe une destruction des globules rouges, une élévation des enzymes du foie et une diminution du nombre de plaquettes, ce qui augmente le risque d’hémorragie. [1] [2] Un décollement du placenta peut interrompre les échanges entre la mère et le fœtus et mettre en jeu leur vie. [1] Pour l’enfant, les principaux risques comprennent un retard de croissance, une naissance prématurée et, dans les situations les plus graves, un décès avant la naissance. [1] [3]

Quelle surveillance est nécessaire après l’accouchement ?

L’accouchement ne met pas immédiatement fin à tous les risques, puisque la pré-éclampsie et l’éclampsie peuvent apparaître ou persister après la naissance. [1] [3] La pression artérielle doit être étroitement surveillée après l’accouchement jusqu’à sa normalisation. [1] [3] Une hypertension qui persiste après la période du postpartum peut correspondre à une hypertension chronique nécessitant une prise en charge. [3] Un antécédent de pré-éclampsie est associé à une augmentation ultérieure du risque d’hypertension, de maladie cardiovasculaire et de maladie rénale. [2] [5] Cet antécédent doit donc être signalé aux professionnels de santé qui assurent le suivi ultérieur. [5] Lors d’une grossesse suivante, une prévention par aspirine à faible dose peut être prescrite à certaines patientes ayant un antécédent de pré-éclampsie, mais elle ne doit pas être commencée sans décision médicale. [2]

Sources et références

[2] Pré-éclampsie · Inserm, La science pour la santé

Inserm · Consulté le 2026-09-11

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