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Cystoscopie : objectifs, déroulement et risques de l’examen

La cystoscopie, également appelée cysto-urétroscopie, est un examen endoscopique qui permet d’observer directement l’urètre et l’intérieur de la vessie. [1] [3] Elle repose sur l’introduction par l’urètre d’un cystoscope souple ou rigide muni d’un système optique, d’une source lumineuse et généralement d’une caméra. [1] [2] Cet examen sert surtout à rechercher ou surveiller une anomalie urologique, mais certains cystoscopes permettent aussi d’effectuer une biopsie ou un geste thérapeutique. [1] [3]

Pourquoi une cystoscopie peut-elle être proposée ?

La cystoscopie peut contribuer au diagnostic de troubles touchant la vessie, l’urètre ou la prostate, notamment une tumeur de la vessie, un calcul vésical ou une augmentation bénigne du volume de la prostate. [1] [2] Elle peut également être utilisée devant du sang visible ou microscopique dans les urines, des symptômes urinaires persistants, des infections urinaires récidivantes ou une anomalie de la vessie découverte à l’imagerie. [3] Chez une personne ayant des antécédents de cancer de la vessie ou de l’urètre, des cystoscopies peuvent être réalisées dans le cadre de la surveillance. [3] La cystoscopie peut aussi donner accès à la vessie pour retirer un corps étranger, traiter certaines sténoses de l’urètre ou mettre en place ou retirer du matériel urinaire. [2] [3]

Cystoscopie souple ou rigide : quelles différences ?

Le cystoscope souple est de petit diamètre et son extrémité mobile facilite l’exploration de la vessie. [3] La cystoscopie souple est moins invasive et peut fréquemment être réalisée en ambulatoire, sous anesthésie locale par application d’un gel anesthésique dans l’urètre. [1] [2] La personne reste généralement éveillée pendant une cystoscopie souple et peut ressentir une gêne au passage de l’instrument. [1] Le cystoscope rigide possède des canaux plus larges, ce qui permet d’utiliser davantage d’instruments et de réaliser des biopsies plus volumineuses ou des interventions plus complexes. [1] [2] [3] Les actes réalisés avec un cystoscope rigide nécessitent habituellement une anesthésie locorégionale ou générale et se déroulent en salle d’opération. [1] [2]

Comment se déroule l’examen ?

Avant la cystoscopie, le professionnel recueille le consentement de la personne et peut demander une analyse ou une culture des urines. [3] Une infection urinaire active constitue la principale contre-indication à la cystoscopie, car le geste peut favoriser une infection généralisée d’origine urinaire. [2] [3] Lorsqu’une infection urinaire est identifiée avant un examen programmé, elle doit être prise en charge avant la réalisation de la cystoscopie. [3] Après la préparation antiseptique de la région génitale, un gel lubrifiant, éventuellement anesthésique, est introduit dans l’urètre. [1] [3] Le cystoscope est ensuite avancé avec précaution dans l’urètre jusqu’à la vessie, tandis qu’un liquide d’irrigation facilite l’observation des parois. [3] Le médecin examine successivement l’urètre, la région prostatique lorsqu’elle existe, les orifices des uretères et la muqueuse de la vessie. [3] Il recherche notamment un rétrécissement, un calcul, un diverticule, une zone inflammatoire ou une lésion de la paroi vésicale. [3] Si une zone anormale doit être analysée, certains cystoscopes permettent de prélever un fragment de la muqueuse de la vessie. [1] [2]

Que peut montrer la cystoscopie et quelles sont ses limites ?

La cystoscopie fournit une observation directe des structures accessibles du bas appareil urinaire, notamment l’urètre et la surface interne de la vessie. [1] [3] Dans l’évaluation d’un cancer de la vessie, la cystoscopie en lumière blanche est utilisée pour repérer les lésions à biopsier ou à retirer, mais certaines lésions plates ou peu distinctes peuvent ne pas être détectées. [4] La cystoscopie en lumière bleue est une technique spécialisée conçue pour améliorer la visualisation de certaines lésions de la vessie et s’utilise en complément de la lumière blanche. [4] Une fluorescence observée en lumière bleue n’est toutefois pas toujours cancéreuse, car une inflammation, une régénération de la muqueuse ou une manipulation récente de la vessie peuvent provoquer un résultat faussement positif. [4]

Quels sont les effets indésirables et les complications possibles ?

Après une cystoscopie, une sensation de brûlure passagère en urinant et un saignement mineur peuvent survenir. [1] Les complications possibles comprennent une infection urinaire, du sang dans les urines et une lésion de l’urètre ou de la vessie. [2] [3] Un rétrécissement de l’urètre provoqué par l’instrumentation constitue également une complication possible. [3] La documentation disponible ne permet pas de préciser ici quels symptômes après l’examen imposent un recours urgent, ni quelles restrictions doivent être respectées après une cystoscopie souple ou rigide. [1] [2] [3]

Sources et références

[2] Cystoscopie - Urologie - Édition professionnelle du Manuel MSD

Manuels MSD · Consulté le 2026-09-13

[3] Cystoscopy - StatPearls - NCBI Bookshelf

www.ncbi.nlm.nih.gov · Consulté le 2026-09-16

[4] Contemporary Role for Blue Light Cystoscopy Across the Bladder Cancer Disease Spectrum

www.ebi.ac.uk · Version : 2026-02-14 · Consulté le 2026-09-16

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Spécialités médicales concernées

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