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Crises épileptiques du sevrage alcoolique : comprendre le risque et la prise en charge

Les crises épileptiques du sevrage alcoolique surviennent dans le cadre d’un sevrage aigu, qui correspond aux manifestations physiques et psychologiques pouvant apparaître lorsqu’une personne ayant consommé excessivement de l’alcool pendant une période prolongée réduit brutalement sa consommation. [1] Les crises et le delirium tremens figurent parmi les manifestations les plus graves du sevrage alcoolique. [2] Selon la recommandation NICE citée, une personne présentant une crise liée au sevrage, ou considérée comme exposée à un risque élevé de crise, doit se voir proposer une admission à l’hôpital pour un sevrage médicalement assisté ; cette recommandation date de 2010. [1]

Pourquoi une réduction brutale de l’alcool peut-elle provoquer une crise ?

Lors d’une consommation chronique, le cerveau s’adapte aux effets dépresseurs de l’alcool en modifiant son équilibre entre les signaux excitateurs et inhibiteurs. [2] Tant que l’alcool est présent, ces adaptations peuvent rester masquées par son action sur le système nerveux central. [2] Lorsque l’apport d’alcool cesse brusquement, son effet dépresseur disparaît alors que les adaptations excitatrices du cerveau persistent, ce qui peut produire un état d’hyperexcitabilité associé aux crises de sevrage. [2] Les crises tonicocloniques généralisées constituent une manifestation importante du syndrome de sevrage alcoolique. [2]

Pourquoi une prise en charge hospitalière est-elle nécessaire ?

La recommandation NICE citée, dont cette mesure date de 2010, prévoit de proposer une admission hospitalière lorsqu’une personne en sevrage aigu présente une crise de sevrage alcoolique ou est considérée comme exposée à un risque élevé de crise ou de delirium tremens. [1] À son admission, la personne doit être évaluée immédiatement par un professionnel formé à la prise en charge du sevrage alcoolique. [1] La surveillance doit être assurée par des professionnels capables d’évaluer les signes et les symptômes du sevrage. [1] Cette évaluation suit les protocoles locaux et peut utiliser une échelle telle que la CIWA-Ar en complément du jugement clinique. [1] La CIWA-Ar est un outil comportant dix éléments qui aide à quantifier la gravité du syndrome de sevrage et à suivre son évolution. [1]

Quels sont les principes du traitement médical ?

Selon la recommandation NICE citée, formulée en 2010, une benzodiazépine d’action rapide peut être envisagée par l’équipe médicale après une crise de sevrage alcoolique afin de réduire le risque de nouvelles crises. Le texte précise qu’en avril 2017 l’emploi du lorazépam dans cette indication était hors autorisation dans le cadre britannique concerné. [1] Si une crise apparaît alors qu’un traitement du sevrage est déjà en cours, le schéma thérapeutique doit être réévalué par l’équipe soignante. [1] Cette même recommandation NICE de 2010 indique de ne pas utiliser la phénytoïne pour traiter les crises attribuées au sevrage alcoolique. [1] Lorsque le traitement repose sur l’intensité des symptômes, il nécessite des évaluations répétées et un environnement où une surveillance permanente est disponible. [1]

Pourquoi ne faut-il pas organiser seul un arrêt brutal de l’alcool ?

Chez une personne dépendante, une réduction soudaine de la consommation peut provoquer un sevrage grave. [1] Lorsqu’une personne dépendante n’est pas hospitalisée, la recommandation disponible conseille d’éviter une réduction brutale et de lui indiquer comment joindre les services locaux d’aide en alcoologie. [1] Un sevrage médicalement assisté est un arrêt planifié sous la supervision de professionnels, avec des médicaments lorsque ceux-ci sont nécessaires pour soulager les manifestations du sevrage. [1] Selon le niveau de risque, ce sevrage supervisé peut être organisé à domicile, dans une structure ambulatoire ou à l’hôpital, mais la présence d’une crise ou d’un risque élevé de crise justifie l’hospitalisation. [1]

Sources et références

[2] Role of Hippocampal Neurogenesis in Alcohol Withdrawal Seizures

www.ebi.ac.uk · Version : 2020-12-29 · Consulté le 2026-09-16

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