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Vaginite à Trichomonas : symptômes, diagnostic, traitement et prévention

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La vaginite à Trichomonas est une infection du vagin provoquée par Trichomonas vaginalis, un parasite microscopique de type protozoaire. [1] Elle est généralement transmise au cours de rapports sexuels avec une personne infectée. [1] [2] L'infection peut rester sans symptôme pendant des semaines ou des mois, ce qui permet une transmission sans que la personne infectée en ait connaissance. [1] [2] Lorsqu'ils existent, les symptômes ne permettent pas à eux seuls de confirmer la cause des troubles : un prélèvement est nécessaire pour rechercher l'organisme responsable. [1] [2]

Quels sont les symptômes possibles ?

La manifestation la plus caractéristique est la présence de pertes vaginales inhabituelles, qui peuvent être jaunes ou verdâtres, abondantes et parfois mousseuses. [1] [2] Ces pertes peuvent avoir une odeur de poisson. [1] [2] Des démangeaisons, une rougeur, une irritation ou une sensibilité de la région génitale peuvent également apparaître. [1] [2] Les rapports sexuels peuvent devenir douloureux. [1] [2] Une douleur en urinant est aussi possible, notamment lorsque la vessie est infectée. [1]

Le vagin est le conduit interne reliant l'utérus à l'extérieur du corps, tandis que la vulve correspond aux organes génitaux externes. [2] Une vaginite peut donc provoquer à la fois des pertes venant du vagin et des symptômes ressentis autour de son ouverture. [1] [2]

Transmission et infection sans symptôme

Une personne qui ne présente aucun symptôme peut néanmoins héberger Trichomonas vaginalis et transmettre l'infection à ses partenaires sexuels. [1] [2] Chez l'homme, le parasite peut rester dans les voies urinaires sans provoquer de manifestation. [1] Chez la femme, il peut demeurer pendant des semaines ou des mois dans le vagin ou le col de l'utérus avant l'apparition éventuelle de symptômes. [1] Cette période silencieuse rend souvent difficile, voire impossible, la détermination de la date et des circonstances exactes de la contamination. [1]

Quand demander un avis médical ?

Des pertes vaginales inhabituelles ou d'autres symptômes vaginaux justifient une consultation médicale. [1] [2] Il est préférable de ne pas conclure soi-même à une trichomonase à partir de la couleur, de l'odeur ou de l'aspect des pertes, car le médecin doit rechercher la cause de l'infection vaginale. [1] La trichomonase peut être associée à une maladie pelvienne inflammatoire. [1] Pendant la grossesse, elle peut être associée à un travail et à un accouchement prématurés. [1]

Lorsqu'une trichomonase est diagnostiquée chez une enfant, le médecin recherche si des violences sexuelles pourraient être en cause. [1]

Comment le diagnostic est-il établi ?

Le médecin commence par interroger la patiente sur les pertes, les autres symptômes et les causes possibles, notamment une infection sexuellement transmissible. [1] Les symptômes peuvent faire suspecter une vaginite à Trichomonas, mais cette suspicion doit être vérifiée. [1] [2] Lors de l'examen pelvien, le médecin observe la vulve et l'intérieur du vagin, éventuellement à l'aide d'un spéculum. [1] [2] Un écouvillon permet de recueillir un échantillon des pertes vaginales afin de rechercher l'organisme responsable. [1] [2] Un prélèvement de liquide au niveau du col de l'utérus peut également être réalisé pour rechercher d'autres infections sexuellement transmissibles. [1]

Quels sont les principes du traitement ?

Le traitement documenté repose sur un médicament pris par voie orale, le métronidazole ou le tinidazole. [1] Le choix précis du médicament et de ses modalités d'utilisation relève de la prescription médicale. [1] [2] Les partenaires sexuels doivent être pris en charge en même temps afin de limiter la persistance et la transmission de l'infection. [1] [2] Jusqu'à la disparition de l'infection, les sources recommandent de ne pas avoir de rapports sexuels ou d'utiliser des préservatifs. [1] [2]

Comment réduire le risque de transmission ?

L'utilisation correcte et systématique d'un préservatif pendant les rapports sexuels réduit le risque de transmission. [1] [2] Cette protection n'est toutefois pas totale, car le parasite peut atteindre des zones qui ne sont pas couvertes par le préservatif. [1] La réduction du nombre de partenaires, la monogamie mutuelle ou l'abstinence diminuent également le risque d'exposition aux infections sexuellement transmissibles. [1] Le diagnostic et le traitement rapides de la personne infectée, ainsi que l'identification et la prise en charge de ses partenaires, contribuent à éviter la propagation de l'infection. [1]

Sources et références

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