Céphalée ou mal de tête

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Céphalée et migraine par ville
Une céphalée, couramment appelée mal de tête, est une douleur centrée sur la région du crâne. [1] Elle peut survenir chez l’adulte comme chez l’enfant et ne désigne pas une maladie unique : les céphalées de tension et les migraines sont fréquentes, tandis qu’une autre maladie est plus rarement en cause. [1]
Quand appeler sans tarder
Appelez sans tarder le Samu au 15 ou le 112 si le mal de tête est soudain et violent avec une faiblesse brutale, une paralysie, une crise d’épilepsie, un trouble de la parole ou une confusion ; s’il suit un traumatisme crânien violent ; si la douleur est explosive, insupportable et maximale dès le début ; si des vomissements s’accompagnent de fièvre, d’une raideur de la nuque ou d’une dégradation de l’état général ; ou si une douleur soudaine et violente s’accompagne d’une douleur d’un ou des deux yeux et d’une vision floue. [2]
Une céphalée récente et inhabituelle, apparue brutalement ou s’aggravant progressivement au point de faire craindre notamment un accident vasculaire cérébral, une méningite ou une hypertension intracrânienne, nécessite un bilan hospitalier urgent et une hospitalisation. [3] À l’hôpital, le bilan urgent est adapté à la cause suspectée et peut comprendre une IRM cérébrale, un scanner ou une ponction lombaire. [3]
Quand consulter
En l’absence des situations imposant l’appel urgent décrites plus haut, consultez votre médecin traitant dans la journée si le mal de tête est nouveau et intense et s’accompagne d’autres symptômes, par exemple de vomissements, de douleurs musculaires, de fatigue, de troubles de la mémoire ou d’une baisse de la vision. [2] En l’absence d’un motif d’appel urgent ou de consultation dans la journée, consultez votre médecin traitant dans les jours qui viennent si les céphalées s’aggravent au cours des semaines ou des mois, diffèrent de vos céphalées habituelles, ne cèdent pas au traitement habituel, ou apparaissent désormais à répétition alors que vous n’en aviez jamais eu. [2]
La surveillance à domicile convient seulement, en l’absence des situations précédentes, à un mal de tête occasionnel et modéré qui permet de poursuivre les activités habituelles, ou à un épisode semblable à un précédent déjà évalué pour lequel le médecin a expliqué la cause et la conduite à tenir. [2] Dans ce contexte, reposez-vous au calme, hydratez-vous et évitez les facteurs qui favorisent la douleur, comme l’alcool ou l’effort ; surveillez votre état et contactez votre médecin traitant en cas de doute. [2]
Décrire et évaluer le mal de tête
Pour préparer une évaluation, notez si la douleur est apparue brutalement ou progressivement, sa localisation, son intensité, son caractère continu ou battant, sa durée, les circonstances de survenue et les symptômes associés. [1] [3] Signalez aussi au médecin un traumatisme crânien, une aggravation, les médicaments pris contre la douleur et les symptômes tels que nausées, vomissements ou troubles de l’équilibre. [3]
Hors situation d’urgence, l’interrogatoire et l’examen par le médecin traitant suffisent généralement à déterminer le type de mal de tête. [3] Une prise de sang, une imagerie cérébrale, un examen ophtalmologique ou un avis spécialisé ne sont envisagés que si une maladie responsable est suspectée, et leur choix dépend de la cause recherchée. [3]
Causes possibles
Les causes fréquentes comprennent la céphalée de tension et la migraine, dont les manifestations diffèrent ; la seule présence d’un mal de tête ne permet donc pas de conclure à l’un de ces diagnostics. [1] Plus rarement, un mal de tête peut accompagner notamment une infection, une hypertension artérielle mal contrôlée, un glaucome, une maladie de Horton, une intoxication au monoxyde de carbone, un traumatisme crânien ou une maladie intracrânienne. [1] La consommation excessive de médicaments contre la douleur peut elle-même favoriser une céphalée chronique quotidienne. [1]
Médicaments contre la douleur
Chez l’adulte dont le mal de tête relève de l’automédication, le paracétamol est à privilégier en l’absence d’allergie au paracétamol, de phénylcétonurie ou d’insuffisance hépatique. [2] Utilisez-le à la plus petite dose efficace et le moins longtemps possible, car un surdosage peut provoquer des lésions graves du foie, parfois irréversibles. [2]
Les anti-inflammatoires non stéroïdiens, ou AINS, tels que l’ibuprofène et le kétoprofène, comportent davantage de risques et doivent être évités en cas de risque d’infection ou d’infection déclarée ; si un médecin les juge nécessaires dans ce contexte, le traitement ne doit pas dépasser trois jours. [2] Chez l’adulte, les AINS sont notamment contre-indiqués en cas d’allergie connue aux AINS, d’ulcère gastroduodénal, de maladie inflammatoire chronique de l’intestin, de problème hémorragique, d’insuffisance hépatique, de maladie rénale chronique, d’insuffisance cardiaque, d’asthme déclenché par un AINS, de varicelle, ainsi qu’à partir du sixième mois de grossesse. [2] En cas d’allaitement, après 65 ans ou si vous prenez d’autres traitements, demandez conseil à votre médecin avant d’utiliser un AINS. [2] N’associez pas plusieurs anti-inflammatoires entre eux ni un anti-inflammatoire avec de l’aspirine, et utilisez le traitement pendant la durée la plus courte possible. [2]
Chez un enfant sans critère de recours urgent, privilégiez le paracétamol et n’utilisez qu’un seul médicament, avec une présentation et une dose adaptées à son poids. [2] L’ibuprofène ne doit être envisagé qu’en cas de contre-indication au paracétamol et il est contre-indiqué avant l’âge de trois mois. [2] Ne donnez pas d’ibuprofène ni de kétoprofène à un enfant qui a, ou pourrait avoir, la varicelle, ni à un enfant déshydraté en raison de diarrhées ou de vomissements importants. [2] Lors d’une maladie infectieuse chez l’enfant, un AINS peut masquer la fièvre ou la douleur et retarder le traitement de l’infection ; s’il est nécessaire, son utilisation doit donc être la plus courte possible. [2] Ne donnez pas d’aspirine à un enfant sans avis médical, en raison du risque de syndrome de Reye, une maladie rare mais grave. [2]
Traitement de la cause et prévention
Lorsqu’une maladie responsable est diagnostiquée, son traitement est choisi au cas par cas et peut être urgent, par exemple pour une méningite bactérienne, un accident vasculaire cérébral, une hypertension intracrânienne ou un glaucome. [3] Pour une céphalée de tension chronique diagnostiquée, il faut éviter la prise excessive d’antalgiques et un traitement préventif peut être envisagé avec le médecin, notamment à l’aide de méthodes de gestion du stress comme la relaxation ou une thérapie comportementale et cognitive. [3] Des médicaments préventifs, notamment certains antidépresseurs tricycliques, peuvent aussi être proposés dans ce contexte et relèvent d’une prescription adaptée. [3]
Sources et références
[1] Mal de tête (céphalée) : définition et causes | ameli.fr | Assuré
Assurance Maladie · Consulté le 2026-09-11
[2] Mal de tête : comment être soulagé(e) et quand consulter ? | ameli.fr | Assuré
Assurance Maladie · Consulté le 2026-09-11
[3] Céphalées : consultation médicale et traitement | ameli.fr | Assuré
Assurance Maladie · Consulté le 2026-09-12
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