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Carcinome épidermoïde de l’œsophage : symptômes, diagnostic et traitements

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Cancer de l'œsophage par ville

Le carcinome épidermoïde, également appelé carcinome malpighien, est l’un des principaux types de cancer de l’œsophage. [1] Il se distingue de l’adénocarcinome de l’œsophage par son type histologique, sa localisation habituelle et certains de ses facteurs de risque. [1] La maladie peut rester silencieuse au début, puis provoquer notamment une difficulté à avaler qui s’aggrave progressivement et une perte de poids. [1] Le diagnostic nécessite une endoscopie de l’œsophage avec des prélèvements analysés au microscope, puis des examens déterminent l’étendue du cancer afin d’orienter le traitement. [1]

Quelle différence avec les autres cancers de l’œsophage ?

Le carcinome épidermoïde est le type de cancer de l’œsophage le plus fréquent dans le monde. [1] Il constitue la tumeur maligne la plus fréquente dans les deux tiers supérieurs de l’œsophage. [1] Il peut former une masse ulcérée et irrégulière qui rétrécit progressivement le passage à l’intérieur de l’œsophage. [1] L’adénocarcinome, autre forme fréquente, se développe surtout dans la partie inférieure de l’œsophage et est notamment associé à l’œsophage de Barrett. [1]

Quels symptômes peuvent révéler la maladie ?

Un cancer de l’œsophage est souvent dépourvu de symptômes à un stade précoce. [1] Lorsque la tumeur rétrécit l’œsophage, une dysphagie, c’est-à-dire une difficulté à avaler, apparaît fréquemment. [1] Cette difficulté peut d’abord concerner les aliments solides, puis les aliments semi-solides, les liquides et enfin la salive. [1] Une telle aggravation progressive évoque davantage un processus tumoral évolutif qu’un spasme ou qu’un rétrécissement bénin, sans suffire à établir le diagnostic. [1] Une perte de poids est fréquente, y compris lorsque l’appétit reste conservé. [1] Une douleur thoracique irradiant vers le dos, une douleur lors de la déglutition ou un enrouement peuvent également survenir. [1]

Une maladie étendue peut être associée à des vomissements, un saignement digestif, une anémie, une toux ou des inhalations d’aliments et de salive dans les voies respiratoires. [1] Une fistule entre l’œsophage et les voies respiratoires peut entraîner des pneumopathies ou des abcès pulmonaires. [1] Ces manifestations ne permettent pas à elles seules de reconnaître le type exact de cancer, qui doit être déterminé par l’analyse des biopsies. [1]

Quels sont les facteurs de risque connus ?

La consommation d’alcool et le tabagisme sont des facteurs de risque du carcinome épidermoïde de l’œsophage. [1] L’âge avancé et le sexe masculin figurent parmi les facteurs de risque généraux du cancer de l’œsophage. [1] L’achalasie, une ancienne ingestion de produit caustique ayant provoqué un rétrécissement, certains syndromes génétiques et une irradiation antérieure de l’œsophage sont également associés au risque de cancer œsophagien. [1] À l’inverse, le reflux gastro-œsophagien chronique et l’œsophage de Barrett sont surtout associés à l’adénocarcinome plutôt qu’au carcinome épidermoïde. [1]

Comment le diagnostic est-il établi ?

Il n’existe pas de test de dépistage du cancer de l’œsophage décrit par la source clinique utilisée. [1] Lorsqu’un cancer est suspecté, l’examen diagnostique central est l’endoscopie digestive haute. [1] Une caméra permet d’examiner l’intérieur de l’œsophage et de réaliser des biopsies dans la zone anormale. [1] L’analyse des prélèvements confirme le caractère cancéreux de la lésion et en précise le type histologique. [1] Un examen radiologique du transit peut montrer une obstruction, mais il ne remplace pas l’endoscopie et les biopsies nécessaires au diagnostic histologique. [1]

Comment l’étendue du cancer est-elle évaluée ?

Après la confirmation du cancer, l’imagerie recherche son extension dans le thorax, l’abdomen et le pelvis ainsi que d’éventuelles métastases. [1] Cette évaluation peut comprendre une tomodensitométrie et une tomographie par émission de positons couplée à la tomodensitométrie, appelée PET-TDM. [1] En l’absence de métastases détectées par cette imagerie, l’écho-endoscopie peut préciser la profondeur de la tumeur dans la paroi de l’œsophage et l’atteinte des ganglions régionaux. [1] Le stade ainsi obtenu contribue au choix du traitement et à l’évaluation du pronostic. [1]

Quels sont les principes du traitement ?

Le traitement dépend notamment du stade, de la taille et de la localisation de la tumeur ainsi que des souhaits du patient. [1] Certaines petites tumeurs très superficielles peuvent être retirées par résection endoscopique dans un centre spécialisé. [1] Cette approche évite alors la morbidité potentiellement importante d’une ablation chirurgicale de l’œsophage. [1] Pour de nombreux cancers plus avancés localement ou associés à une atteinte ganglionnaire, le traitement associe une chimiothérapie et une radiothérapie avant une éventuelle chirurgie. [1] La radiochimiothérapie peut également être utilisée chez des patients qui ne peuvent pas ou ne souhaitent pas subir d’intervention chirurgicale. [1] Dans le carcinome épidermoïde avancé, une immunothérapie associée à la chimiothérapie fait partie des options systémiques décrites. [1]

La chirurgie de l’œsophage est une intervention invasive qui peut être difficile à tolérer, en particulier chez certaines personnes âgées ou atteintes d’une maladie cardiaque ou pulmonaire. [1] Ses complications possibles comprennent notamment une fuite, une fistule ou un rétrécissement au niveau du raccordement digestif réalisé pendant l’intervention. [1] La radiothérapie peut provoquer une inflammation de l’œsophage et aggraver temporairement la difficulté à avaler au début du traitement. [1] Une fistule entre la trachée et l’œsophage constitue une contre-indication à la radiothérapie externe dans la source clinique utilisée, car la réduction de la tumeur peut élargir cette fistule. [1]

Soulager l’obstruction et comprendre l’évolution

Lorsque la guérison n’est pas possible, les soins palliatifs visent notamment à réduire l’obstruction de l’œsophage et à faciliter l’alimentation. [1] Selon la situation, une prothèse œsophagienne, une dilatation, une radiothérapie ou certains traitements endoscopiques peuvent être proposés pour améliorer le passage. [1] Une aide nutritionnelle peut devenir nécessaire lorsque l’alimentation par la bouche est insuffisante ou impossible. [1]

Le cancer de l’œsophage est une maladie agressive dont le pronostic dépend fortement de son étendue au moment du diagnostic. [1] Les perspectives sont meilleures lorsque la maladie reste localisée à l’œsophage que lorsqu’elle atteint les ganglions régionaux ou forme des métastases à distance. [1] Après le traitement, une surveillance par endoscopie et imagerie peut rechercher une récidive, selon le traitement reçu et la situation clinique. [1]

Sources et références

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Spécialités médicales concernées

Chirurgien viscéral et digestifOption : endoscopie chirurgicale
Chirurgien digestif
Gastro-entérologue et hépatologue