Herpès génital : symptômes, transmission, diagnostic et traitements

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L’herpès génital est une infection sexuellement transmissible provoquée par le virus herpès simplex de type 1 ou de type 2, aussi appelés HSV-1 et HSV-2. [3] Il peut provoquer des vésicules douloureuses puis des ulcérations sur les organes génitaux ou autour de l’anus, mais de nombreuses infections initiales ne donnent aucun symptôme notable. [4] [3] Après l’infection, le virus reste à vie sous une forme inactive dans des cellules nerveuses et peut ensuite se réactiver en provoquant des récidives. [2] Les antiviraux ne suppriment pas le virus de l’organisme, mais ils peuvent réduire les symptômes et raccourcir les épisodes. [2]
Quels sont les symptômes de l’herpès génital ?
Lorsqu’elle est symptomatique, la première infection peut entraîner plusieurs vésicules douloureuses dans la région génitale ou anale, qui se rompent et laissent des érosions ou des ulcérations. [4] [2] Les lésions peuvent notamment toucher le pénis, le méat urinaire, le scrotum, la vulve, le vagin, le col de l’utérus, les fesses ou la région anale. [4] [2] [3] Une fièvre, des maux de tête, des douleurs musculaires, un malaise général, des brûlures urinaires, une difficulté à uriner ou une constipation peuvent accompagner le premier épisode. [4] [2] [3] La première infection est généralement plus douloureuse, plus étendue et plus prolongée que les récidives. [2] [3]
Une récidive peut être précédée de brûlures, de démangeaisons, d’une diminution de la sensibilité, de picotements ou d’une gêne dans la zone habituellement touchée. [4] [2] Les récidives sont habituellement plus courtes et moins marquées que la première infection, mais leur fréquence varie d’une personne à l’autre. [4] [2] [3] Une surinfection bactérienne est possible lorsque les ulcérations deviennent plus irritées ou produisent un écoulement épais ou malodorant. [2]
Comment le virus se transmet-il ?
Le virus se transmet par contact direct entre la peau ou les muqueuses et une zone infectée, notamment pendant des rapports vaginaux, anaux ou oraux. [1] [2] La transmission est possible en présence de lésions, dès les signes annonciateurs d’une poussée et même en l’absence de symptôme visible. [1] [2] [3] Un bouton de fièvre au niveau de la bouche peut transmettre le virus à la région génitale lors d’un contact oral-génital. [1] L’herpès génital ne se transmet pas par les serviettes, les piscines, les saunas ou les sièges de toilettes, qui n’impliquent pas le contact cutané direct nécessaire. [1]
Comment le diagnostic est-il établi ?
Le diagnostic repose d’abord sur les symptômes, les circonstances et l’examen des lésions par un professionnel de santé. [4] [3] Lorsque le diagnostic n’est pas évident, un prélèvement peut être réalisé sur une vésicule ou une ulcération récente afin de rechercher le virus, notamment par PCR. [2] [3] La PCR est plus sensible que la culture virale et peut différencier le HSV-1 du HSV-2, distinction utile car le risque de récidive est plus élevé avec le HSV-2. [3] Un résultat négatif, surtout en l’absence de lésion active, n’exclut pas toujours l’infection car la présence du virus à la surface de la peau ou des muqueuses est intermittente. [3] Le prélèvement d’une lésion ne permet pas de déterminer depuis combien de temps l’infection est présente ni quelle personne l’a transmise. [1] Des analyses sanguines recherchant les anticorps contre HSV-1 et HSV-2 peuvent être envisagées dans certaines situations, mais un contrôle peut être nécessaire si l’infection supposée est récente. [3]
Quels traitements peuvent être proposés ?
En France, la première infection génitale est habituellement traitée par un antiviral oral prescrit par un médecin, avec le valaciclovir en première intention et l’aciclovir en deuxième intention selon la recommandation de la Haute Autorité de santé. [4] La Haute Autorité de santé ne recommande pas le famciclovir pour cette première infection en raison de l’absence d’essai comparatif retrouvé avec les autres antiviraux ou un placebo. [4] Le traitement antiviral réduit les symptômes et leur durée, mais il n’élimine pas l’infection latente et n’empêche pas nécessairement les récidives. [2] [3] En cas de récidive, un traitement antiviral pris très tôt, dès les signes précurseurs, peut diminuer modestement la durée et la gravité de l’épisode. [4] [2] [3] Un traitement suppressif quotidien peut être discuté lorsque les récidives sont fréquentes, douloureuses, sévères, très gênantes pour la qualité de vie ou associées à un risque important de transmission au partenaire. [4] Ce traitement prolongé doit être réévalué régulièrement, au moins une fois par an selon la recommandation française. [4]
Le choix de l’antiviral et de sa durée dépend notamment du caractère initial ou récurrent de l’épisode, de sa sévérité, d’une grossesse éventuelle et de l’état immunitaire. [4] Chez une personne immunodéprimée, l’infection peut être plus étendue, plus persistante et plus sévère, ce qui nécessite une prise en charge adaptée. [4] La Haute Autorité de santé recommande de proposer systématiquement une sérologie VIH à une personne consultant pour un herpès génital. [4]
Quand une prise en charge hospitalière est-elle nécessaire ?
Une première infection sévère avec extension importante des lésions, rétention aiguë d’urine ou atteinte d’un organe impose une prise en charge hospitalière. [4] L’impossibilité complète de prendre un traitement par la bouche, notamment en raison de vomissements ou d’une intolérance digestive, est également une indication d’hospitalisation pour débuter un traitement intraveineux. [4] Les formes sévères sont traitées à l’hôpital par aciclovir intraveineux, avec une conduite adaptée lorsqu’il existe des signes neurologiques. [4]
Comment réduire la transmission et soulager une poussée ?
Il faut éviter les rapports vaginaux, anaux et oraux dès l’apparition de picotements ou de démangeaisons annonçant une poussée et jusqu’à la disparition complète des lésions. [1] [3] L’utilisation correcte et régulière d’un préservatif réduit le risque de transmission, sans le supprimer car des zones infectées peuvent rester découvertes. [1] [2] [3] Les jouets sexuels ne doivent pas être partagés sans nettoyage et sans protection par un préservatif. [1] Pendant une poussée déjà diagnostiquée, un nettoyage doux de la zone peut contribuer aux soins locaux et des antalgiques peuvent être utilisés pour soulager la douleur. [2] Il convient de se laver les mains avant et après tout contact nécessaire avec les lésions et de ne pas appliquer de glace directement sur la peau. [1]
La prise en charge ne se limite pas aux médicaments et doit aussi aborder la prévention des autres infections sexuellement transmissibles, la contraception et, lorsque cela est adapté, l’information des partenaires. [4] Les antiviraux ne suppriment pas totalement le risque de transmettre le virus à un partenaire. [2]
Herpès génital et grossesse
Une personne enceinte doit informer le professionnel qui suit sa grossesse de tout antécédent d’herpès génital ou de toute nouvelle infection survenant pendant la grossesse. [2] La transmission du virus au nouveau-né survient généralement pendant l’accouchement et peut provoquer une infection néonatale grave, potentiellement mortelle. [3] Le risque de transmission au nouveau-né est plus élevé lorsque la première infection génitale est acquise pendant la grossesse. [3] En France, lorsqu’un épisode d’herpès est survenu pendant la grossesse, une prophylaxie antivirale est recommandée à partir de la 36e semaine d’aménorrhée et jusqu’à l’accouchement. [4] Cette prophylaxie peut commencer à la 32e semaine d’aménorrhée en cas de risque d’accouchement prématuré ou de grossesse gémellaire. [4] La Haute Autorité de santé ne se prononce pas dans ce document sur la prophylaxie lorsqu’un herpès a précédé la grossesse sans aucune récidive pendant la grossesse actuelle. [4]
Sources et références
[1] Genital herpes - NHS
NHS · Consulté le 2026-09-11
[2] Herpès génital - Infections - Manuels MSD pour le grand public
Manuels MSD · Consulté le 2026-09-13
[3] Herpès génital - Maladie infectieuse - Édition professionnelle du Manuel MSD
Manuels MSD · Consulté le 2026-09-13
[4] Titre
Haute Autorité de santé · Consulté le 2026-09-11
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