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Artérite à cellules géantes : signes, diagnostic et prise en charge

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Pseudo-polyarthrite rhizomélique par ville

L’artérite à cellules géantes, aussi appelée artérite temporale ou maladie de Horton, est une inflammation des artères de gros et moyen calibre. [2] Elle touche principalement des personnes de plus de 50 ans et peut notamment atteindre les artères temporales ainsi que l’aorte et ses branches. [2] [3] Sa cause est inconnue. [2]

Quels signes peuvent faire penser à cette maladie ?

Les manifestations peuvent commencer progressivement en quelques semaines ou apparaître brutalement. [2] Les signes fréquents comprennent une nouvelle céphalée intense, souvent au niveau des tempes, une sensibilité du cuir chevelu et une douleur ou une fatigue de la mâchoire pendant la mastication. [2] [3] Une fièvre, une fatigue, un malaise général, des sueurs ou une perte de poids involontaire peuvent également survenir. [2] Certaines personnes présentent aussi une pseudopolyarthrite rhizomélique, responsable de douleurs et de raideurs du cou, des épaules ou des hanches, souvent plus marquées la nuit et le matin. [2]

Quand une prise en charge immédiate est-elle nécessaire ?

Une vision floue ou double, une tache aveugle ou une perte soudaine, même brève, de la vision constitue un signe de gravité dans le contexte d’une artérite à cellules géantes suspectée. [2] [3] Ces troubles visuels nécessitent une prise en charge médicale immédiate, car une perte de vision irréversible peut survenir et l’autre œil peut ensuite être atteint. [3] Le traitement doit commencer dès que le diagnostic est suspecté et ne doit pas être retardé dans l’attente d’une biopsie. [2] [3]

Un accident vasculaire cérébral peut parfois survenir lorsque les artères qui irriguent le cerveau sont rétrécies ou obstruées. [3] L’atteinte de l’aorte peut entraîner un anévrisme ou une dissection, parfois tardivement et sans autre symptôme préalable. [3]

Comment le diagnostic est-il évalué ?

Le médecin recherche les symptômes et examine notamment les artères temporales, qui peuvent être sensibles, gonflées ou anormalement fermes. [2] [3] Des analyses sanguines, dont la protéine C-réactive, la vitesse de sédimentation et la numération sanguine, recherchent des signes d’inflammation et une éventuelle anémie. [2] [3] Une biopsie de l’artère temporale est souvent réalisée pour confirmer le diagnostic. [2] Une échographie des artères temporales effectuée par une équipe expérimentée peut, dans certains cas, se substituer à la biopsie. [2] [3] Une imagerie de l’aorte et de ses branches peut compléter l’évaluation d’une atteinte des grosses artères. [2] [3]

Quels sont les principes du traitement ?

Les corticoïdes constituent le traitement principal et sont commencés rapidement afin de réduire l’inflammation et de prévenir une perte de vision. [2] [3] Leur dose est ensuite diminuée progressivement par le médecin en fonction de l’évolution clinique. [2] [3] Le tocilizumab peut être associé aux corticoïdes afin de réduire l’exposition à ceux-ci, mais il doit être utilisé avec prudence en cas d’antécédent de diverticulite en raison d’un risque de perforation digestive. [2] [3]

En France, l’upadacitinib associé à une corticothérapie dégressive est une option remboursable seulement chez certains adultes nécessitant une épargne cortisonique, en l’absence d’alternative appropriée, notamment le tocilizumab. [1] L’upadacitinib ne doit être utilisé qu’en l’absence d’alternative appropriée chez les personnes âgées d’au moins 65 ans, celles ayant certains risques cardiovasculaires et celles ayant des facteurs de risque de tumeur maligne. [1] L’upadacitinib ne doit pas être utilisé seul pour traiter une rechute aiguë. [1]

Pourquoi le suivi est-il important ?

La maladie peut récidiver même après une amélioration sous traitement. [2] Le suivi de l’activité de la maladie repose sur les symptômes, l’examen médical et les analyses sanguines, sans interpréter isolément la vitesse de sédimentation. [3] Une surveillance périodique de l’aorte et de ses branches par imagerie est recommandée en raison du risque de complications tardives. [3] Un traitement corticoïde prolongé peut notamment augmenter la glycémie et la pression artérielle, diminuer la densité osseuse et provoquer une rétention de liquide ou une confusion. [2] Le médecin adapte donc le traitement et peut proposer des mesures destinées à protéger les os. [2] [3]

Sources et références

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