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Appendicite aiguë : signes, diagnostic, traitement et suivi

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L’appendicite aiguë est une inflammation brutale de l’appendice, un petit segment intestinal relié au début du côlon droit. [2] Lorsque l’inflammation reste limitée à la paroi de l’appendice, l’appendicite est dite non compliquée ; si la paroi se perfore et qu’un abcès ou une péritonite apparaît, il s’agit d’une forme grave ou compliquée. [2]

Quand consulter et quelles sont les complications urgentes ?

Une appendicite peut se manifester par une douleur abdominale, de la fièvre ou des troubles digestifs, sans que chacun de ces signes soit toujours présent. [1] Lorsque les symptômes font suspecter une appendicite, une consultation médicale est nécessaire pour réaliser un examen et, si besoin, des examens complémentaires. [1]

Un abcès appendiculaire peut s’accompagner d’une fièvre très élevée et d’une altération de l’état général ; une fois diagnostiqué, il doit être drainé très rapidement par l’équipe hospitalière. [1] Une douleur qui augmente et s’étend à tout l’abdomen, avec une fièvre élevée, une grande fatigue et un abdomen très douloureux et dur, peut correspondre à une péritonite, qui nécessite un traitement chirurgical hospitalier en urgence. [1]

Quels signes peuvent évoquer une appendicite ?

La douleur, pratiquement toujours présente, commence souvent autour du nombril ou directement en bas à droite du ventre, puis devient continue et augmente progressivement pendant les premières 24 heures. [1] Une perte d’appétit, des nausées ou vomissements, une constipation inhabituelle, plus rarement une diarrhée, ainsi qu’une fièvre généralement peu élevée peuvent aussi survenir. [1] La douleur peut toutefois se situer ailleurs si l’appendice n’est pas à sa place habituelle, et les symptômes peuvent être moins typiques chez le jeune enfant, la personne âgée ou pendant la grossesse. [1]

Comment le diagnostic est-il établi ?

Le médecin examine et palpe l’abdomen, notamment à la recherche d’une douleur provoquée dans sa partie inférieure droite. [1] Une bandelette urinaire, parfois complétée par une analyse d’urines, aide à rechercher une infection urinaire pouvant expliquer la douleur, tandis qu’une prise de sang recherche des signes d’infection ou d’inflammation. [1] L’imagerie débute par une échographie abdominale, qui peut être répétée quelques heures plus tard si elle est normale ou non concluante ; si elle ne suffit pas ou si une appendicite compliquée est suspectée, le médecin peut demander un scanner abdomino-pelvien ou une IRM. [1]

Si le diagnostic reste incertain après l’évaluation initiale, le médecin peut organiser une surveillance à domicile ou une hospitalisation afin de suivre les symptômes, préciser le diagnostic et éviter une intervention inutile. [1]

Chez la personne âgée, la douleur peut être moins marquée et les symptômes discrets ; le diagnostic nécessite alors un scanner. [1] À partir du deuxième trimestre de grossesse, la position de l’appendice est modifiée et l’échographie peut être difficile ; si le diagnostic reste incertain, une IRM peut être demandée de préférence au scanner utilisant des rayons X. [1] Chez une personne obèse, l’examen clinique, l’échographie et l’IRM peuvent être moins performants ; le scanner est alors l’examen de choix. [1]

Quelle est la prise en charge ?

Lorsque le diagnostic d’appendicite est posé à partir d’un ensemble d’éléments évocateurs, une hospitalisation est nécessaire en vue d’une appendicectomie. [1] L’appendicectomie consiste à retirer l’appendice infecté ; elle a lieu le jour du diagnostic ou peut éventuellement être reportée au lendemain uniquement en cas d’appendicite non compliquée. [3] L’intervention est le plus souvent réalisée par cœlioscopie, à l’aide d’une caméra et d’instruments introduits par de petites incisions, mais une ouverture classique de l’abdomen est également possible. [3]

Si une personne ayant une appendicite non compliquée ne peut pas être opérée pour des raisons médicales, un médecin peut prescrire des antibiotiques sous surveillance étroite, avec un risque d’échec du traitement et de récidive. [3]

Quel suivi après l’appendicectomie ?

Les complications postopératoires sont rares, mais peuvent comprendre une infection, un hématome de la paroi abdominale, une difficulté à la reprise du transit ou une phlébite avec risque d’embolie pulmonaire. [1] Dans les jours suivant l’opération, un adulte ou l’entourage d’un enfant doit signaler au médecin traitant ou au chirurgien toute anomalie, notamment des vomissements, de la fièvre, une douleur persistante ou réapparue, un hématome ou une douleur du mollet. [3] Il faut également respecter le repos et les consignes du chirurgien concernant l’alimentation et la reprise des activités, puis effectuer la consultation médicale de contrôle prévue après l’appendicectomie. [3]

Si des antibiotiques ont été prescrits après un abcès appendiculaire ou une péritonite, ils doivent être suivis pendant toute la durée prescrite sans interruption. [3] Des bas ou collants de contention doivent être portés lorsqu’ils ont été prescrits pour prévenir une phlébite. [3]

Sources et références

[2] Définition et fréquence de l’appendicite aiguë | ameli.fr | Assuré

Assurance Maladie · Consulté le 2026-09-12

[3] Le traitement de l’appendicite | ameli.fr | Assuré

Assurance Maladie · Consulté le 2026-09-12

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Spécialités médicales concernées

Chirurgie générale, digestive et de l’obésité