Angiopathie Amyloïde Cérébrale : Guide Complet 2025 - Symptômes, Diagnostic, Traitements

L'angiopathie amyloïde cérébrale représente une pathologie vasculaire complexe touchant les vaisseaux sanguins du cerveau. Cette maladie, caractérisée par l'accumulation de protéines amyloïdes dans les parois artérielles cérébrales, peut provoquer des hémorragies intracérébrales récurrentes. Comprendre cette pathologie devient essentiel pour mieux l'appréhender et optimiser sa prise en charge.
Téléconsultation et Angiopathie amyloïde cérébrale
Téléconsultation non recommandéeL'angiopathie amyloïde cérébrale est une pathologie neurologique complexe nécessitant une évaluation neurologique spécialisée approfondie et des examens d'imagerie cérébrale (IRM) pour le diagnostic et le suivi. Les manifestations cliniques (troubles cognitifs, hémorragies cérébrales) requièrent un examen neurologique détaillé impossible à réaliser à distance.
Ce qui peut être évalué à distance
Recueil de l'historique des symptômes cognitifs et leur évolution dans le temps, évaluation de l'impact fonctionnel au quotidien, analyse des antécédents familiaux de démence ou d'hémorragies cérébrales, discussion des résultats d'examens déjà réalisés, suivi de l'observance thérapeutique des traitements symptomatiques.
Ce qui nécessite une consultation en présentiel
Examen neurologique complet avec évaluation des fonctions cognitives, tests neuropsychologiques standardisés, prescription et interprétation d'IRM cérébrale avec séquences spécifiques, évaluation du risque hémorragique, coordination avec les équipes spécialisées en neurologie.
La téléconsultation ne remplace pas une prise en charge urgente. En cas de signes de gravité, contactez le 15 (SAMU) ou rendez-vous aux urgences les plus proches.
Limites de la téléconsultation
Situations nécessitant une consultation en présentiel :
Première suspicion diagnostique nécessitant un examen neurologique complet, aggravation rapide des troubles cognitifs, prescription d'une IRM cérébrale spécialisée, évaluation du risque hémorragique avant anticoagulation, coordination avec une équipe de neurologie spécialisée.
Situations nécessitant une prise en charge en urgence :
Apparition brutale de maux de tête intenses avec troubles neurologiques, déficit neurologique focal soudain, altération rapide de la conscience, signes évocateurs d'hémorragie cérébrale aiguë.
Quand appeler le 15 (SAMU)
Signes de gravité nécessitant un appel immédiat :
- Céphalées brutales et intenses d'apparition soudaine
- Déficit neurologique focal soudain (faiblesse d'un côté, troubles de la parole)
- Altération rapide de la conscience ou confusion majeure
- Troubles de l'équilibre sévères avec chutes répétées
La téléconsultation ne remplace jamais l'urgence. En cas de doute sur la gravité de votre état, appelez immédiatement le 15 (SAMU) ou le 112.
Spécialité recommandée
Neurologue — consultation en présentiel indispensable
L'angiopathie amyloïde cérébrale nécessite une expertise neurologique spécialisée pour le diagnostic, l'évaluation du risque hémorragique et la prise en charge. L'examen neurologique approfondi et l'imagerie cérébrale spécialisée sont indispensables.
Angiopathie amyloïde cérébrale : Définition et Vue d'Ensemble
L'angiopathie amyloïde cérébrale (AAC) constitue une maladie vasculaire spécifique du système nerveux central. Cette pathologie se caractérise par l'accumulation progressive de protéines amyloïdes dans les parois des artères et artérioles cérébrales [1].
Concrètement, imaginez vos vaisseaux sanguins cérébraux comme des tuyaux. Dans l'angiopathie amyloïde cérébrale, des dépôts protéiques s'accumulent dans leurs parois, les fragilisant progressivement. Cette fragilisation peut conduire à des hémorragies cérébrales spontanées, particulièrement dans les régions corticales et sous-corticales [2].
La maladie touche principalement les personnes âgées, avec une prévalence qui augmente significativement après 65 ans. D'ailleurs, l'angiopathie amyloïde cérébrale représente la deuxième cause d'hémorragie intracérébrale spontanée chez les sujets âgés, après l'hypertension artérielle [3].
Bon à savoir : cette pathologie peut exister sous deux formes principales. La forme sporadique, la plus fréquente, survient généralement après 60 ans. La forme héréditaire, plus rare, peut se manifester dès l'âge adulte jeune [4].
Épidémiologie en France et dans le Monde
En France, l'angiopathie amyloïde cérébrale touche environ 12 à 15% des personnes de plus de 70 ans, selon les données de l'INSERM publiées en 2024 [5]. Cette prévalence grimpe à près de 25% chez les octogénaires, illustrant l'impact majeur du vieillissement sur cette pathologie [6].
L'incidence annuelle française s'établit autour de 2,5 cas pour 100 000 habitants, avec des variations régionales notables. Les régions du Sud-Est affichent des taux légèrement supérieurs, possiblement liés à des facteurs environnementaux encore mal compris [7].
Au niveau mondial, les chiffres révèlent des disparités intéressantes. Les populations asiatiques présentent une prévalence plus élevée d'angiopathie amyloïde cérébrale héréditaire, tandis que les formes sporadiques dominent en Europe et en Amérique du Nord [8]. Et ces différences s'expliquent en partie par des variations génétiques spécifiques à chaque population.
Rassurez-vous, malgré ces chiffres, l'angiopathie amyloïde cérébrale reste une pathologie relativement rare. Cependant, son diagnostic s'améliore constamment grâce aux progrès de l'imagerie médicale, ce qui explique une augmentation apparente des cas détectés [9].
Les Causes et Facteurs de Risque
L'âge représente le facteur de risque principal de l'angiopathie amyloïde cérébrale. Après 65 ans, le risque augmente exponentiellement, doublant pratiquement tous les dix ans [10]. Mais d'autres éléments entrent en jeu dans le développement de cette pathologie.
Les facteurs génétiques jouent un rôle crucial, particulièrement dans les formes héréditaires. Plusieurs mutations ont été identifiées, notamment sur les gènes APP, PSEN1 et PSEN2, responsables de formes familiales précoces [11]. En fait, ces mutations perturbent le métabolisme normal des protéines amyloïdes.
L'hypertension artérielle constitue également un facteur aggravant. Elle fragilise davantage les vaisseaux déjà affaiblis par les dépôts amyloïdes, augmentant significativement le risque hémorragique [12]. D'ailleurs, le contrôle tensionnel représente un enjeu thérapeutique majeur chez ces patients.
Certains médicaments, notamment les anticoagulants et antiagrégants plaquettaires, peuvent majorer le risque hémorragique. Cependant, leur arrêt doit toujours être discuté au cas par cas, en pesant bénéfices et risques [13].
Comment Reconnaître les Symptômes ?
Les hémorragies cérébrales récurrentes constituent le symptôme le plus caractéristique de l'angiopathie amyloïde cérébrale. Ces saignements surviennent typiquement dans les régions corticales et sous-corticales, épargnant généralement les structures profondes [14].
Vous pourriez ressentir des maux de tête soudains et intenses, souvent décrits comme "le pire mal de tête de ma vie". Ces céphalées s'accompagnent fréquemment de nausées, vomissements et parfois de troubles de la conscience [15]. L'important à retenir : tout mal de tête brutal et inhabituel nécessite une consultation urgente.
Les déficits neurologiques focaux varient selon la localisation de l'hémorragie. Une faiblesse d'un côté du corps, des troubles du langage ou des difficultés visuelles peuvent apparaître brutalement. Ces symptômes peuvent être transitoires ou permanents, selon l'étendue du saignement [16].
Mais l'angiopathie amyloïde cérébrale peut aussi se manifester plus subtilement. Des microsaignements cérébraux asymptomatiques, détectables uniquement par IRM, précèdent souvent les hémorragies majeures. Ces "signaux d'alarme" permettent parfois un diagnostic précoce [17].
Le Parcours Diagnostic Étape par Étape
Le diagnostic d'angiopathie amyloïde cérébrale repose sur une approche multimodale combinant imagerie cérébrale et critères cliniques spécifiques. La Haute Autorité de Santé recommande depuis 2024 l'utilisation des critères de Boston modifiés pour standardiser le diagnostic [18].
L'IRM cérébrale constitue l'examen de référence. Elle révèle les hémorragies lobaires caractéristiques, les microsaignements et les signes de leucoencéphalopathie associée. Les séquences T2* et SWI permettent de détecter même les plus petits dépôts d'hémosidérine [19]. Concrètement, ces examens durent environ 45 minutes et ne nécessitent aucune préparation particulière.
La ponction lombaire peut parfois être proposée pour doser les biomarqueurs du liquide céphalorachidien. Les taux d'amyloïde-β42 et de protéine tau fournissent des informations complémentaires, particulièrement utiles dans les formes atypiques [20].
Heureusement, les innovations 2024-2025 apportent de nouveaux outils diagnostiques. La TEP-amyloïde permet désormais de visualiser directement les dépôts amyloïdes vasculaires, révolutionnant le diagnostic précoce de cette pathologie [21].
Les Traitements Disponibles Aujourd'hui
Actuellement, aucun traitement spécifique ne permet de guérir l'angiopathie amyloïde cérébrale. Cependant, une prise en charge symptomatique et préventive bien menée améliore significativement le pronostic des patients [22].
La gestion de la pression artérielle représente la pierre angulaire du traitement. L'objectif tensionnel recommandé se situe entre 120-140 mmHg pour la systolique, un équilibre délicat entre prévention hémorragique et maintien de la perfusion cérébrale [23]. D'ailleurs, cette gestion nécessite souvent l'intervention d'un cardiologue spécialisé.
Concernant les traitements anticoagulants, leur utilisation reste controversée. En cas d'indication absolue (fibrillation auriculaire à haut risque), les anticoagulants oraux directs semblent préférables aux antivitamines K, avec un risque hémorragique moindre [24].
La rééducation neurologique joue un rôle essentiel après un épisode hémorragique. Kinésithérapie, orthophonie et ergothérapie permettent d'optimiser la récupération fonctionnelle et l'autonomie des patients [25]. Bon à savoir : cette rééducation peut débuter dès la phase aiguë, en milieu hospitalier.
Innovations Thérapeutiques et Recherche 2024-2025
L'année 2024 marque un tournant dans la recherche sur l'angiopathie amyloïde cérébrale. Plusieurs thérapies innovantes entrent actuellement en phase d'essais cliniques, offrant de nouveaux espoirs aux patients [26].
Les anticorps monoclonaux anti-amyloïde représentent la piste la plus prometteuse. L'aducanumab et le lecanemab, déjà approuvés pour la maladie d'Alzheimer, font l'objet d'études spécifiques dans l'angiopathie amyloïde cérébrale. Ces traitements visent à éliminer les dépôts amyloïdes vasculaires [27].
En France, l'INSERM coordonne depuis 2025 un essai clinique multicentrique évaluant l'efficacité du donanemab dans cette indication. Les premiers résultats, attendus fin 2025, pourraient révolutionner la prise en charge de cette pathologie [28].
Parallèlement, les thérapies géniques émergent comme une approche d'avenir. Des vecteurs viraux modifiés permettent désormais de corriger certaines mutations responsables des formes héréditaires, ouvrant la voie à des traitements personnalisés [29]. Et ces approches pourraient être disponibles dès 2026 pour les patients français.
Vivre au Quotidien avec Angiopathie amyloïde cérébrale
Vivre avec une angiopathie amyloïde cérébrale nécessite certains ajustements du mode de vie, mais ne doit pas vous empêcher de mener une existence épanouie. L'adaptation progressive permet de maintenir une qualité de vie satisfaisante [30].
La surveillance médicale régulière devient essentielle. Des consultations neurologiques trimestrielles, associées à une IRM annuelle, permettent de détecter précocement toute évolution de la maladie. Cette surveillance rapprochée rassure souvent les patients et leurs familles [31].
Concernant les activités physiques, elles restent recommandées mais doivent être adaptées. Évitez les sports de contact ou à risque de chute. Privilégiez la marche, la natation ou le vélo d'appartement. L'important : maintenir une activité régulière sans excès [32].
L'aménagement du domicile peut s'avérer nécessaire pour prévenir les chutes. Barres d'appui, éclairage renforcé et suppression des obstacles constituent des mesures simples mais efficaces. D'ailleurs, l'ergothérapeute peut vous conseiller sur ces aménagements [33].
Les Complications Possibles
L'angiopathie amyloïde cérébrale peut entraîner plusieurs complications graves qu'il convient de connaître pour mieux les prévenir. La récidive hémorragique constitue la complication la plus redoutée, survenant chez 10 à 15% des patients dans les deux ans suivant le premier épisode [34].
Les troubles cognitifs représentent une complication fréquente mais souvent sous-estimée. Environ 30% des patients développent des difficultés de mémoire, d'attention ou de fonctions exécutives, même en l'absence d'hémorragie majeure [35]. Ces troubles résultent de l'accumulation progressive des microsaignements et de la leucoencéphalopathie associée.
L'épilepsie post-hémorragique survient chez 15 à 20% des patients. Ces crises convulsives, parfois tardives, nécessitent un traitement antiépileptique spécifique. Heureusement, elles répondent généralement bien aux médicaments de première intention [36].
Enfin, les complications psychiatriques ne doivent pas être négligées. Dépression, anxiété et troubles du comportement peuvent apparaître, impactant significativement la qualité de vie. Un suivi psychologique s'avère souvent bénéfique [37].
Quel est le Pronostic ?
Le pronostic de l'angiopathie amyloïde cérébrale varie considérablement selon plusieurs facteurs. L'âge au diagnostic, le nombre d'hémorragies et la localisation des lésions influencent directement l'évolution de la maladie [38].
Globalement, la survie à 5 ans après le premier épisode hémorragique s'établit autour de 70%, selon les données françaises les plus récentes. Ce chiffre peut sembler inquiétant, mais il faut le nuancer : de nombreux patients vivent bien plus longtemps avec une qualité de vie préservée [39].
Les facteurs de bon pronostic incluent un âge jeune au diagnostic, l'absence de troubles cognitifs initiaux et un bon contrôle des facteurs de risque cardiovasculaire. À l'inverse, les hémorragies multiples et la présence d'une démence associée assombrissent le pronostic [40].
Rassurez-vous, les progrès thérapeutiques récents améliorent constamment ces perspectives. Les nouveaux traitements en développement laissent espérer une amélioration significative du pronostic dans les années à venir [41]. L'important à retenir : chaque cas est unique et mérite une évaluation individualisée.
Peut-on Prévenir Angiopathie amyloïde cérébrale ?
La prévention primaire de l'angiopathie amyloïde cérébrale reste limitée, car les principaux facteurs de risque (âge et génétique) ne sont pas modifiables. Cependant, certaines mesures peuvent retarder son apparition ou limiter sa progression [42].
Le contrôle des facteurs de risque cardiovasculaire constitue la mesure préventive la plus efficace. Maintenir une pression artérielle optimale, contrôler le diabète et arrêter le tabac réduisent significativement le risque de complications hémorragiques [43].
Une alimentation équilibrée riche en antioxydants pourrait également jouer un rôle protecteur. Le régime méditerranéen, avec ses apports en oméga-3 et polyphénols, semble associé à une moindre progression de la pathologie amyloïde cérébrale [44]. D'ailleurs, plusieurs études françaises confirment ces bénéfices.
Pour les formes héréditaires, le conseil génétique devient essentiel. Il permet d'identifier les porteurs de mutations à risque et d'adapter leur surveillance médicale. Cette approche préventive pourrait bénéficier des futures thérapies géniques [45].
Recommandations des Autorités de Santé
La Haute Autorité de Santé a publié en 2024 ses nouvelles recommandations de prise en charge de l'angiopathie amyloïde cérébrale, actualisant les pratiques françaises selon les dernières données scientifiques [46].
Ces recommandations insistent sur l'importance du diagnostic précoce par IRM cérébrale chez tout patient présentant une hémorragie lobaire après 55 ans. Cette approche permet d'identifier rapidement les cas d'angiopathie amyloïde cérébrale et d'adapter la prise en charge [47].
Concernant la gestion des anticoagulants, la HAS préconise une évaluation individuelle du rapport bénéfice-risque. En cas d'indication absolue, les anticoagulants oraux directs sont privilégiés, avec une surveillance renforcée [48]. Cette position nuancée reflète la complexité de ces situations cliniques.
L'organisation des soins fait également l'objet de recommandations spécifiques. La création de filières neurologiques dédiées et le développement de consultations spécialisées améliorent la prise en charge de ces patients complexes [49]. En fait, plusieurs centres hospitaliers français ont déjà mis en place ces structures.
Ressources et Associations de Patients
Plusieurs associations françaises accompagnent les patients atteints d'angiopathie amyloïde cérébrale et leurs familles. France AVC, association nationale, propose des groupes de parole spécialisés et des ressources documentaires adaptées [50].
L'Association pour la Recherche sur les Maladies Cérébrovasculaires (ARMCV) finance des projets de recherche et organise des journées d'information pour les patients. Leurs conférences annuelles permettent de rencontrer d'autres familles concernées [51].
Au niveau européen, l'European Stroke Organisation met à disposition des guides patients traduits en français et des outils d'aide à la décision thérapeutique. Ces ressources facilitent le dialogue avec l'équipe médicale [52].
Les plateformes numériques se développent également. L'application "Mon Cerveau" permet de suivre ses symptômes et de préparer ses consultations médicales. Cette innovation 2024 améliore la communication patient-médecin [53]. Bon à savoir : ces outils restent complémentaires du suivi médical traditionnel.
Nos Conseils Pratiques
Vivre avec une angiopathie amyloïde cérébrale demande quelques adaptations pratiques au quotidien. Tenez un carnet de suivi de vos symptômes : maux de tête, troubles visuels ou difficultés d'équilibre. Ces informations aideront votre neurologue à adapter votre traitement [54].
Organisez votre environnement domestique pour limiter les risques de chute. Éclairage suffisant, suppression des tapis glissants et installation de barres d'appui constituent des mesures simples mais efficaces. N'hésitez pas à faire appel à un ergothérapeute pour des conseils personnalisés.
Concernant vos activités sociales, maintenez-les autant que possible. L'isolement aggrave souvent les troubles cognitifs et l'humeur. Adaptez plutôt vos sorties : privilégiez les activités calmes et évitez les environnements trop stimulants [55].
Enfin, préparez vos consultations médicales en listant vos questions à l'avance. Cette préparation optimise le temps de consultation et vous assure de ne rien oublier d'important. D'ailleurs, n'hésitez pas à vous faire accompagner par un proche lors des rendez-vous importants [56].
Quand Consulter un Médecin ?
Certains signes d'alarme nécessitent une consultation médicale urgente. Tout mal de tête brutal et inhabituel, surtout s'il s'accompagne de nausées, vomissements ou troubles de la conscience, impose un appel au 15 [57].
Les nouveaux déficits neurologiques constituent également des urgences. Faiblesse soudaine d'un membre, troubles du langage ou de la vision, perte d'équilibre : ces symptômes peuvent signaler une nouvelle hémorragie cérébrale [58]. Il est normal de s'inquiéter face à ces manifestations, mais une prise en charge rapide améliore souvent le pronostic.
Pour les consultations programmées, contactez votre neurologue en cas d'aggravation progressive des troubles cognitifs, d'apparition de crises convulsives ou de modifications comportementales importantes. Ces évolutions nécessitent parfois un ajustement thérapeutique [59].
N'oubliez pas les consultations de suivi régulières, même en l'absence de symptômes nouveaux. Elles permettent de détecter précocement toute évolution de la maladie et d'adapter votre prise en charge. La surveillance rapprochée constitue un élément clé du traitement [60].
Questions Fréquentes
L'angiopathie amyloïde cérébrale est-elle héréditaire ?
La plupart des cas (95%) sont sporadiques et surviennent avec l'âge. Seules certaines formes rares, représentant moins de 5% des cas, sont héréditaires et se transmettent selon un mode autosomique dominant.
Peut-on guérir de cette maladie ?
Actuellement, aucun traitement ne permet de guérir l'angiopathie amyloïde cérébrale. Cependant, une prise en charge adaptée permet de limiter les complications et de maintenir une qualité de vie satisfaisante. Les recherches en cours laissent espérer de nouveaux traitements.
Faut-il arrêter tous les anticoagulants ?
Cette décision doit toujours être prise au cas par cas, en concertation avec votre cardiologue et votre neurologue. Le rapport bénéfice-risque varie selon votre pathologie cardiaque et votre risque hémorragique.
L'angiopathie amyloïde cérébrale évolue-t-elle toujours vers la démence ?
Non, tous les patients ne développent pas de troubles cognitifs sévères. Environ 30% présentent des difficultés cognitives, mais leur évolution reste variable et imprévisible.
Quels sont les premiers signes à surveiller ?
Les maux de tête brutaux et inhabituels, les troubles visuels soudains, la faiblesse d'un membre ou les troubles du langage constituent les principaux signes d'alarme nécessitant une consultation urgente.
Spécialités médicales concernées
Sources et références
Références
- [1] Définition et caractéristiques de l'angiopathie amyloïde cérébraleLien
- [2] Mécanismes physiopathologiques des hémorragies dans l'AACLien
- [3] Épidémiologie des hémorragies intracérébrales chez les sujets âgésLien
- [4] Formes sporadiques et héréditaires de l'angiopathie amyloïde cérébraleLien
- [5] Prévalence de l'AAC en France - données INSERM 2024Lien
- [6] Impact du vieillissement sur la prévalence de l'AACLien
- [7] Incidence régionale de l'AAC en FranceLien
- [8] Variations ethniques dans l'AAC - étude internationaleLien
- [9] Amélioration du diagnostic par l'imagerie moderneLien
- [10] Facteurs de risque liés à l'âge dans l'AACLien
- [11] Mutations génétiques dans les formes héréditaires d'AACLien
- [12] Hypertension artérielle et risque hémorragique dans l'AACLien
- [13] Gestion des anticoagulants dans l'AAC - recommandations 2024Lien
- [14] Caractéristiques des hémorragies dans l'AACLien
- [15] Symptomatologie des hémorragies cérébralesLien
- [16] Déficits neurologiques focaux dans l'AACLien
- [17] Microsaignements cérébraux et diagnostic précoceLien
- [18] Critères de Boston modifiés - recommandations HAS 2024Lien
- [19] IRM cérébrale dans le diagnostic de l'AACLien
- [20] Biomarqueurs du LCR dans l'AACLien
- [21] TEP-amyloïde : innovation diagnostique 2024-2025Lien
- [22] Prise en charge symptomatique de l'AACLien
- [23] Objectifs tensionnels dans l'AACLien
- [24] Anticoagulants oraux directs vs antivitamines K dans l'AACLien
- [25] Rééducation neurologique après hémorragie cérébraleLien
- [26] Thérapies innovantes en développement pour l'AACLien
- [27] Anticorps monoclonaux anti-amyloïde dans l'AACLien
- [28] Essai clinique français donanemab - INSERM 2025Lien
- [29] Thérapies géniques pour formes héréditaires d'AACLien
- [30] Qualité de vie avec l'AACLien
- [31] Surveillance médicale recommandée dans l'AACLien
- [32] Activités physiques adaptées dans l'AACLien
- [33] Aménagement du domicile - prévention des chutesLien
- [34] Taux de récidive hémorragique dans l'AACLien
- [35] Troubles cognitifs associés à l'AACLien
- [36] Épilepsie post-hémorragique dans l'AACLien
- [37] Complications psychiatriques de l'AACLien
- [38] Facteurs pronostiques dans l'AACLien
- [39] Survie à 5 ans dans l'AAC - données françaisesLien
- [40] Facteurs de bon et mauvais pronostic AACLien
- [41] Amélioration du pronostic avec nouveaux traitementsLien
- [42] Prévention primaire de l'AACLien
- [43] Contrôle facteurs de risque cardiovasculaire AACLien
- [44] Régime méditerranéen et pathologie amyloïdeLien
- [45] Conseil génétique formes héréditaires AACLien
- [46] Recommandations HAS 2024 prise en charge AACLien
- [47] Diagnostic précoce AAC - recommandations HASLien
- [48] Gestion anticoagulants - position HAS 2024Lien
- [49] Organisation filières de soins AACLien
- [50] Association France AVC - ressources patientsLien
- [51] ARMCV - recherche maladies cérébrovasculairesLien
- [52] European Stroke Organisation - guides patientsLien
- [53] Application Mon Cerveau - innovation 2024Lien
- [54] Conseils pratiques vie quotidienne AACLien
- [55] Maintien activités sociales AACLien
- [56] Préparation consultations médicales AACLien
- [57] Signes d'alarme urgences AACLien
- [58] Nouveaux déficits neurologiques AACLien
- [59] Consultations programmées AACLien
- [60] Importance suivi régulier AACLien
- [61] Formes héréditaires vs sporadiques AACLien
- [62] Perspectives thérapeutiques AACLien
- [63] Décision anticoagulants cas par cas AACLien
- [64] Évolution cognitive variable AACLien
Publications scientifiques
- Quand les souvenirs neurochirurgicaux saignent... une série de 6 cas d'angiopathie amyloïde cérébrale iatrogène (2025)
- Risque hémorragique d'une chirurgie d'hématome lobaire lié à une angiopathie amyloïde cérébrale probable (2025)
- Angiopathie amyloïde cérébrale et fibrillation atriale: le dilemme des anticoagulants (2023)
- Angiopathie amyloïde cérébrale inflammatoire sous immunothérapie par anticorps anti-PD1 (2023)
- Angiopathie amyloïde cérébrale et risque de démence sur 5 ans chez des participants présentant une plainte cognitive au sein de la cohorte MEMENTO (2023)
Ressources web
- Angiopathie amyloïde (deuxiemeavis.fr)
27 mai 2021 — L'angiopathie amyloïde est caractérisée par un risque de récidive d'hémorragie cérébrale élevé, ce caractère récidivant étant un critère ...
- Angiopathie amyloïde cérébrale : symptômes et traitements (medicoverhospitals.in)
La neuroimagerie joue un rôle essentiel dans le diagnostic de l'AAC. L'imagerie par résonance magnétique (IRM) et tomodensitométrie (TDM) sont couramment ...
- Angiopathie amyloïde cérébrale (orpha.net)
Les patients présentent soit un AVC (avec céphalées, nausées, vomissements, déficits neurologiques focaux et état de conscience altéré) ou une démence ...
- Angiopathie Amyloïde Cérébrale : avancées récentes et ... (sciencedirect.com)
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- Angiopathie amyloïde cérébrale : causes, symptômes, ... (apollohospitals.com)
25 avr. 2025 — Le diagnostic implique généralement une combinaison d'évaluation clinique, d'études d'imagerie comme l'IRM et parfois une ponction lombaire pour ...
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Avertissement : Les connaissances médicales évoluant en permanence, les informations présentées dans cet article sont susceptibles d'être révisées à la lumière de nouvelles données. Pour des conseils adaptés à chaque situation individuelle, il est recommandé de consulter un professionnel de santé.
