Anévrysme : comprendre les formes cérébrale et abdominale

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Le mot anévrysme ne désigne pas une localisation unique : il peut notamment concerner un vaisseau du cerveau ou l’aorte dans l’abdomen. [1] [2] Un anévrysme peut rester silencieux et être découvert lors d’un examen réalisé pour une autre raison. [1] [2] Sa gravité tient notamment au risque de rupture, qui peut provoquer une hémorragie cérébrale ou une urgence abdominale menaçant la vie selon sa localisation. [1] [2]
Qu’est-ce qu’un anévrysme cérébral ou abdominal ?
Un anévrysme cérébral correspond à un gonflement localisé d’un vaisseau sanguin du cerveau. [1] La plupart des petits anévrysmes cérébraux ne provoquent aucun symptôme. [1] La rupture d’un anévrysme cérébral peut entraîner un saignement autour du cerveau appelé hémorragie sous-arachnoïdienne. [1]
Un anévrysme de l’aorte abdominale est un gonflement de l’aorte, la grande artère qui transporte le sang du cœur vers l’abdomen. [2] Cette forme est souvent dépourvue de symptômes, mais elle peut devenir grave si l’aorte se rompt. [2] Les manifestations, les examens et les traitements dépendent donc de la localisation de l’anévrysme et ne sont pas interchangeables entre les formes cérébrale et abdominale. [1] [2]
Quels symptômes peuvent révéler un anévrysme ?
Un anévrysme cérébral de plus grande taille peut provoquer des maux de tête, une douleur au-dessus ou autour d’un œil, une vision double, des vertiges ou des troubles de l’équilibre. [1] Il peut aussi être associé à un engourdissement ou une faiblesse d’un côté du visage, à des difficultés pour parler ou se concentrer, ou à des problèmes de mémoire à court terme. [1] Des maux de tête répétés, persistants ou qui s’aggravent, une douleur autour de l’œil ou un autre symptôme neurologique qui ne disparaît pas justifient une évaluation médicale rapide. [1]
Lorsqu’un anévrysme de l’aorte abdominale augmente de taille, il peut parfois provoquer une douleur abdominale ou dorsale ainsi qu’une sensation de pulsation dans l’abdomen. [2] Une douleur abdominale ou dorsale persistante ou répétée, ou la perception d’une masse dans l’abdomen, doit être examinée par un médecin. [2] Ces manifestations peuvent avoir de nombreuses autres causes et ne permettent pas, à elles seules, de conclure à un anévrysme de l’aorte abdominale. [2]
Quels signes imposent une prise en charge immédiate ?
Un mal de tête soudain, extrêmement intense et persistant peut être le signe de la rupture d’un anévrysme cérébral et nécessite une aide médicale immédiate. [1] Une faiblesse soudaine du visage, d’un bras ou d’un côté du corps, un engourdissement soudain, des troubles de la parole ou une perte soudaine de la vision nécessitent également une aide médicale immédiate. [1] La personne qui présente ces signes ne doit pas conduire elle-même jusqu’aux urgences. [1]
Une douleur soudaine et intense dans l’abdomen ou le dos peut signaler la rupture d’un anévrysme de l’aorte abdominale. [2] Une difficulté respiratoire majeure, un arrêt respiratoire, une peau pâle ou grisâtre ou une perte de connaissance peuvent aussi accompagner cette rupture. [2] La rupture d’un anévrysme de l’aorte abdominale est une urgence vitale qui doit être traitée à l’hôpital le plus rapidement possible. [2]
Comment le diagnostic et la surveillance sont-ils réalisés ?
De nombreux anévrysmes cérébraux sont découverts fortuitement lors d’un examen effectué pour une autre affection. [1] Lorsqu’un petit anévrysme cérébral sans symptôme n’est pas traité, des examens d’imagerie réguliers peuvent être proposés pour vérifier s’il augmente de taille. [1]
L’échographie de l’abdomen est l’examen principal utilisé pour rechercher un anévrysme de l’aorte abdominale. [2] Pendant cet examen, une sonde est placée sur l’abdomen afin d’obtenir des images internes et de mesurer la taille de l’anévrysme. [2] La taille, son évolution au fil du temps et la présence de symptômes participent aux décisions de surveillance ou de traitement. [2] Les anévrysmes de l’aorte abdominale ayant tendance à grossir avec le temps, des échographies régulières sont habituellement nécessaires lorsqu’une surveillance est retenue. [2]
Quels sont les principes du traitement ?
Un petit anévrysme cérébral sans symptôme ne nécessite pas toujours d’intervention, car son risque d’augmentation et de rupture peut être faible. [1] Une intervention est généralement envisagée lorsque le risque de rupture est jugé important ou lorsque l’anévrysme s’est déjà rompu. [1] Le clippage chirurgical consiste à placer un petit clip métallique sur le vaisseau afin d’empêcher le sang d’entrer dans l’anévrysme. [1] Le traitement endovasculaire introduit dans l’anévrysme une spirale métallique ou un petit dispositif maillé afin de ralentir le flux sanguin et de favoriser la formation d’un caillot. [1] Le choix de la technique et ses risques doivent être discutés avec l’équipe qui prend en charge l’anévrysme. [1]
Pour un anévrysme de l’aorte abdominale, la conduite dépend principalement de sa taille et de la présence éventuelle de symptômes. [2] Lorsqu’il est petit, des changements de mode de vie et une surveillance régulière peuvent être proposés pour limiter son augmentation. [2] Des médicaments destinés à réduire la pression artérielle ou le cholestérol peuvent également faire partie de la prise en charge. [2] Une opération peut être envisagée lorsque l’anévrysme est volumineux, augmente rapidement ou devient douloureux, mais cette chirurgie comporte des risques qui doivent être expliqués. [2] En cas de rupture de l’aorte abdominale, une intervention chirurgicale d’urgence est nécessaire. [2]
Facteurs de risque et mesures de prévention
Le tabagisme, l’hypertension artérielle et la présence d’un anévrysme chez un proche parent sont des facteurs associés aux formes cérébrale et abdominale documentées ici. [1] [2] Pour l’anévrysme cérébral, d’autres facteurs comprennent une lésion d’un vaisseau du cerveau, la consommation de cocaïne et certaines maladies génétiques comme la polykystose rénale autosomique dominante ou le syndrome d’Ehlers-Danlos. [1] Pour l’anévrysme de l’aorte abdominale, le risque est notamment plus élevé chez les hommes de 65 ans ou plus, les personnes ayant fumé, celles qui ont un cholestérol élevé, une maladie artérielle, une bronchopneumopathie chronique obstructive ou un syndrome de Marfan. [2] Une infection peut plus rarement être à l’origine d’un anévrysme de l’aorte abdominale. [2]
L’arrêt du tabac et le contrôle de la pression artérielle font partie des principales mesures proposées pour réduire le risque d’apparition ou d’augmentation de ces anévrysmes. [1] [2] Une alimentation équilibrée, une activité physique régulière et une perte de poids en cas de surpoids peuvent compléter cette démarche. [1] [2] Il est également conseillé d’éviter les drogues illicites et de limiter une consommation excessive d’alcool. [1] [2]
Sources et références
[1] Brain aneurysm - NHS
NHS · Consulté le 2026-09-11
[2] Abdominal aortic aneurysm - NHS
NHS · Consulté le 2026-09-11
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