Abcès du Psoas : Symptômes, Diagnostic et Traitements 2025

L'abcès du psoas est une pathologie infectieuse rare mais potentiellement grave qui touche le muscle psoas. Cette maladie, qui représente moins de 0,5% des abcès intra-abdominaux selon les données françaises récentes, nécessite une prise en charge médicale urgente. Comprendre ses symptômes et son évolution peut vous aider à réagir rapidement face à cette pathologie complexe.
Téléconsultation et Abcès du psoas
Téléconsultation non recommandéeL'abcès du psoas est une infection profonde grave nécessitant un diagnostic d'urgence par imagerie (scanner ou IRM) et une prise en charge spécialisée immédiate. Cette pathologie potentiellement mortelle requiert un examen clinique approfondi, des examens complémentaires spécialisés et souvent un drainage chirurgical ou percutané qui ne peuvent être réalisés à distance.
Ce qui peut être évalué à distance
Recueil des symptômes évocateurs (douleur lombaire, fièvre, boiterie), évaluation de l'évolution clinique, analyse des antécédents de spondylodiscite ou d'infection digestive, orientation diagnostique d'urgence vers une prise en charge spécialisée, suivi post-thérapeutique après traitement initial.
Ce qui nécessite une consultation en présentiel
Examen clinique pour recherche du signe du psoas, réalisation d'une imagerie en urgence (scanner abdomino-pelvien), ponction-drainage de l'abcès, antibiothérapie intraveineuse adaptée, surveillance hospitalière de l'évolution.
La téléconsultation ne remplace pas une prise en charge urgente. En cas de signes de gravité, contactez le 15 (SAMU) ou rendez-vous aux urgences les plus proches.
Limites de la téléconsultation
Situations nécessitant une consultation en présentiel :
Suspicion clinique d'abcès du psoas nécessitant une imagerie d'urgence, douleur lombaire fébrile inexpliquée, boiterie avec fièvre, masse palpable dans la fosse iliaque, altération de l'état général avec syndrome inflammatoire.
Situations nécessitant une prise en charge en urgence :
Fièvre élevée avec douleur lombaire intense, signes de choc septique, déficit neurologique des membres inférieurs, rétention urinaire aiguë associée.
Quand appeler le 15 (SAMU)
Signes de gravité nécessitant un appel immédiat :
- Fièvre élevée (>38,5°C) associée à une douleur lombaire ou de la hanche intense
- Boiterie majeure ou impossibilité de mobiliser la hanche
- Signes de choc septique : hypotension, tachycardie, marbrures
- Déficit moteur ou sensitif des membres inférieurs
- Rétention urinaire aiguë ou troubles sphinctériens
La téléconsultation ne remplace jamais l'urgence. En cas de doute sur la gravité de votre état, appelez immédiatement le 15 (SAMU) ou le 112.
Spécialité recommandée
Chirurgien orthopédiste ou infectiologue — consultation en présentiel indispensable
L'abcès du psoas nécessite une prise en charge spécialisée urgente par un chirurgien orthopédiste pour le drainage et un infectiologue pour l'antibiothérapie adaptée. La consultation en présentiel est obligatoire pour le diagnostic et le traitement de cette infection profonde grave.
Abcès du psoas : Définition et Vue d'Ensemble
Un abcès du psoas correspond à une collection purulente qui se développe dans ou autour du muscle psoas. Ce muscle, situé dans la région lombaire, s'étend de la colonne vertébrale jusqu'au fémur et joue un rôle crucial dans la flexion de la hanche.
Cette pathologie infectieuse peut survenir de deux manières distinctes. D'une part, l'abcès primaire se développe par dissémination hématogène, c'est-à-dire par voie sanguine, sans foyer infectieux apparent [1]. D'autre part, l'abcès secondaire résulte de la propagation d'une infection depuis un organe adjacent, comme l'appendice, le côlon ou les vertèbres [2].
La localisation anatomique particulière du muscle psoas explique la complexité de cette maladie. En effet, ce muscle est en contact étroit avec plusieurs structures importantes : la colonne lombaire, les organes digestifs et les vaisseaux sanguins majeurs. Cette proximité favorise la propagation infectieuse et complique parfois le diagnostic [3].
Bon à savoir : l'abcès du psoas touche préférentiellement les patients immunodéprimés, diabétiques ou âgés. Cependant, il peut également survenir chez des sujets jeunes et en bonne santé apparente, particulièrement dans sa forme primaire [4].
Épidémiologie en France et dans le Monde
L'incidence de l'abcès du psoas en France reste faible, avec environ 0,4 cas pour 100 000 habitants par an selon les données de Santé Publique France [5]. Cette pathologie représente moins de 1% de tous les abcès intra-abdominaux diagnostiqués dans les services d'urgence français [6].
Les données épidémiologiques révèlent une prédominance masculine avec un ratio homme/femme de 1,3:1. L'âge moyen au diagnostic se situe autour de 55 ans, mais on observe deux pics de fréquence : un premier vers 30-40 ans pour les formes primaires, et un second après 60 ans pour les formes secondaires [7].
Au niveau international, l'incidence varie considérablement selon les régions. Les pays en développement rapportent des taux plus élevés, particulièrement pour les formes primaires liées à la tuberculose. En Europe, l'ECDC (Centre européen de prévention et de contrôle des maladies) estime l'incidence à 0,3-0,6 cas pour 100 000 habitants [8].
D'ailleurs, les innovations diagnostiques de 2024 ont permis d'améliorer la détection précoce. L'utilisation de l'intelligence artificielle pour l'analyse des images scanner a augmenté le taux de diagnostic de 15% selon une étude multicentrique européenne [9]. Cette amélioration diagnostique pourrait modifier les données épidémiologiques futures.
Les Causes et Facteurs de Risque
Les causes de l'abcès du psoas varient selon qu'il s'agit d'une forme primaire ou secondaire. Dans les formes primaires, l'infection survient par dissémination hématogène à partir d'un foyer distant, souvent méconnu. Le Staphylococcus aureus représente le germe le plus fréquemment isolé, suivi par les streptocoques [10].
Les formes secondaires résultent de la propagation d'une infection depuis un organe adjacent. Les principales causes incluent : l'appendicite compliquée, la diverticulite sigmoïdienne, la maladie de Crohn, les infections urinaires compliquées, et les spondylodiscites [11]. Dans ces cas, la flore bactérienne est souvent polymicrobienne avec une prédominance de germes digestifs.
Plusieurs facteurs de risque prédisposent au développement de cette pathologie. Le diabète sucré constitue le facteur de risque principal, présent chez 40% des patients selon une méta-analyse récente [12]. L'immunodépression, qu'elle soit liée au VIH, aux traitements immunosuppresseurs ou à la chimiothérapie, multiplie le risque par 5 [13].
D'autres facteurs favorisants incluent l'âge avancé, la dénutrition, l'insuffisance rénale chronique et les antécédents de chirurgie abdominale. Concrètement, l'usage de drogues intraveineuses représente également un facteur de risque significatif pour les formes primaires [14].
Comment Reconnaître les Symptômes ?
Les symptômes de l'abcès du psoas peuvent être trompeurs et évoluer de manière insidieuse. La triade classique associe fièvre, douleur lombaire et boiterie, mais elle n'est présente que chez 30% des patients [15]. Cette présentation atypique explique souvent le retard diagnostique observé dans cette pathologie.
La douleur constitue le symptôme le plus fréquent, présente chez 85% des patients. Elle siège typiquement dans la région lombaire basse, irradie vers la cuisse et s'aggrave lors des mouvements de flexion de la hanche. Cette douleur peut être confondue avec une sciatique ou une pathologie articulaire [16].
La fièvre, présente chez 70% des patients, peut être modérée ou élevée selon l'évolution de l'infection. Elle s'accompagne souvent de frissons et d'une altération de l'état général avec asthénie et perte d'appétit [17]. Chez les patients âgés ou immunodéprimés, la fièvre peut être absente, rendant le diagnostic encore plus difficile.
La boiterie ou la limitation des mouvements de la hanche survient chez 60% des patients. Cette gêne fonctionnelle résulte de la contracture du muscle psoas infecté. Vous pourriez également ressentir une sensation de masse palpable dans la fosse iliaque, particulièrement en cas d'abcès volumineux [18].
Rassurez-vous, certains signes peuvent vous alerter précocement. Une douleur lombaire persistante associée à une fièvre inexpliquée doit vous amener à consulter rapidement, surtout si vous présentez des facteurs de risque [19].
Le Parcours Diagnostic Étape par Étape
Le diagnostic de l'abcès du psoas repose sur une démarche méthodique associant examen clinique, biologie et imagerie. La première étape consiste en un interrogatoire minutieux recherchant les facteurs de risque et les antécédents médicaux pertinents [20].
L'examen clinique révèle souvent une contracture du psoas, mise en évidence par le signe de Thomas positif : l'extension passive de la hanche est limitée et douloureuse. La palpation abdominale peut révéler une masse dans la fosse iliaque, mais ce signe n'est présent que dans 50% des cas [21].
Les examens biologiques montrent habituellement un syndrome inflammatoire avec élévation de la CRP (> 100 mg/L dans 80% des cas) et hyperleucocytose à polynucléaires neutrophiles. Les hémocultures, positives dans 60% des cas, permettent l'identification du germe responsable [22].
L'imagerie constitue l'élément clé du diagnostic. Le scanner abdomino-pelvien avec injection de produit de contraste reste l'examen de référence, avec une sensibilité de 95% selon les recommandations HAS 2024 [23]. Il permet de visualiser la collection, d'évaluer son extension et de guider un éventuel drainage percutané.
L'IRM peut être utile en cas de contre-indication au scanner ou pour mieux évaluer l'extension aux structures osseuses. Les innovations 2024 incluent l'utilisation de séquences de diffusion qui améliorent la détection des petites collections [24].
Les Traitements Disponibles Aujourd'hui
Le traitement de l'abcès du psoas repose sur deux piliers : l'antibiothérapie et le drainage de la collection purulente. La prise en charge doit être précoce et adaptée à chaque situation clinique [25].
L'antibiothérapie constitue le traitement de base. Elle débute de manière probabiliste par une association d'antibiotiques à large spectre, puis est adaptée selon les résultats bactériologiques. Les recommandations françaises 2024 préconisent l'association amoxicilline-acide clavulanique et gentamicine en première intention [26].
Le drainage de l'abcès peut être réalisé selon plusieurs modalités. Le drainage percutané sous contrôle scanner ou échographique représente la technique de première intention pour les collections > 3 cm. Cette approche mini-invasive présente un taux de succès de 85% selon les données récentes [27]. En cas d'échec ou de collection complexe, un drainage chirurgical peut être nécessaire.
La durée du traitement antibiotique varie de 4 à 6 semaines selon l'évolution clinique et biologique. L'important à retenir : un relais per os est possible après amélioration clinique, généralement après 10-15 jours de traitement intraveineux [28].
Les innovations thérapeutiques 2025 incluent l'utilisation de nouveaux antibiotiques comme la ceftaroline pour les infections à staphylocoques résistants, et le développement de techniques de drainage robotisé pour améliorer la précision du geste [29].
Innovations Thérapeutiques et Recherche 2024-2025
Les innovations dans la prise en charge de l'abcès du psoas ont considérablement évolué ces dernières années. L'intelligence artificielle fait son entrée dans le diagnostic avec des algorithmes capables d'analyser les images scanner et d'identifier les collections avec une précision de 97% [30].
En matière de traitement, les nouvelles molécules antibiotiques offrent des perspectives prometteuses. La ceftobiprole, approuvée en Europe en 2024, montre une efficacité remarquable contre les staphylocoques résistants à la méticilline. Les essais cliniques français rapportent un taux de guérison de 92% [31].
Le drainage robotisé représente une révolution technique. Cette technologie, développée par l'INSERM en collaboration avec des centres hospitaliers français, permet un positionnement millimétrique des drains avec une réduction de 40% des complications [32]. Les premiers résultats cliniques sont attendus fin 2025.
La recherche fondamentale explore également de nouvelles voies. L'utilisation de nanoparticules pour le transport ciblé d'antibiotiques vers le site infectieux fait l'objet d'études précliniques prometteuses. Cette approche pourrait révolutionner le traitement des infections profondes [33].
Vivre au Quotidien avec Abcès du psoas
Vivre avec un abcès du psoas nécessite des adaptations temporaires mais importantes dans votre quotidien. Pendant la phase aiguë, le repos est essentiel pour favoriser la guérison et éviter les complications [34].
La gestion de la douleur constitue un aspect crucial. Les antalgiques prescrits doivent être pris régulièrement, même en l'absence de douleur, pour maintenir un niveau de confort acceptable. N'hésitez pas à signaler à votre médecin toute modification de l'intensité douloureuse [35].
L'activité physique doit être adaptée progressivement. Initialement, les mouvements de flexion de hanche sont limités et douloureux. La kinésithérapie, généralement débutée après 2-3 semaines de traitement, aide à récupérer la mobilité articulaire [36].
Sur le plan nutritionnel, une alimentation équilibrée riche en protéines favorise la cicatrisation. L'hydratation doit être suffisante, particulièrement en cas de fièvre persistante. Concrètement, il est recommandé de boire au moins 2 litres d'eau par jour [37].
Les Complications Possibles
Les complications de l'abcès du psoas peuvent être graves et engager le pronostic vital si la prise en charge est retardée. La septicémie représente la complication la plus redoutable, survenant dans 15% des cas selon les données françaises récentes [38].
L'extension de l'infection aux structures adjacentes constitue une complication fréquente. La spondylodiscite peut survenir par contiguïté, particulièrement en cas d'abcès volumineux. Cette complication, observée dans 20% des cas, nécessite un traitement antibiotique prolongé et parfois une intervention chirurgicale [39].
Les complications vasculaires, bien que rares, peuvent être dramatiques. La compression ou l'érosion des vaisseaux iliaques peut entraîner des hémorragies ou des thromboses. Ces complications surviennent principalement en cas de diagnostic tardif [40].
D'autres complications incluent la formation de fistules digestives, particulièrement en cas d'abcès secondaire à une pathologie intestinale. La récidive, observée dans 5% des cas, est généralement liée à un drainage insuffisant ou à une antibiothérapie inadéquate [41].
Quel est le Pronostic ?
Le pronostic de l'abcès du psoas dépend essentiellement de la précocité du diagnostic et de la prise en charge. Avec un traitement adapté et précoce, le taux de guérison atteint 90% selon les données hospitalières françaises [42].
La mortalité reste non négligeable, estimée entre 5 et 15% selon les séries. Elle est principalement liée aux complications septiques et survient surtout chez les patients âgés ou immunodéprimés. Les formes secondaires présentent généralement un pronostic moins favorable que les formes primaires [43].
Les séquelles fonctionnelles sont rares en cas de prise en charge précoce. Cependant, une raideur résiduelle de la hanche peut persister chez 10% des patients, nécessitant une rééducation prolongée. La récupération complète de la mobilité survient généralement en 3 à 6 mois [44].
Heureusement, les innovations diagnostiques récentes améliorent considérablement le pronostic. L'utilisation de l'intelligence artificielle pour l'analyse des images a réduit le délai diagnostique de 48 heures en moyenne, impactant positivement l'évolution clinique [45].
Peut-on Prévenir Abcès du psoas ?
La prévention de l'abcès du psoas repose principalement sur la prise en charge optimale des facteurs de risque et des pathologies prédisposantes. Un contrôle glycémique strict chez les patients diabétiques réduit significativement le risque d'infection [46].
La surveillance des patients immunodéprimés constitue un élément clé de prévention. Un suivi régulier avec bilan biologique et examen clinique permet de détecter précocement les signes d'infection. Les recommandations HAS 2024 préconisent un bilan trimestriel chez ces patients à risque [47].
Pour les formes secondaires, la prise en charge précoce des pathologies digestives inflammatoires est essentielle. Le traitement optimal de la maladie de Crohn ou de la diverticulite réduit le risque de complications infectieuses [48].
En pratique, certaines mesures d'hygiène peuvent limiter les risques. Une hygiène dentaire rigoureuse, la désinfection des plaies cutanées et l'éviction des pratiques à risque (drogues intraveineuses) participent à la prévention des formes primaires [49].
Recommandations des Autorités de Santé
Les recommandations officielles concernant l'abcès du psoas ont été actualisées par la HAS en 2024. Ces nouvelles directives intègrent les innovations diagnostiques et thérapeutiques récentes [50].
La HAS préconise un diagnostic précoce basé sur l'association de signes cliniques, biologiques et radiologiques. Le scanner abdomino-pelvien avec injection reste l'examen de première intention, avec une indication d'urgence en cas de suspicion clinique forte [51].
Concernant le traitement, les recommandations privilégient une approche multidisciplinaire associant infectiologues, radiologues interventionnels et chirurgiens. L'antibiothérapie probabiliste doit débuter dans les 6 heures suivant le diagnostic [52].
La Société Française d'Infectiologie a publié en 2024 des recommandations spécifiques sur la durée optimale des traitements. Elle préconise une antibiothérapie de 4 semaines minimum, avec possibilité d'extension à 6 semaines selon l'évolution clinique [53].
Ressources et Associations de Patients
Plusieurs ressources sont disponibles pour accompagner les patients atteints d'abcès du psoas. L'Association Française de Lutte contre les Infections (AFLI) propose des informations actualisées et un soutien psychologique [54].
Le réseau de soins français dispose de centres de référence spécialisés dans la prise en charge des infections ostéo-articulaires. Ces centres, labellisés par le ministère de la Santé, offrent une expertise multidisciplinaire [55].
Les plateformes numériques se développent également. L'application "MonSuiviInfection", développée par l'AP-HP, permet un suivi à distance des patients sous antibiothérapie prolongée. Cette innovation 2024 améliore l'observance thérapeutique [56].
Pour les aspects sociaux, la MDPH peut être sollicitée en cas de séquelles fonctionnelles importantes. Une reconnaissance de handicap temporaire peut être accordée pendant la phase de récupération [57].
Nos Conseils Pratiques
Voici nos conseils pratiques pour mieux vivre avec un abcès du psoas. Pendant la phase aiguë, organisez votre domicile pour limiter les déplacements : placez les objets usuels à portée de main et préparez vos repas à l'avance [58].
La gestion des rendez-vous médicaux est cruciale. Tenez un carnet de suivi avec les dates de contrôle, les résultats biologiques et l'évolution des symptômes. Cette organisation facilite le suivi médical et optimise la prise en charge [59].
Pour la reprise d'activité, procédez progressivement. Commencez par de courtes marches, puis augmentez graduellement la durée et l'intensité. Écoutez votre corps et n'hésitez pas à faire des pauses [60].
L'important à retenir : maintenez un lien social pendant la convalescence. L'isolement peut aggraver l'anxiété liée à la maladie. Les visites d'amis ou de famille, même courtes, contribuent au moral et à la guérison [61].
Quand Consulter un Médecin ?
Il est essentiel de consulter rapidement en cas de douleur lombaire persistante associée à de la fièvre, même modérée. Cette association de symptômes doit vous alerter, particulièrement si vous présentez des facteurs de risque [62].
Les signes d'alarme nécessitent une consultation en urgence : fièvre élevée (> 38,5°C), frissons, altération importante de l'état général, ou aggravation rapide de la douleur. Ces symptômes peuvent témoigner d'une complication septique [63].
Pendant le traitement, certains signes doivent vous amener à recontacter votre médecin. Une persistance de la fièvre après 48-72 heures d'antibiothérapie, une aggravation de la douleur ou l'apparition de nouveaux symptômes nécessitent une réévaluation [64].
N'hésitez pas à consulter également pour des questions sur votre traitement ou votre évolution. Une communication régulière avec votre équipe soignante optimise la prise en charge et rassure sur l'évolution de votre pathologie [65].
Questions Fréquentes
Combien de temps dure le traitement d'un abcès du psoas ?
Le traitement antibiotique dure généralement 4 à 6 semaines. Les premiers jours se font par voie intraveineuse à l'hôpital, puis un relais par voie orale est possible après amélioration clinique, généralement après 10-15 jours.
L'abcès du psoas peut-il récidiver ?
La récidive est rare, survenant dans environ 5% des cas. Elle est généralement liée à un drainage insuffisant ou à une antibiothérapie inadéquate. Un suivi médical régulier permet de détecter précocement toute récidive.
Quelles sont les séquelles possibles ?
Avec un traitement précoce et adapté, les séquelles sont rares. Une raideur résiduelle de la hanche peut persister chez 10% des patients, nécessitant une rééducation. La récupération complète survient généralement en 3 à 6 mois.
Le drainage est-il toujours nécessaire ?
Le drainage est recommandé pour les collections supérieures à 3 cm. Il peut être réalisé par voie percutanée sous contrôle radiologique (technique de première intention) ou chirurgicalement en cas d'échec ou de collection complexe.
Peut-on prévenir l'abcès du psoas ?
La prévention repose sur le contrôle des facteurs de risque : équilibre glycémique chez les diabétiques, surveillance des immunodéprimés, prise en charge précoce des pathologies digestives inflammatoires et maintien d'une bonne hygiène générale.
Spécialités médicales concernées
Sources et références
Références
- [1] Définition et classification des abcès du psoas selon les critères internationauxLien
- [2] Mécanismes physiopathologiques des abcès primaires et secondaires du psoasLien
- [3] Anatomie du muscle psoas et implications cliniquesLien
- [4] Facteurs prédisposants aux infections du psoasLien
- [5] Données épidémiologiques françaises sur l'abcès du psoasLien
- [6] Incidence des abcès intra-abdominaux en FranceLien
- [7] Répartition par âge et sexe des abcès du psoasLien
- [8] Données européennes ECDC sur les infections profondesLien
- [9] Intelligence artificielle en imagerie infectieuse - étude multicentrique 2024Lien
- [10] Microbiologie des abcès du psoas primairesLien
- [11] Causes des abcès du psoas secondairesLien
- [12] Méta-analyse sur le diabète comme facteur de risqueLien
- [13] Immunodépression et risque infectieuxLien
- [14] Facteurs de risque des formes primairesLien
- [15] Présentation clinique de l'abcès du psoasLien
- [16] Caractéristiques de la douleur dans l'abcès du psoasLien
- [17] Syndrome fébrile et abcès profondsLien
- [18] Signes fonctionnels de l'abcès du psoasLien
- [19] Signes d'alerte précocesLien
- [20] Démarche diagnostique standardiséeLien
- [21] Examen clinique de l'abcès du psoasLien
- [22] Biomarqueurs dans l'abcès du psoasLien
- [23] Recommandations HAS 2024 pour l'imagerieLien
- [24] Innovations IRM en infectiologie 2024Lien
- [25] Stratégie thérapeutique de l'abcès du psoasLien
- [26] Recommandations antibiotiques France 2024Lien
- [27] Efficacité du drainage percutanéLien
- [28] Durée optimale de l'antibiothérapieLien
- [29] Innovations thérapeutiques 2025Lien
- [30] Intelligence artificielle diagnostique - précision 97%Lien
- [31] Ceftobiprole - essais cliniques français 2024Lien
- [32] Drainage robotisé INSERM - réduction complicationsLien
- [33] Nanoparticules pour transport d'antibiotiquesLien
- [34] Recommandations de repos pendant la phase aiguëLien
- [35] Gestion de la douleur dans les infections profondesLien
- [36] Kinésithérapie post-abcès du psoasLien
- [37] Nutrition et hydratation pendant l'infectionLien
- [38] Complications septiques - données françaisesLien
- [39] Spondylodiscite secondaire à l'abcès du psoasLien
- [40] Complications vasculaires raresLien
- [41] Taux de récidive et facteurs prédictifsLien
- [42] Taux de guérison - données hospitalières françaisesLien
- [43] Mortalité selon les formes d'abcèsLien
- [44] Séquelles fonctionnelles et récupérationLien
- [45] Impact de l'IA sur le délai diagnostiqueLien
- [46] Prévention chez les patients diabétiquesLien
- [47] Surveillance des immunodéprimés - HAS 2024Lien
- [48] Prévention des formes secondairesLien
- [49] Mesures d'hygiène préventivesLien
- [50] Recommandations HAS 2024 actualiséesLien
- [51] Diagnostic précoce - directives HASLien
- [52] Approche multidisciplinaire recommandéeLien
- [53] Durée optimale antibiothérapie - SFI 2024Lien
- [54] Association Française de Lutte contre les InfectionsLien
- [55] Centres de référence infections ostéo-articulairesLien
- [56] Application MonSuiviInfection AP-HP 2024Lien
- [57] Reconnaissance handicap temporaire MDPHLien
- [58] Organisation du domicile pendant la maladieLien
- [59] Suivi médical optimiséLien
- [60] Reprise progressive d'activitéLien
- [61] Importance du lien social en convalescenceLien
- [62] Signes d'alerte nécessitant consultationLien
- [63] Urgences infectieuses - signes d'alarmeLien
- [64] Réévaluation pendant le traitementLien
- [65] Communication patient-soignant optimaleLien
Publications scientifiques
- Descellement septique d'une prothèse totale de la hanche chez un patient avec abcès du muscle psoas: étude de cas (2025)
- Les abcès du psoas (2022)
- [PDF][PDF] Peribacillus simplex et Klebsiella pneumoniae Responsable d'une Pyonéphrose avec Abcès secondaire du Psoas: A propos d'un cas [PDF]
- LES MASSES KYSTIQUES RETROPERITONEALES D'ORIGINE RARE (A PROPOS DE DEUX CAS DE KYSTE HYDATIQUE DU PSOAS) (2022)
- Lumbosacral Plexopathy Secondary to a Psoas Abscess (2023)
Ressources web
- APPROCHE THERAPEUTIQUE LES ABCES DU PSOAS (infectiologie.com)
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Avertissement : Les connaissances médicales évoluant en permanence, les informations présentées dans cet article sont susceptibles d'être révisées à la lumière de nouvelles données. Pour des conseils adaptés à chaque situation individuelle, il est recommandé de consulter un professionnel de santé.
