Vaginite atrophique : symptômes, diagnostic et principes de prise en charge

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La vaginite atrophique est une inflammation symptomatique liée à l'amincissement et à la sécheresse des tissus vaginaux lorsque leur exposition aux œstrogènes diminue. [2] Elle fait partie du syndrome génito-urinaire de la ménopause, un ensemble plus large qui peut également toucher la vulve, la vessie et l'urètre. [2] La ménopause est son contexte habituel, mais un manque d'œstrogènes peut aussi survenir avant la ménopause, notamment pendant l'allaitement ou après certains traitements. [2]
Pourquoi les tissus vaginaux se modifient-ils ?
Les œstrogènes participent au maintien de l'épaisseur, de l'élasticité et des sécrétions de la muqueuse vaginale. [2] Quand leur niveau baisse, la muqueuse devient plus fine, moins élastique, moins vascularisée et plus fragile. [2] La diminution des cellules superficielles et des lactobacilles modifie aussi l'acidité et l'équilibre de la flore vaginale. [2] Ces transformations peuvent rendre le vagin plus sensible aux irritations, aux petites fissures et à certains agents infectieux. [2]
Le manque d'œstrogènes peut correspondre à la ménopause naturelle ou être provoqué par une chirurgie, une radiothérapie, une chimiothérapie ou certains médicaments. [2] Une situation transitoire de manque d'œstrogènes peut également se produire pendant l'allaitement. [2] Le tabagisme peut aggraver la diminution des sécrétions vaginales par son effet de vasoconstriction. [2]
Quels symptômes peuvent évoquer une vaginite atrophique ?
Les manifestations vaginales possibles comprennent une sécheresse, une sensation de brûlure, une irritation, des démangeaisons ou des pertes inhabituelles. [2] Les rapports sexuels peuvent devenir douloureux en raison du manque de lubrification, de la fragilité des tissus ou d'un rétrécissement vaginal. [2] Une douleur après les rapports ou de petites lésions dues au frottement peuvent également survenir. [2] Les symptômes peuvent progresser avec le temps lorsqu'ils persistent. [2]
La proximité fonctionnelle des tissus vaginaux et urinaires explique que des envies fréquentes ou urgentes d'uriner, une douleur urétrale, une incontinence ou des infections urinaires répétées puissent être associées. [2] Ces symptômes ne sont toutefois pas propres à la vaginite atrophique et peuvent avoir une autre cause. [2]
Comment le diagnostic est-il établi ?
L'évaluation repose sur les symptômes, leur contexte d'apparition et l'examen des tissus vulvaires et vaginaux. [2] L'examen peut retrouver une muqueuse pâle ou rouge, peu lubrifiée, fragile, moins élastique ou marquée par de petites fissures et des pétéchies. [2] Selon la situation, l'évaluation peut comporter une mesure du pH vaginal ou des prélèvements destinés à rechercher une infection et à caractériser les cellules vaginales. [2]
Une candidose, une infection sexuellement transmissible, une autre infection, une maladie dermatologique de la vulve, une vulvodynie ou une lésion tumorale peuvent produire certains symptômes voisins. [2] La présence de sécheresse ou de brûlures ne suffit donc pas, à elle seule, à identifier la cause. [2]
Que faire en cas de saignement après la ménopause ?
Tout saignement vaginal survenant après la ménopause doit être évalué médicalement, même s'il ne s'est produit qu'une fois, s'il est peu abondant ou s'il ressemble seulement à des traces rosées ou brunes. [1] L'atrophie vaginale est une cause fréquente de saignement après la ménopause, mais des polypes, un épaississement de l'endomètre ou un cancer peuvent aussi être en cause. [1] L'évaluation peut nécessiter un examen du vagin et du col, une échographie vaginale, une hystéroscopie ou un prélèvement de tissu selon la cause recherchée. [1]
Quels sont les principes de la prise en charge ?
La prise en charge vise à soulager les symptômes, à limiter les irritations et à améliorer le confort vaginal, urinaire et sexuel. [2] Des hydratants vaginaux et des lubrifiants peuvent réduire l'inconfort, notamment pendant les rapports sexuels. [2] Les lubrifiants soulagent les symptômes sans corriger les modifications cellulaires ou tissulaires dues au manque d'œstrogènes. [2] Éviter les savons agressifs et les produits parfumés susceptibles d'accentuer l'irritation peut également contribuer au confort local. [2]
Des œstrogènes locaux sous forme vaginale peuvent être proposés pour améliorer les symptômes et les caractéristiques des tissus. [2] [1] Le choix d'un traitement hormonal doit être adapté aux antécédents, aux symptômes et aux risques individuels. [2] Un antécédent de cancer hormono-dépendant, une maladie thromboembolique, une maladie du foie ou un saignement vaginal non expliqué font partie des situations qui nécessitent une évaluation médicale particulière avant d'envisager un œstrogène. [2] Le suivi sert à vérifier l'efficacité, la tolérance et la nécessité d'adapter la prise en charge. [2]
Quelle peut être l'évolution ?
Les hydratants vaginaux et les œstrogènes locaux peuvent améliorer les symptômes chez de nombreuses personnes. [2] En l'absence de prise en charge efficace, les démangeaisons et les douleurs pendant les rapports peuvent persister. [2] La fragilité de la muqueuse peut favoriser des abrasions ou des fissures, tandis que le grattage répété peut entraîner des cicatrices. [2] Une réévaluation est utile lorsque les symptômes persistent malgré les mesures proposées ou lorsque leur cause demeure incertaine. [2]
Sources et références
[1] Postmenopausal bleeding - NHS
NHS · Consulté le 2026-09-11
[2] Atrophic Vaginitis - StatPearls - NCBI Bookshelf
www.ncbi.nlm.nih.gov · Consulté le 2026-09-16
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