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Tumeurs : distinctions, signes, diagnostic et traitements selon leur localisation

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Cancérologie par ville

Le mot « tumeur » désigne ici une croissance ou une excroissance de cellules, comme l’illustrent les tumeurs du cerveau et celles de l’os. [1] [6] Une tumeur n’est pas nécessairement un cancer : elle peut être bénigne, donc non cancéreuse, ou maligne, donc cancéreuse. [1] [6] [5] Ses conséquences, les examens nécessaires et les traitements possibles dépendent notamment de l’organe atteint, du type de cellules, de la localisation et de l’extension de la maladie. [1] [2] [3]

Tumeur bénigne, tumeur maligne et métastase : quelles différences ?

Dans les exemples cérébraux, osseux et rachidiens présentés ici, une tumeur primitive prend naissance dans l’organe ou le tissu concerné, tandis qu’une tumeur secondaire correspond à la propagation d’un cancer provenant d’une autre région de l’organisme. [1] [6] [4] Les tumeurs secondaires ou métastatiques décrites dans le cerveau, l’os et le rachis sont toujours malignes. [1] [6] [4] Le caractère bénin ne signifie pas qu’une tumeur est sans conséquence, car certaines tumeurs non cancéreuses peuvent comprimer un organe, détruire des tissus voisins, altérer une articulation ou récidiver. [1] [6] [5] Dans le cerveau, une tumeur bénigne peut provoquer des troubles graves parce que le crâne ne peut pas s’étendre et parce que certaines régions contrôlent des fonctions vitales. [1]

Le nom d’une tumeur peut faire référence au tissu d’origine, à l’organe atteint ou à une famille cellulaire particulière. [1] [3] [5] Les tumeurs stromales gastro-intestinales, par exemple, sont des sarcomes qui se développent dans des cellules particulières de la paroi du tube digestif. [3] Les mêmes règles ne peuvent donc pas être appliquées indistinctement à toutes les tumeurs. [1] [2] [3] [5]

Quels signes une tumeur peut-elle provoquer ?

Les manifestations varient fortement selon la localisation, la taille et la vitesse de croissance de la tumeur. [1] [3] [4] Une tumeur osseuse peut se révéler par une douleur inexpliquée qui s’aggrave, un gonflement ou une fracture favorisée par l’affaiblissement de l’os. [6] Une tumeur de la vésicule ou des voies biliaires peut provoquer une jaunisse, une gêne abdominale, une perte d’appétit, une perte de poids ou des démangeaisons. [2] Une tumeur stromale gastro-intestinale peut entraîner une douleur abdominale, un saignement digestif, une indigestion ou une satiété après une petite quantité de nourriture. [3] Une tumeur articulaire bénigne peut causer douleur, gonflement et accumulation de liquide dans l’articulation. [5]

Une tumeur cérébrale peut se manifester par des céphalées, une crise convulsive, une faiblesse, des sensations anormales, des troubles de l’équilibre, du langage, de la vision, de la concentration ou du comportement. [1] [8] Certaines tumeurs cérébrales ne provoquent pas de céphalées, et la plupart des céphalées ne sont pas dues à une tumeur cérébrale. [1] Ces manifestations neurologiques ne sont pas spécifiques d’une tumeur et peuvent avoir d’autres causes, de sorte que les symptômes seuls ne permettent pas de poser un diagnostic. [8] [4]

Quels signes neurologiques imposent une évaluation rapide ?

Une faiblesse ou une paralysie d’un membre ou d’un côté du corps, une incapacité à parler ou à comprendre, une baisse de vigilance, une perte visuelle ou une vision double imposent un bilan médical immédiat. [1] Des céphalées sérieuses et persistantes, des vomissements sévères, une crise convulsive inexpliquée, une perte de sensibilité, un trouble cognitif ou du langage, une baisse soudaine de la vision ou un trouble de la marche doivent conduire à consulter sans tarder. [8] Une douleur du dos associée à une faiblesse progressive, une perte de sensibilité, une difficulté à marcher ou une perte du contrôle de la vessie ou des intestins nécessite un diagnostic et un traitement rapides en raison du risque de compression de la moelle épinière. [4] Chez une personne ayant une tumeur cérébrale ou une suspicion d’augmentation importante de la pression intracrânienne, un coma ou des difficultés respiratoires nécessitent une attention médicale immédiate. [1]

Comment le diagnostic est-il établi ?

L’évaluation associe généralement l’examen des symptômes et du fonctionnement de l’organe concerné à des examens choisis selon la localisation suspectée. [1] [2] [6] [4] L’imagerie peut montrer la présence, la taille et la localisation d’une anomalie, mais elle ne permet pas toujours d’en déterminer précisément la nature. [1] [6] Selon l’organe, les examens peuvent comprendre une radiographie, une échographie, une IRM, une tomodensitométrie, une endoscopie ou d’autres techniques spécialisées. [1] [2] [6] [3] L’IRM est l’examen privilégié pour identifier une tumeur cérébrale et examiner les structures de la moelle épinière et de la colonne vertébrale. [1] [4]

Une biopsie consiste à prélever un échantillon de tissu afin de l’examiner au microscope et peut être nécessaire pour confirmer le type exact de tumeur ou son caractère cancéreux. [1] [2] [6] [5] La méthode de prélèvement dépend de la localisation et peut utiliser une aiguille guidée par l’imagerie, une endoscopie ou une intervention chirurgicale. [1] [2] [6] [3] Certaines procédures ne sont pas adaptées à toutes les situations : une ponction lombaire ne doit notamment pas être réalisée en présence d’une grosse tumeur cérébrale associée à une augmentation de la pression intracrânienne, car elle pourrait provoquer un engagement cérébral. [1]

Quels sont les principes de la prise en charge ?

Le traitement dépend du type de tumeur, de sa localisation, de son extension et de la possibilité de la retirer sans léser des structures essentielles. [1] [2] [3] [4] Les options documentées comprennent, selon les cas, la surveillance, la chirurgie, la radiothérapie, la chimiothérapie, l’immunothérapie ou une association de plusieurs traitements. [1] [2] [3] Une intervention chirurgicale peut viser à retirer toute la tumeur, à en réduire le volume, à soulager des symptômes ou à obtenir le tissu nécessaire au diagnostic. [1] [6] Une chirurgie peut toutefois être difficile ou impossible lorsqu’une tumeur se situe près de structures dont la préservation est essentielle. [1]

Certains traitements ont aussi pour objectif de corriger une complication plutôt que de détruire directement la tumeur. [1] [2] Un drainage du liquide céphalorachidien peut ainsi réduire la pression provoquée par une tumeur cérébrale, tandis qu’un stent biliaire peut rétablir l’écoulement de la bile lorsqu’un cancer obstrue un canal. [1] [2] Dans certaines tumeurs stromales gastro-intestinales, le traitement médicamenteux dépend de caractéristiques moléculaires particulières de la tumeur. [3] [7]

Évolution, récidive et limites du pronostic

L’évolution ne peut pas être déduite du seul mot « tumeur », car elle dépend notamment du type, de la localisation, de l’agressivité et de la possibilité d’un traitement. [1] [3] [4] Certaines tumeurs bénignes peuvent être guéries par leur ablation, tandis que d’autres récidivent ou restent difficiles à retirer complètement. [1] [4] [5] En cas de compression de la moelle épinière, les chances de récupération dépendent notamment de la rapidité du traitement et de l’importance des lésions déjà présentes. [4] Le suivi doit donc être adapté au diagnostic précis et ne peut pas être défini de la même manière pour toutes les tumeurs. [1] [2] [3] [5]

Sources et références

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Spécialités médicales concernées

Chirurgien digestif
Chirurgien en cancérologie gynécologique
Chirurgien thoracique et cardio-vasculaire
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