Tumeurs par siège : comprendre les données disponibles chez les 15–39 ans

L’expression « tumeurs par siège » renvoie ici à une façon de répartir les cancers selon l’organe qu’ils touchent, appelé critère topographique. [1] Cette localisation anatomique ne constitue toutefois qu’une partie du classement, qui tient d’abord compte du type de cellule atteinte, appelé critère morphologique. [1] Les données disponibles concernent uniquement les cancers diagnostiqués entre 15 et 39 ans dans les départements de France hexagonale couverts par un registre général des cancers. [1] Elles ne permettent donc pas de décrire l’ensemble des tumeurs ni la situation de toutes les classes d’âge en France. [1]
Comment les cancers sont-ils classés dans cette étude ?
L’étude utilise une classification spécifique aux adolescents et jeunes adultes, fondée sur un consensus international publié en 2020. [1] Les cancers y sont d’abord regroupés selon la morphologie des cellules atteintes, puis selon l’organe concerné. [1] Un classement uniquement fondé sur le siège ne rend donc pas compte de toutes les distinctions utilisées pour étudier les cancers. [1]
Quels cancers sont observés selon l’âge et le sexe ?
La répartition des cancers varie fortement au sein même de la tranche des 15–39 ans. [1] Chez les 15–19 ans, les leucémies, les lymphomes, les tumeurs du système nerveux central et les sarcomes représentent ensemble 66 % des cancers recensés. [1] Ces mêmes groupes ne représentent plus que 19 % des cancers chez les 35–39 ans. [1] À l’inverse, la part des mélanomes et de certains carcinomes passe de 23 % chez les 15–19 ans à 73 % chez les 35–39 ans. [1]
Chez les hommes de cette population, les cancers les plus fréquents comprennent notamment les tumeurs germinales malignes du testicule, les lymphomes, les mélanomes et certains carcinomes digestifs ou urinaires. [1] Chez les femmes, les cancers du sein et de la thyroïde ainsi que les mélanomes sont les plus fréquents. [1] Ces répartitions décrivent des groupes de population et ne renseignent pas, à elles seules, sur la nature d’une anomalie chez une personne donnée. [1]
Que signifie l’incidence des cancers ?
L’incidence correspond au nombre de nouveaux cas de cancer observés dans une population pendant une période donnée. [1] Entre 2000 et 2020, 54 735 diagnostics de cancer ont été comptabilisés chez les 15–39 ans dans les 19 départements étudiés. [1] Le recensement était exhaustif dans cette zone, mais celle-ci ne représentait que 24 % de la population de France hexagonale pour la description de la répartition et l’estimation de l’incidence sur toute la période. [1] Le taux d’incidence standardisé sur la population mondiale était de 58,1 nouveaux cas pour 100 000 personnes-années, tous cancers confondus. [1] La standardisation sert à comparer des populations dont la structure d’âge diffère. [1]
Comment l’incidence a-t-elle évolué entre 2000 et 2020 ?
Tous cancers confondus, l’incidence a augmenté en moyenne de 1,62 % par an entre 2000 et 2014, puis diminué de 0,79 % par an entre 2015 et 2020. [1] Sur l’ensemble de la période, une hausse moyenne annuelle a été observée pour les lymphomes de Hodgkin, les glioblastomes, les liposarcomes ainsi que les carcinomes colorectaux, du sein et du rein. [1] L’incidence des mélanomes et celle de l’ensemble hétérogène des cancers de la tête et du cou ont diminué sur cette période. [1]
Une évolution de l’incidence ne traduit pas nécessairement une variation équivalente du risque biologique de développer un cancer. [1] Des changements de classification, de pratiques diagnostiques, d’analyse anatomopathologique, de biologie moléculaire ou d’imagerie peuvent modifier le nombre de cas identifiés dans certaines catégories. [1] Les résultats concernant les tumeurs du système nerveux central doivent notamment être interprétés avec prudence en raison des évolutions diagnostiques et classificatoires intervenues pendant la période étudiée. [1]
Quelles sont les limites de ces données ?
L’analyse des évolutions d’incidence repose sur les données de 11 départements, représentant 18 % de la population de France hexagonale. [1] Santé publique France indique que des études complémentaires sont nécessaires pour confirmer ces résultats à l’échelle nationale et mieux comprendre les facteurs associés aux hausses observées. [1] Ces données de surveillance n’expliquent pas comment reconnaître, diagnostiquer ou traiter une tumeur située dans un organe particulier. [1] Elles ne permettent pas non plus de déterminer si l’expression générale « tumeurs par siège » inclut les tumeurs bénignes ou désigne uniquement les cancers. [1]
Sources et références
La téléconsultation peut être envisagée selon votre situation
- Un médecin évaluera si la téléconsultation est adaptée
- Peut être remboursée selon conditions *
* Dans le cadre du parcours de soins coordonné. Un médecin évaluera si la téléconsultation est adaptée à votre situation.
Téléconsultation : préparer votre rendez-vous
Une consultation à distance peut être envisagée avec votre médecin. Il détermine si elle convient à votre situation ou si un examen en présence est nécessaire.
Avant le rendez-vous
- Notez le motif de consultation, les symptômes et leur durée.
- Préparez la liste de vos traitements, vos allergies connues et les comptes rendus ou résultats déjà disponibles.
- Installez-vous dans un endroit calme et confidentiel, avec une connexion et un appareil permettant la vidéo.
Organiser la suite
Contactez votre médecin habituel ou le professionnel qui vous suit pour organiser la consultation. Selon votre situation, une consultation en présence pourra être nécessaire.
En cas d’urgence médicale, appelez le 15 ou le 112 ; n’attendez pas une téléconsultation.
Informations pratiques : Assurance Maladie — téléconsultation · Service Public — numéros d’urgence.