Tumeurs du sigmoïde : symptômes et bilan d’un cancer du côlon suspecté

La découverte d’une lésion dans le côlon ne signifie pas à elle seule qu’il s’agit d’un cancer. [1] Lorsqu’un cancer du côlon est suspecté après un dépistage ou en présence de symptômes, la coloscopie sert à examiner les parois intestinales et à effectuer des prélèvements. [1] L’analyse anatomopathologique de ces prélèvements confirme ou écarte le diagnostic de cancer et précise le type de lésion. [1]
Quels symptômes peuvent conduire à rechercher un cancer du côlon ?
Les symptômes d’un cancer du côlon ou du rectum sont peu spécifiques, car d’autres maladies peuvent provoquer les mêmes manifestations. [1] Les troubles possibles du transit comprennent une constipation récente ou qui s’aggrave, une diarrhée persistante ou une alternance entre diarrhée et constipation. [1] Des nausées, des vomissements, un besoin pressant d’aller à la selle ou des selles devenues plus étroites peuvent également être observés. [1] Une sensation d’évacuation incomplète, des douleurs rectales ou des efforts d’expulsion douloureux et inefficaces font aussi partie des manifestations décrites. [1]
La présence de sang rouge ou foncé dans les selles constitue un signe d’alerte. [1] Des selles anormalement noires peuvent correspondre à la présence de sang digéré. [1] Des saignements digestifs prolongés et souvent invisibles peuvent entraîner une anémie découverte lors d’un bilan sanguin. [1]
Une perte de poids inexpliquée, des douleurs abdominales, une grande fatigue, une dénutrition ou une fièvre persistante peuvent être présentes, parfois sans symptôme digestif. [1] Ces symptômes ne permettent pas de poser soi-même un diagnostic et doivent être signalés au médecin traitant lors d’une consultation. [1]
Dépistage et symptômes : deux situations différentes
Le dépistage vise à détecter des lésions cancéreuses ou susceptibles d’évoluer vers un cancer chez une personne qui ne présente pas de symptôme. [1] En France, le dépistage organisé du cancer colorectal est proposé entre 50 et 74 ans. [1] Un dépistage individuel peut aussi être mis en place en cas de risque élevé, notamment lors de certains antécédents personnels ou familiaux ou d’une maladie inflammatoire chronique de l’intestin. [1] Un test de dépistage positif indique que du sang a été retrouvé dans les selles, mais il ne prouve pas la présence d’un cancer. [1] Une coloscopie est alors prescrite pour rechercher une éventuelle anomalie dans le côlon ou le rectum. [1]
Comment le diagnostic est-il établi ?
L’évaluation commence par un examen clinique réalisé par le médecin traitant, qui peut orienter la personne vers un gastro-entérologue. [1] En présence de symptômes rectaux, le gastro-entérologue peut pratiquer un toucher rectal afin d’examiner les parois du rectum. [1] Une rectoscopie peut également être réalisée pour visualiser le rectum au moyen d’un endoscope rigide. [1]
La recto-coloscopie est l’examen indispensable pour poser le diagnostic d’un cancer du côlon ou du rectum. [1] Elle est le plus souvent réalisée par un gastro-entérologue sous une brève anesthésie générale. [1] Un tube souple muni d’une caméra est introduit par le rectum pour visualiser les parois internes du rectum et du côlon. [1] Lorsqu’une lésion est repérée, elle peut être prélevée par biopsie ou retirée afin d’être analysée. [1]
Le coloscanner produit une représentation en trois dimensions du côlon et peut détecter certaines anomalies, comme des épaississements. [1] Contrairement à la coloscopie, cet examen ne permet pas de réaliser une biopsie. [1] Si le coloscanner montre une image anormale, une coloscopie reste nécessaire pour prélever la lésion et poser le diagnostic. [1]
Quel bilan est réalisé après la confirmation d’un cancer ?
Une fois le cancer confirmé, un bilan est nécessaire avant la mise en route du traitement. [1] Le bilan sanguin évalue l’état général et mesure notamment la concentration de l’antigène carcino-embryonnaire, appelé ACE. [1] Des analyses génétiques peuvent être réalisées si elles sont nécessaires. [1]
Le bilan d’extension recherche une éventuelle propagation du cancer à des ganglions, aux organes voisins ou à distance. [1] Il peut comprendre, selon la situation, un scanner du thorax, de l’abdomen et du pelvis, une IRM, une échographie endorectale ou un TEP-scanner. [1] Le stade tient compte de la profondeur de la tumeur dans la paroi, de son extension locale, de l’atteinte éventuelle des ganglions et de la présence ou non de métastases. [1] Les stades 0 à II correspondent à une maladie limitée au côlon ou à sa proximité, le stade III à une atteinte d’au moins un ganglion proche et le stade IV à la présence de métastases à distance. [1] Cette stadification sert à définir le projet thérapeutique. [1]
Prise en charge administrative après le diagnostic
En France, le médecin traitant peut demander la reconnaissance d’un cancer du côlon ou du rectum comme affection de longue durée. [1] Les examens et les soins en rapport avec le cancer sont alors pris en charge à 100 % sur la base des tarifs de remboursement de l’Assurance Maladie. [1]
Sources et références
[1] Cancer du côlon et du rectum : diagnostic après dépistage ou en présence de symptômes | ameli.fr | Assuré
Assurance Maladie · Consulté le 2026-09-11
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