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Tumeurs de l’utérus : principales distinctions, signes et examens

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Cancérologie gynécologique par ville

L’expression « tumeurs de l’utérus » recouvre plusieurs lésions qui ne proviennent pas toutes du même tissu et n’ont pas toutes la même nature. [3] [5] Elle peut notamment désigner des polypes habituellement non cancéreux, des fibromes appelés aussi léiomyomes, un cancer de l’endomètre ou des formes malignes plus rares comme les sarcomes utérins. [3] [5] Le cancer du col de l’utérus constitue encore une situation distincte, avec des modalités de prévention et de diagnostic qui ne doivent pas être appliquées à toutes les autres tumeurs utérines. [1] [4] [5] Un saignement, une douleur ou une masse ne permet donc pas d’identifier seul le type de lésion, et le diagnostic repose sur une évaluation médicale adaptée à sa localisation. [1] [2] [3] [5]

Quelles tumeurs faut-il distinguer ?

Parmi les tumeurs malignes du corps de l’utérus, le cancer de l’endomètre est la forme la plus fréquente décrite dans la revue disponible. [5] Les sarcomes utérins sont beaucoup moins fréquents et se développent à partir des tissus stromaux ou mésenchymateux. [5] Ils comprennent notamment le léiomyosarcome, issu du muscle lisse, et le sarcome du stroma endométrial, qui comporte lui-même plusieurs sous-types. [5] Le carcinosarcome utérin est une tumeur maligne agressive qui associe des composantes carcinomateuse et sarcomateuse. [5]

Certaines lésions sont au contraire habituellement bénignes, comme les polypes du col ou de l’utérus mentionnés parmi les causes de saignement après la ménopause. [3] Les léiomyomes utérins sont également des tumeurs bénignes, mais leurs aspects peuvent parfois se superposer à ceux d’un léiomyosarcome ou d’une tumeur dont le potentiel malin reste incertain. [5] Une grande taille ou une croissance rapide ne suffit pas, à elle seule, à établir un risque accru de sarcome. [5]

Quels signes peuvent conduire à consulter ?

Des saignements vaginaux anormaux peuvent révéler plusieurs types de tumeurs utérines, mais ils peuvent aussi avoir des causes non cancéreuses. [1] [3] [5] Après la ménopause, tout saignement vaginal doit être évalué médicalement, même s’il ne survient qu’une fois, reste peu abondant ou se présente comme des traces rosées ou brunes. [3] Un saignement après la ménopause n’est généralement pas dû à un problème grave, mais il peut être associé à un cancer de l’utérus ou à un autre cancer gynécologique. [3] Les léiomyomes, les léiomyosarcomes et les tumeurs musculaires à potentiel malin incertain peuvent partager des manifestations telles qu’un saignement anormal, une masse pelvienne palpable ou, parfois, une douleur pelvienne. [5] Certains carcinosarcomes peuvent se manifester par un saignement après la ménopause, des pertes sanguinolentes ou aqueuses et une douleur abdominale. [5]

Le cancer du col peut rester sans symptôme au début puis provoquer des saignements après les rapports sexuels, des saignements en dehors des règles, des douleurs pendant les rapports, des pertes vaginales, des douleurs du bas-ventre ou du dos, ou une gêne urinaire. [1] Ces manifestations ne sont pas spécifiques du cancer du col, mais leur présence justifie une consultation médicale. [1] La douleur pelvienne peut provenir de nombreux organes et ne permet pas de conclure qu’une tumeur de l’utérus est en cause. [2]

Une douleur pelvienne intense, qui s’aggrave ou qui augmente au mouvement ou au toucher nécessite une évaluation immédiate. Il en va de même si elle s’accompagne d’un malaise, d’un évanouissement, d’une difficulté à respirer, d’une confusion soudaine ou d’un saignement vaginal abondant. [2]

Comment le diagnostic est-il établi ?

L’évaluation peut associer un examen gynécologique, une échographie vaginale, une hystéroscopie permettant d’observer l’intérieur de l’utérus et un prélèvement de tissu destiné à l’analyse. [3] L’analyse d’un prélèvement est importante pour déterminer la nature des cellules présentes, mais son rendement dépend de l’endroit où se trouve la tumeur. [1] [5] Dans le léiomyosarcome et certaines autres tumeurs situées dans le muscle utérin, un prélèvement limité à l’endomètre peut manquer la lésion et donner un résultat faussement négatif. [5]

L’IRM contribue à caractériser certaines masses utérines, à rechercher une invasion du muscle ou du col et à préparer la prise en charge avant une intervention. [5] Elle ne permet cependant pas toujours de distinguer avec certitude un léiomyome atypique, un léiomyosarcome et une tumeur musculaire à potentiel malin incertain, car leurs images peuvent se chevaucher. [5] Même des zones évocatrices de nécrose sur une IRM avec contraste peuvent être observées dans certains léiomyomes infarcís et doivent donc être interprétées avec prudence. [5] L’IRM présente aussi des limites pour détecter certaines atteintes des annexes ou une propagation lymphatique. [5]

Pour une lésion suspecte du col de l’utérus, la confirmation du cancer repose sur l’analyse de biopsies prélevées pendant une colposcopie ou une conisation. [1] L’analyse anatomopathologique recherche les cellules cancéreuses, précise leur type et contribue à déterminer si la maladie est limitée à la surface ou invasive. [1] Lorsqu’un cancer du col est confirmé, une IRM du pelvis et, selon la situation, d’autres examens servent à rechercher une extension aux organes voisins, aux ganglions ou à des sites plus éloignés. [1]

La prévention du cancer du col ne concerne pas toutes les tumeurs utérines

Le cancer du col de l’utérus est lié au papillomavirus humain et peut être prévenu par la vaccination contre les HPV et par le dépistage. [4] En France, le dépistage régulier du cancer du col est recommandé aux femmes de 25 à 65 ans dans le cadre du programme national de dépistage organisé. [4] Ce dépistage peut repérer des lésions précancéreuses ou un cancer du col à un stade précoce, parfois avant l’apparition de symptômes. [1] Ces mesures sont propres au cancer du col et les passages disponibles ne permettent pas de les présenter comme une prévention des fibromes, des cancers de l’endomètre ou des sarcomes utérins. [4] [5]

Sources et références

[2] Pelvic pain - NHS

NHS · Consulté le 2026-09-11

[3] Postmenopausal bleeding - NHS

NHS · Consulté le 2026-09-11

[5] Current Status of Magnetic Resonance Imaging in Patients with Malignant Uterine Neoplasms: A Review

www.ebi.ac.uk · Version : 2018-12-27 · Consulté le 2026-09-16

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Spécialités médicales concernées

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