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Incongruence et dysphorie de genre : définitions, évaluation et principes des soins

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Gynécologie sexologie par ville

L’identité de genre correspond au sentiment interne d’être un homme, une femme ou d’avoir une autre identité de genre, et elle peut correspondre ou non au sexe attribué à la naissance. [1] Une identité transgenre, non binaire ou non conforme aux normes de genre n’est pas, à elle seule, un trouble. [1] La notion de dysphorie de genre s’applique lorsque l’incongruence ressentie s’accompagne d’une détresse cliniquement importante ou d’une altération du fonctionnement. [1]

Quelle différence entre identité de genre, incongruence et dysphorie ?

Dans la terminologie clinique présentée ici, le sexe désigne des caractéristiques biologiques utilisées pour attribuer un sexe à la naissance, tandis que l’identité de genre désigne l’expérience intérieure de la personne. [1] L’expression de genre correspond notamment à l’apparence, aux vêtements et aux comportements par lesquels une personne exprime certains aspects de son identité ou de son rôle de genre. [1] Le terme transgenre englobe des personnes dont l’identité ou le rôle de genre diffère de ce qui est habituellement associé au sexe qui leur a été attribué à la naissance. [1] Le terme non binaire regroupe plusieurs expériences situées en dehors d’une conception exclusivement masculine ou féminine du genre. [1] L’incongruence de genre est définie comme une incongruence marquée et persistante entre le genre vécu et le sexe attribué. [1] Toutes les personnes transgenres ou non binaires ne présentent donc pas une dysphorie de genre et ne relèvent pas nécessairement d’un diagnostic. [1]

Comment la dysphorie de genre peut-elle se manifester ?

La détresse associée à la dysphorie de genre peut comprendre de l’anxiété, une humeur dépressive, de l’irritabilité et un sentiment persistant de ne pas être à l’aise dans son corps. [1] Certaines personnes ressentent un désir important de modifier leur apparence corporelle afin qu’elle corresponde davantage à leur identité de genre. [1] Chez l’adulte, l’incongruence peut avoir été ressentie dès l’enfance ou n’être reconnue et exprimée que plus tard. [1] Les difficultés psychiques observées chez les personnes de genre divers peuvent aussi être liées au rejet familial, à la discrimination, à la marginalisation et aux obstacles rencontrés dans l’accès aux soins. [1] Une évaluation doit par conséquent distinguer la détresse liée à l’incongruence elle-même des difficultés associées au contexte familial, social ou médical. [1]

En quoi consiste l’évaluation clinique ?

L’évaluation explore l’identité de genre affirmée, son expression actuelle et passée ainsi que les manifestations éventuelles de détresse ou d’incongruence. [1] Elle prend également en compte les antécédents médicaux et psychiques et, chez l’enfant, l’histoire du développement. [1] Le contexte familial et psychosocial, le soutien disponible, l’exposition à la violence et d’autres facteurs de vulnérabilité font partie du bilan. [1] L’évaluation recherche aussi des problèmes associés tels que l’anxiété, la dépression, les troubles liés à l’usage de substances et la suicidalité. [1] Selon les critères diagnostiques rapportés par la source, la dysphorie ne repose pas sur une identité particulière, mais sur la persistance de l’incongruence et sur une souffrance importante ou une altération du fonctionnement. [1]

Quels sont les principes généraux de l’accompagnement ?

Lorsqu’une prise en charge est nécessaire, son objectif est de diminuer la détresse et d’aider la personne à trouver un équilibre durable avec son identité de genre. [1] L’accompagnement peut associer, selon les besoins et les objectifs individuels, un soutien psychologique, une transition sociale et des traitements médicaux ou chirurgicaux d’affirmation de genre. [1] La psychothérapie peut servir à traiter des difficultés psychiques coexistantes, à faire face à la stigmatisation ou à explorer les bénéfices et les risques des différentes options. [1] Elle n’a pas pour objectif de contraindre la personne à renoncer à une identité transgenre établie. [1] Les traitements médicaux ou chirurgicaux ne sont pas nécessaires pour toutes les personnes transgenres et doivent correspondre aux objectifs personnels identifiés lors de l’évaluation. [1] Avant une hormonothérapie ou une chirurgie susceptible d’affecter la fertilité, les conséquences possibles et les options de préservation de la fertilité doivent être discutées. [1]

Quelles particularités chez l’enfant et l’adolescent ?

Chez l’enfant, des jeux, des vêtements ou des comportements ne correspondant pas aux normes associées au sexe attribué ne constituent pas en eux-mêmes un trouble psychiatrique. [1] Une diversité de genre observée avant la puberté ne permet pas de prédire de manière fiable l’identité de genre future ni la persistance d’une dysphorie à l’âge adulte. [1] L’évaluation d’un enfant tient compte de sa détresse, de son développement, du fonctionnement à l’école et dans les autres milieux de vie ainsi que de la situation familiale. [1] Les enfants et adolescents de genre divers sont davantage exposés au harcèlement, à l’isolement, aux traumatismes et à certains problèmes de santé mentale que leurs pairs cisgenres. [1] Les décisions relatives à une transition sociale ou médicale chez un mineur nécessitent une approche spécialisée, individualisée et attentive à l’évolution de la situation. [1]

Ce que cette fiche ne permet pas encore de préciser

Les modalités d’accompagnement diffèrent selon l’âge, la présence ou non d’une détresse, les objectifs personnels et les éventuels problèmes de santé associés. [1] Les informations disponibles ici décrivent des principes cliniques généraux et ne suffisent pas à établir les règles de parcours, de consentement ou d’accès aux soins applicables en France. [1]

Sources et références

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